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mercredi 8 avril 2020
Antananarivo | 23h00
 

Culturel

Concert

Gangbé Brass Band de passage à Antananarivo

jeudi 14 mai 2009

Dans le cadre de sa tournée internationale, le centre culturel Albert Camus accueillera ce vendredi 15 mai, le groupe béninois Gangbé Brass Band. C’est un groupe né en 1994 de la rencontre de 8 musiciens, tous originaires du Bénin. Magloire, Martial, Benoît, Athanase, Lucien, Crespin, James et Eric… seront tous présents sur les planches du centre culturel français d’Antananarivo.

Gangbé, c’est le son du métal, la cloche rituelle frappée, la force du fer forgé. Entendre et voir ce groupe de 8 musiciens, c’est d’abord être pris dans un déferlement entre les rafales de cuivres, les échanges vocaux et les percussions menés par la cloche. La musique de Gangbé trouve son enracinement dans la musique traditionnelle béninoise qui rencontre le jazz. Le mélange donne un cocktail original composé de rythmes variés portés par cette fanfare inédite.

La démarche du Gangbé Brass Band est de promouvoir l’originalité de la musique Béninoise. Cette musique est à la fois moderne et traditionnelle, c’est le résultat d’une rencontre originale entre le jazz et la musique traditionnelle béninoise. La fusion de ces deux styles est travaillée de manière à restituer au mieux la tradition musicale, tout en offrant des sonorités plus occidentales qui permettent le lien entre passé et futur.

Les jeunes musiciens jouaient auparavant dans différents groupes, avant de se mettre ensemble, et de créer cette fusion étonnante. Les chants en langue vernaculaire parlent des faits de société, dénoncent les injustices politiques ou la souffrance des femmes.

A travers le mot « Togbé » (nom donné à leur second album), le groupe salue la musique sur laquelle ils ont construit leur identité musicale. La première signification du mot est « l’ancêtre », c’est une façon pour le groupe de rendre hommage aux ancêtres, pour la diversité et la qualité des rythmes qu’ils ont créés. La deuxième signification, pour souligner et affirmer l’ancienneté dans la musique que le Gangbé joue aujourd’hui.

Entre 1994 et 2008, la carrière du groupe a évolué de manière importante, ils enchaînent festivals, concerts et tournées : de 1994 à 1997, le Gangbé a principalement travaillé au Bénin. Il a commencé sa carrière grâce à l’aide d’André Jolly, directeur du Centre Culturel Français de Cotonou. Les artistes ont participé a plusieurs créations, et ont composé la musique du film « Ciel, ma francophonie » de Camille Amouro, écrivain béninois, présenté au sixième sommet de la francophonie à Cotonou.

En 1997, la carrière prend un tournant grâce à leur présence en première partie d’Angélique Kidjo, et à leur participation au Festival du Théâtre des Réalités de Bamako. Un an plus tard, les musiciens participent à plusieurs festivals comme « Jazz à Ouaga » et pour la deuxième fois au festival du « Théâtre des Réalités » de Bamako , où ils font la rencontre du groupe francais Lo’Jo Triban. Grâce à leur soutien et à celui de Yves De La Croix, directeur du Centre Culturel Français de Bamako, ils enregistrent 6 titres (CD « Gangbé » non commercialisé) et commencent une tournée internationale en Europe et au Canada en 1999, ainsi qu’une autre au Nigeria. Ils obtiennent une récompense au Bénin Golden Awards et participent à la « Première Rencontre Nomade » de Cotonou, et au festival « Pan Africain de Jazz » à Accra (Ghana).

En 2000, ils jouent sur des scènes internationales comme le Womad de Londres (UK), Jazz à St Louis (Sénégal), le festival de la Côte d’Opale à Boulogne sur mer (FR), et Lille 2000 (FR). Et en 2001, le Gangbé commence à travailler avec Contre Jour, à Bruxelles et enregistre leur album « Togbé ». Pendant l’été, ils en font la promotion par une nouvelle tournée internationale.

L’été les aura également vus sur les routes avec le projet Azeto (fanfare réunissant musiciens belges et français d’horizons divers pour une fusion détonante joués par 20 musiciens. Projet initié par Pierre Vaiana). En 2002, le Gangbé revient sur les routes d’Europe au printemps et durant l’été pour participer à différents festivals comme Musique Métisses (Angoulême-France), Afro Pfingsten (Winterthur-Suisse) , Festival de Jazz à Krems (Autriche), Festival Esperanzah (Belgique)... En Septembre, ils sont invités aux Usa par des festivals tels World Music Festival (Chicago-MIN), Lotus Festival (Bloomington-IN), Festival of Arts (Detroit) et au Joe’s Pub (NYC).

En 2003, durant leur tournée d’été en Europe, ils enregistrent leur nouvel album dont la sortie est prévue pour l’été 2004. Ils ont eu l’occasion durant cette année 2003 d’être présent au Festival de Nyon (Suisse), au Festival de Jazz d’Istanbul… En automne, ils ont présenté en France une quinzaine de concerts pour un Tribute à Don Cherry avec le « Mopti project » initié par Pierrick Menuaud, saxophoniste français.

2004 : sortie de leur album « WHENDO » (Racines) qu’ils présentent en Europe à partir de l’été. L’année suivante : une tournée en Europe et nouvelle tournée d’un mois aux USA où ils travailleront avec le tromboniste Roswell Rudd (on retrouvera un titre sur le nouvel album de Roswell sorti en automne 2008). Ils ont terminé l’année par des concerts au Festival de Koudougou (Festival partenaire du Festival de Langon en France).

2006 – Année très internationale pour le groupe avec une présence aux USA, Europe, Mexique, Malaysie et ils terminent l’été par un passage au festival de Paolo Fresu « Time in Jazz » en Sardaigne. L’été aura aussi vu une belle rencontre amicale et musicale entre le groupe belge « Jaune Toujours » emmené par Piet Maris et le Gangbé. Le résultat fut une riche fusion qu’on a pu entendre à l’occasion de quelques concerts en Belgique (Festivals Esperanzah, Broscella Jazz) .

2007 – 2008 : Tournée en Europe, USA et enregistrement de leur troisième album « Assiko » (CJ021) qui sort en octobre 2008

Recueillis par Arena R.

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