Le pays se rapproche d’un appui financier majeur du Fonds monétaire international (FMI), avec un décaissement potentiel de 183 millions DTS dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et du Fonds pour la Résilience et la Durabilité (FRD). Cette perspective fait suite à la conclusion récente de la troisième et quatrième revue des programmes en cours, menée par une mission du FMI dirigée par Constant Lonkeng Ngouana.
Cette mission, qui s’inscrit dans la continuité d’une première visite effectuée en janvier, avait pour objectif d’évaluer l’état d’avancement du programme économique malgache et de s’assurer de sa cohérence avec les priorités nationales. Si les discussions ont permis de relever des avancées notables, certains ajustements restent nécessaires avant la validation finale. Le dossier pourrait être examiné par le Conseil d’administration du FMI dès le mois de juin, ouvrant ainsi la voie au déblocage des fonds.
Malgré ces progrès, l’économie malgache demeure confrontée à des défis structurels persistants. La mobilisation des recettes fiscales reste insuffisante par rapport aux objectifs fixés, et les performances douanières ont été affectées par une baisse des importations. À cela s’ajoutent des chocs récents, notamment les répercussions de la guerre au Moyen-Orient sur les prix de l’énergie, ainsi que les dégâts causés par le cyclone Gezani. Pour le FMI, l’enjeu central réside désormais dans la capacité du pays à absorber ces chocs tout en maintenant la stabilité économique.
Du côté des autorités, les efforts engagés semblent porter leurs fruits. L’Etat a réussi à contenir le déficit budgétaire dans les limites convenues, malgré des retards observés dans certains projets d’investissement, en particulier dans les secteurs de l’eau et de l’électricité. Par ailleurs, des progrès significatifs ont été enregistrés dans la lutte contre la corruption et la fraude, un point salué par la mission du FMI.
L’année 2025 a toutefois été marquée par des performances mitigées en matière de recettes et d’exécution budgétaire. Néanmoins, les perspectives pour 2026 apparaissent plus encourageantes, avec une volonté affirmée d’accélérer les réformes et d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles.
Face aux multiples pressions internes et externes, le gouvernement envisage des mesures visant à répartir équitablement les efforts économiques entre les différents acteurs. L’objectif est de protéger les populations les plus vulnérables tout en renforçant la résilience globale du pays.
Le financement attendu du FMI représente une opportunité stratégique. Il permettra de soutenir les dépenses prioritaires, d’améliorer l’accès aux services essentiels comme l’eau et l’électricité, et de renforcer les initiatives liées au développement durable et à la résilience climatique.
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Vos commentaires
Oh la la !
Quelle bévue !
Pourquoi on cache au peuple de Zanahary les suggestions du FMI d’augmenter les dépenses d’investissement à travers une hausse de la pression fiscale ?
Et pourquoi on n’explique pas clairement au peuple de Zanahary les causes profondes du déséquilibre et déficit budgétaire existants ? Et qui seront toujours à combler par le cycle infernal d’endettement auprès du FMI ?
Et pourquoi il n’y a jamais d’initiative de réduction drastique des dépenses de fonctionnement de l’Etat qui vit tres largement au dessus de ses moyens ?
Visiblement, le fanavaozana continue encore de creuser alors que le pays de Zanahary se trouve déjà au fond du trou !
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Bonjour Vohitra
Oui pour le développement ( qui par bien de conséquence REDUIT LA PAUVRETÉ)
les investissements doivent être augmentés .
Précisons des investissements PRODUCTIFS.
Ex raffineries, ferroviaires, usines de dessalement...tous appelés à développer le monde d’activité économique.
C’est basique.
Rajoelina le mafieux s’était spécialisé dans l’investissement IMPRODUCTIF...
Néanmoins endettant+++ le pays
Ex le téléphérique 154 millions de dollars, avec prêt à rembourser et sans aucune productivité
Ou Barea ou Colisee...
Rajoelina avec détermination et impudence n’avait fait que BIEN .CALCULER SES COMMISSIONS EN RETOUR DE COLAS
( KOLIKOLY)
Aleo ho mazava ny resaka !
Ny olomboafidy nametrahan’ny vahoaka fahatokisana irery ihany no manana alalana hitrosa amin’ny anaran’ny vahoaka.
Ny fitondrana vaky tady nilefa nandositra dia efa nampibaby trosa mavesatra ny Firenena nefa marobe tamin’ny vola notrosaina tamin’ny anaran’ny vahoaka no very nanjavona lasa nivadika ho tombontsoa manokana.
Ny fifanarahana nataon’ilay fitondrana nandositra nefa io mbola tohizan’ny fitondrana fanavaozana tsy nofidian’i vahoaka io.
Izay fifanarahana ataon’ny fitondrana tsy voafidim-bahoaka dia TSY anjaran’ny vahoakan’i Zanahary no manefa sy mamerina azy.
Aleo hiavaka ny dette d’État (trosampanjakana voafidy), ny dette de régime (trosa nataon’ny mpitondra), ary ny dette odieuse (trosa manimba sy manandevo).
Ny trosa ataon’ny mpitondra fanavaozana amin’izao tetezamita izao izay hifikiran’ny fanavaozana amin’ny continuité de l’’Etat na fitohizan’ny fitondrana volomboasary dia sokajiana ho "dette de régime".
Anjarany no manefa izany fa tsy nifampierana tamin’ny vahoaka izany, izy rahateo koa tsy voafidim-bahoaka !
Ny mpitondra fanavaozana no mandoa izay trosa ataony eo !
Rehefa tsy mandoa izany izy dia aleo izay hifanosehany any La Haye any rahampitso...
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