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Economie

Diasporas

Et si les diasporas s’avéraient enfin être un vrai facteur de développement …

jeudi 30 juillet 2009 | Lalatiana Pitchboule

Une étude des enjeux du développement de nos pays ne peut se passer de prendre en compte l’impact immédiat ou futur des diasporas nationales.

Dans ces pays pauvres, les difficultés économiques d’une part (le manque de travail) et le rêve d’un épanouissement et d’une reconnaissance sociale obérés par des situations politiques difficiles ont poussé certains de leurs ressortissants, toutes catégories sociales confondues, à quitter leur pays d’origine en un exil volontaire ou involontaire pour d’autres « paradis économiques », se dispersant ainsi aux 4 coins du monde (Europe, Amérique du Nord et désormais Asie).

Longtemps considérée nuisible au développement de leurs pays d’origine, (« hein ??? … Il y aurait plus de nos ressortissants médecins qui exercent à l’étranger que chez nous !!! »), l’émigration de leurs ressortissants et en particulier d’une part de leurs élites, devrait faire désormais l’objet de toutes les attentions de la part des politiques s’ils la regardent désormais sous l’angle des apports potentiels au développement du pays.

Ces populations de migrants peuvent vivre, en termes d’intégration dans les pays d’accueil, des situations allant d’une parfaite réussite et insertion sociale et professionnelle, à des situations de précarité, de chômage, ou même d’exclusion. En grande partie reflets de la société civile de leur pays d’origine respectif, ces migrants peuvent caractériser en ce sens, un flux OU un reflux de forces techniques, économiques, politiques, sociales et culturelles potentiellement riches pour leurs patries.

Selon une estimation officielle, on estime à 3 millions le nombre d’Africains qui auraient émigré « volontairement » vers les pays du Nord (1 million aux USA, 0,3 million au Canada, 1,7 million en Europe – hors immigration issue du Maghreb). Venues pour y poursuivre des études supérieures, ces populations de migrants africains ont en général un niveau de formation supérieur à la moyenne des immigrés. Une étude des populations de doctorants africains aux US et au Canada a récemment démontré que 44% de ces intellectuels décident de rester dans leur pays d’accueil. On estime ainsi que UN TIERS des ressources intellectuelles de haut niveau de l’Afrique s’est désormais installé dans le Nord.

La Banque Mondiale a initié en 2007 une initiative pour accompagner les gouvernements de l’Union Africaine afin qu’ils puissent au mieux mobiliser leurs Diasporas dans le cadre de leur développement respectif. Les axes possibles de mobilisation de ces diasporas qui focaliseront les interventions de la BM sont identifiés :
(a) L’utilisation de l’épargne à court et moyen terme et des capacités de financement des diasporas dans les économies de leurs pays.
(b) Le retour permanent au pays.
(c) Le « retour VIRTUEL” des compétences et des expertises, sur la base d’une mise en œuvre intensive de réseaux d’échanges VIRTUELS de connaissances et de services (i.e diagnostic clinique, tutorat d’étudiants à distance, ingénierie, …) s’appuyant sur les nouvelles technologies.

Open House for Mobilizing the African Diaspora for Development
et
Concept Note : Mobilizing the African Diaspora for Development

L’impact des diasporas sur le développement local

Quand il n’intervient pas de manière associative dans le domaine de l’économie sociale ou du développement économique, social et culturel de la patrie d’origine en partenariat avec des compatriotes restés au pays (mouvements associatifs, ONGs sur des projets d’infrastructures ou de développement social, etc …), l’engagement volontaire – quand il existe, parce qu’il n’existe pas toujours [1]- des émigrants vers leur pays et leurs familles (transferts de biens, transferts de fonds) représente des flux financiers largement significatifs. On a constaté que, dans certains pays africains, les contributions des émigrés en France « dépassent l’aide publique au développement octroyée, par le pays hôte » (Dembélé,2001).

Un document des Nations Unis met en évidence l’importance de ces flux à l’échelle mondiale, en estimant qu’entre 1970 et 1995 cet apport est passé d’environ 2 milliards de dollars US à plus de 70 milliards. Cette somme est de loin supérieure à l’aide publique au développement accordée à l’ensemble des pays du Tiers Monde.

Cette manne ne laisse bien évidemment pas indifférents ni les financiers qui s’octroient au passage une part non négligeable de ces transferts (cf les coûts de transferts Western Union) quand ils ne mettent pas en place, dans le pays d’accueil, des systèmes d’incitation à l’épargne destinée au développement. Hypocritement, ces flux financiers sont d’ailleurs souvent intégrés dans les montants affichés de l’aide au développement.

Cet apport constituera « parfois la seule source de revenus pour beaucoup, dans les pays pauvres » mais des effets induits pervers peuvent toutefois faire jour : mise en dépendance, frein aux initiatives locales soumises à ces effets de dépendance, « parasitisme », thésaurisation. Canaliser ces apports, favoriser et mobiliser l’épargne des diasporas dans des investissements productifs s’avère ainsi être un enjeu crucial de nouvelles formes de partenariats entre les membres de ces diasporas et leur pays d’origine.

Valoriser les expertises et les potentiels techniques des diasporas

Les diasporas intellectuelles ont joué un rôle évident dans l’évolution, la croissance et le développement de leurs pays d’accueil. Dans le contexte actuel de la mondialisation, on estime (Meyer, Kaplan, Charum, 2001) qu’environ un tiers des migrants hautement qualifiés chercheurs en Sciences et Techniques travaillant dans le Nord proviennent des pays en voie développement.

Si on veut estimer que la mise à profit de ces ressources et compétences s’avère potentiellement bénéfique pour les pays d’origine, deux stratégies sont envisageables :
1) Le « retour de cerveaux », mais qui sera conditionné par les conditions politiques et sociales. Dans ce sens, facteur probable de leur développement, les nouveaux pays industrialisés du Sud–Est asiatique (Taïwan, Corée du Sud, …) avaient mis en place des politiques de réintégration systématique de leurs nationaux formés à l’étranger. Dès les années 80, l’Organisation internationale pour les migrants (OIM) et le programme Transfer of Knowledge Through Expatriate Nationals (TOKTEN) du PNUD mettaient en œuvre des programmes d’incitation au retour au pays d’origine des émigrants hautement qualifiés.
2) La mise en œuvre de réseaux de mobilisation à distance et de reconnexion des chercheurs, des ingénieurs, intellectuels, entrepreneurs de la diaspora avec la communauté des chercheurs, des ingénieurs, entrepreneurs présente sur le territoire national.
L’Inde a mis en place là dans les années 80-90 les initiatives nécessaires, pour répertorier, mobiliser et reconnecter leurs diasporas scientifiques et technologiques avec leurs collègues du territoire national en place.(Assogba)

La réalité des diasporas est complexe. Leurs formes et leurs modèles varient. Mais si ont doit considérer qu’elles peuvent représenter un vecteur réel de développement, la volonté politique s’avère essentielle pour en tirer ce qui peut et devrait l’être, d’autant que ces diasporas ne jouissent pas ou prou d’une organisation formelle.

Mais la contradiction profonde est là …

La mise à profit de tous les potentiels que représentent ces scientifiques et techniciens, ces travailleurs, entrepreneurs, commerçants, acteurs culturels d’autre part, exigerait des conditions politiques, juridiques, économiques sociales adaptées pour optimiser leur implication dans le développement de nos pays.

Malheureusement, ces intellectuels, qui ont parfois coûté si cher à former représentent (à tort ?) un danger politique pour les pouvoirs en place, d’autant qu’ils peuvent jouir de capacités de lobbying au sein des sociétés qui les ont accueillis. Leur retour est ainsi souvent freiné par des rivalités culturelles, économiques, sociales et politiques sans regard du gâchis occasionné.

« Les mutations démocratiques en cours en Afrique invitent à s’interroger sur cette catégorie d’acteurs dominants que constituent les intellectuels. Quand les dictatures y prennent un peu partout les masques de la démocratie, il convient de questionner leur savoir, leur pouvoir. Car, au-delà des structures institutionnelles, il y a tout simplement les hommes qui changent peu, ou pas fondamentalement, et avec lesquels il faudra inventer des espaces sociaux démocratiques : c’est un défi. Un nouveau défi pour l’Afrique (Toulabor, 1993) »

La mise en place de mesures incitatives pour attirer l’épargne des migrants vers des investissements productifs, et des structures de coopération formalisées entre les organisations des diasporas (techniciens, experts, …) d’une part et les sociétés civiles, les tissus économiques, les intellectuels et les entrepreneurs locaux pourrait servir de relais à la faiblesse ou à la baisse des financements internationaux.

Mais ce n’est là, encore et toujours qu’affaire de volonté politique et de démocratie…

Notes

[1Lors de l’enquête Afrobarometre 2008 qui étudie l’évolution des démocraties en Afrique, 41 %, 26% et 17% respectivement des Ivoiriens, des Sénegalais et des Maliens résidents dans leur pays déclarent bénéficier au moins deux fois par an de transferts de fonds de la part de leurs amis ou parents expatriés à l’étranger....

Combien sont ils chez les Malgaches ? ... Suite au prochain numéro.

21 commentaires

Vos commentaires

  • 30 juillet 2009 à 07:01 | zandrygasy US (#1941)

    Do you think what happened to Ivohasina, Hajanirina will be an incentive to all other intellectuals to go back there ?...
    Recently Andry Ralijaona, all of them are indisputable brilliant technician, mostly from where I am now.

    Anyway, I’ll go back there...this stupid Americophobe government cannot stop me ...

    • 30 juillet 2009 à 07:29 | jane d (#2353) répond à zandrygasy US

      I wouldn’t call it americophobia but successophobia.

    • 30 juillet 2009 à 07:51 | da fily (#2745) répond à jane d

      Just call it "bullshit", i don’t see anymore others reasons, so let’s hope that the matters will change soon.
      Even before we all be back.

    • 30 juillet 2009 à 08:02 | jane d (#2353) répond à zandrygasy US

      We could participate in the development of our country even if we stay abroad.

      The best example of successful diaspora is the American Jewish diaspora. It is the main architect of the creation of the State of Israel. It is also very active in supporting jewish and non-jewish communities all around the world.

      What we need is better and synchronized organization.

    • 30 juillet 2009 à 09:30 | RADAGIL (#127) répond à jane d

      Il ne faut pas comparer ce qui n’est pas comparable:les Juifs de par leur passé jouissent aux USA ainsi qu’en Europe d’un certain privilège.Les Noirs et les Asiatiques ou les Arabes c’est autre chose

    • 30 juillet 2009 à 09:51 | jane d (#2353) répond à RADAGIL

      What does privilege have to do with one’s desire and/or determination to help build something ?
      You mean I have a legitimate excuse not to help build something because I am not privileged ?
      Help means advice, assistance, facilitation, etc... It does not mean privilege.

      As a diaspora, I may not be able to advise ; but I may be able to facilitate certain issue within the organization.

  • 30 juillet 2009 à 07:40 | da fily (#2745)

    Hello mister.

    Bien, bien, il fallait un jour où l’autre aborder le sujet, pour y voir là, une autre facette de notre société.

    Les diasporas sont sans aucun doute facteur de développement dans notre pays, certainement mais alors à petite échelle.

    Je ne développerai pas ici, les différents secteurs où les capitaux de la diaspora interviennent, mais il faut admettre que cela reste minime.
    La principale raison, développée en fin d’article par Lalatiana, est ce manque de visibilité dans ses applications.
    Invisibilité car gênante certainement pour les pouvoirs en place, ils peuvent y voir là une concurrence à leur incompétence. Il en résulte une confidentialité des actions qui pénalise le pays.
    C’est dommage, il faut évoluer.

    • 30 juillet 2009 à 07:59 | lalatiana (#1016) répond à da fily

      bonjour da fily,

      toutes les informations concrètes sur le sujet sont les bienvenues :-)

  • 30 juillet 2009 à 09:43 | vuze (#918)

    Bonjour,

    Les diasporas aident beaucoup leur famille à Madagascar. Cet apport financier doit être très difficile à évaluer car malheureusement la plupart de cet argent alimente le marché noir fructueux des devises.
    Cela ne doit pas être négligeable car la valeur "famille" est très forte chez les malgaches. Il n’hésitent pas à galérer et à économiser pour envoyer des sous.

    Cela est bien sûr regrettable que cet apport de devises ne profite que légèrement à l’état malgache du fait du ce marché parallèle. Dans le cas contraire, l’état utiliserait-il à bon escient cet argent ? ça c’est un autre débat....

    Concernant les intellectuels de la diaspora, leur apport est important. Là où ça devient dangereux, c’est lorsqu’ils se politisent. Par exemple, à mon sens, certains organismes ou collectifs devraient défendre la démocratie, le retour à l’ordre constitutionnel mais pas le retour d’un président qui a fait beaucoup d’erreurs et qui a trempé dans des manoeuvres économiques et politiques le confortant dans son enrichissement personnel...

    Cordialement.

    • 30 juillet 2009 à 10:30 | da fily (#2745) répond à vuze

      mr Vuze, laissez aux autres aussi le loisir d’afficher leur tendance. S’il s’avère que Ra8 ait encore ses aficionados, il y a moult raisons à cela. Et elles ne sont pas toutes répréhensibles, loin de là.

      De même, vous affichez votre anti-Ra8lisme forcené, pas grave, vous avez vos raisons et je pense qu’elles doivent être recevables, mais de grâce, il n’est pas forcément nécessaire de le ressasser.

      Si vous en êtes de la diaspora, qu’est-ce que vous pensez des futures actions à entreprendre ?

    • 30 juillet 2009 à 14:37 | vahiny (#2240) répond à vuze

      désolé de vous contredire :

      la réponse est dans "l’affreux-barométre" déja cité , c’est en anglais, mais il y a de plus en plus d’anglophones ici !!

      http://www.afrobarometer.org/papers/AfroBriefNo69_22may09_final.pdf

      dans ce pays ou +- 70% des gens vivent sous le seuil de pauvreté ou le ressenti de carence alimentaire touche 65% , la crainte de "manque" d’argent 95% des habitants , seuls 4% declarent recevoir de l’aide de la famille à l’étranger , soit l’avant derniere place des pays étudiés

      n’en concluez pas que les émigrés malgaches soient moins généreux , mais seulement qu’ils viennent de familles plus favorisées , qui n’ont nul besoin d’aide

      un bref essai de "composition sociologique" de cette diaspora :

      quelques fuyards politiques partis avec la caisse

      des fils à papa , choisissant le confort de l’hémisphére nord aprés leurs études

      parmi cette "diaspora" combien de fils de paysans baras ou de "4mi" d’Antohomadinika

      SVP , ne prenez pas pour exemple de "démocratisation" de l’émigration les filles ayant échappé à la misére en se glissant dans les valises de quelque vahasa de passage

      cette composition "élitiste" de la diaspora explique la remarquable reussite des malgaches à l’étranger , leur "conservatisme" aussi , mais surtout , donne la mesure de la perte fantastique pour ce pauvre pays

      pourquoi nombre d’étudiants malgaches n’ont ils pas profité des cours de science politique de tel professeur de renom , de ceux d’ingénierie informatique de tel autre ?

      la seance d’information d’une grande societe miniere , dans un bel hotel parisien , en vue de recruter des compétences malgaches pour un retour comfortable au pays a-t-elle suscité beaucoup de vocations ?

      mais , comme on ne reviendra pas sur le passé , que les décisions individuelles de chacun de vivre dans l’endroit du monde qui lui semble le plus favorable ne sont pas contestables , ni même ( sauf pour les politiques !!) criticables , il est grand temps en effet , de rechercher les moyens d’une contribution efficace de la diaspora au développement de Madagascar , pour TOUS les malgaches

  • 30 juillet 2009 à 11:46 | observatrice (#2065)

    plusieurs sociologues et anthropologues ont essayé de définir les caractéristiques de la diaspora malagasy, ne serait-ce qu’en France.

    Ce qui est important, ce n’est pas de savoir combien sommes-nous, mais que faisons-nous ?

    Les actions ne sont peut-être pas aussi économiquement visibles que pour les Maliens, mais je pense qu’elles ne sont pas si marginales que cela .

    Les diverses actions de formation , d’aide à la formation initiées par la diaspora, même si elles ne sont pas directement quantifiables ne sont pas à négliger : par exemple en médecine, en agriculture et peut-être dans d’autres domaines.

    Pour certains, nous sommes probablement bien plus efficaces ici que là-bas.

  • 30 juillet 2009 à 13:03 | atijerena (#280)

    MAFIA : globalement accepté comme un mot d’origine arabe dérivant du terme qui signifie "arrogance" ou plus probablement de celui qui signifie "protection des pauvres". Pour ce qui nous concerne, l’un n’exclut pas l’autre. Ce qui nous intéresse est la méthode adoptée par les mafieux : l’élimination, même physique, de tous ceux qui peuvent égaler ou, pire, dépasser leur hégémonie.

    ARRIVISTE : "personne prête à tout pour assurer sa réussite sociale"(Encarta).

    NY GASY OLON’NY FO : l’expression est noble quand on parle de compassion, de pitié, de pardon, de tolérance... En politique, on parlerait plutôt la prépondérance de la subjectivité, donc de manque d’objectivité. Souvent, seulement ENTIM-PO. Ce qui annule tout ce qui l’ennoblit.

    Nous avons mis en évidence trois attitudes qui ont formé, entre autres, une combinaison fatale pour le développement de Madagascar, surtout ces dernières années. Il est, à notre avis, impossible d’envisager un accueil serein de ces émigrés sans avoir à cœur, d’une part et d’autre, de se mettre au service du bien commun

  • 30 juillet 2009 à 13:17 | Vaonala (#1688)

    Merci Lalatiana pour ce sujet qui sort un peu des sentiers battus.
    Voila un sujet intéressant, qui certes, ne résout pas dans l’immédiat les pbs auxquels nous sommes actuellement confrontés. Mais je pense qu’il également opportun de penser à l’avenir à moyen et long termes du développement soicio-économique de notre pays, em marge de nos péoccupations sur la crise actuelle chronique que nous traversons.

    Je voulais partager avec vous des infos. En effet, j’ai participé en son temps, à la session de commémoration du cinquantenaire de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) A cette occasion, cette organisation a demandé à des responsables de pays en développement de parler de la contribution de leurs diasporas au développement de leurs pays respectifs dans le cadre d’ateliers. Les pays selectionnés étaient entre autres, le Mexique, les Philippines, la Tunisie et l’Egypte. Evidemment, chacun de ces pays avait une perception différente de l’apport de leurs diasporas respectives dans le développement de leurs pays en raison des spécificités socio-économiques et culturelles de chaque pays. La diaspora malgache ne pourrait-elle pas s’organiser pour trouver les voies et moyens de participer au développement de notre pays. A mon humble avis, ce serait plus productif que de se manifester seulement en cas de pb politique. Ce qui peut-être par ailleurs un facteur de division au sein de la diaspora. Il ne s’agit pas d’un jugement ou de condamnation unilatérale de ces manifestants. Je pense qu’il faudrait également, en marge, penser ä l’avenir et faire comprendre aux compatroites au pays que nous aimons aussi notre pays et souhaitons participer à son développement.
    Voilà, cordialement à tous !

  • 30 juillet 2009 à 15:45 | Rakotoasitera Fidy (#2760)

    ’Un vrai facteur de developpement’

    moi je veux bien , seulement il faudrait que les malagasy de l’extérieur ne soient plus traités comme des ’pestiférés’

    Est ce que ce mot ’zo mitovy’ vous dit quelque chose ?

    Croyez vous que les malagasy de l’extérieur ont les memes droits que les malagasy de Madagasikara ?

    Quand un article 42 du code electoral
    stipule que tous les malagasy peuvent voter sauf les voleurs , les assassins
    et .... les malagasy de l’extérieur
    permettez monsieur ou madame Lalatiana que je mette en doute les volontés des dirigeants de notre pays de vouloir
    mettre en valeur cette force de développement de la diaspora malagasy

    Quand je parle des dirigeants il s’agit de tous ceux qui ont été à la tète de ce pays (de Tsiranana jusqu’à Ravalomanana )

    Quand à ceux actuels ’fozaorana’ , ils font tout un tintamarre autour de ces assises régionales et bientot nationales sans se soucier guère de ces malagasy de l’extérieur à l’instar de monsieur Ny Hasina Andriamanjato dont la seule action etait de diviser les malagasy de l’exterieur

  • 30 juillet 2009 à 22:14 | jack-no (#1477)

    bonjour,

    dans les années 90, à Bezons (95), il y avait un magasin d’electro-ménager qui faisait des transactions.

    à Bezons, nous donnions des FRF en donnant le nom du destinataire.

    par fax dans la nuit, il transmettait les données.

    à Tana, le destinataire récupérait les fonds en MGF, dès le lendemain. le taux était interressant.

    et le busness secondaire fonctionnait.
    avec les FRF déposés, Bezons achetait des produits et les envoyaient par containers. a Tana, les produits étaient revendus en MGF, qui servaient à payer les destinataires des fonds.

    pas de transferts de fonds, chacun d’autofinançait sans charges bancaires et tout en espèce.

    l’idée était géniale, car tout le monde s’y retrouvait.

    jacques

  • 31 juillet 2009 à 02:14 | Mihaino (#1437)

    Bravo Lalatiana car avec Rota et ses groupes de refléxions constructives, vous avez ouvert les vrais débats pour l’avenir de notre Pays...

    Toutes les idées émises par les forumistes sur ton article m’intéressent au plus haut point...

    Merci à Madagascar-Tribune puisque nous pouvons tous nous exprimer librement dans toutes vos rubriques !

    Bon courage et bonne continuation à nous tous !...

  • 31 juillet 2009 à 08:58 | hafatra (#1895)

    Raha marina izany ry lalatiana dia izao no lesona azo raisina : mbola mahantra ny malagasy satria mahantra ara-hevitra na tsy mahay manampy ny teratany malagasy monina any ivelany.
    Tsy marina anefa izany ! soa ihany. Ny fanampiana tonga avy any ivelany dia manampy ny malagasy hiankina amin’ny western union na banky hafa na fikambanana tsy miankina......Ny porofo : ny fahasahiranana dia tsy mety miala fa vao maika miziriziry sy miahamafy andro aman’alina.
    Ny fandrosoana dia manomboka eto an-toerana , miala amin’ny zava-misy eto ary miaraka amin’ny olona monina eto.
    Ianareo avy any dilambato kosa dia tonga soa fa aza be kabary fotsiny ary mahaiza manaja ny zanatany.
    Mitondrá vaon-dalana .

  • 31 juillet 2009 à 11:47 | rafra6 (#318)

    GTT ve no andrasana ? ireny ve no mba atao hoe diaspora malagasy ? pffff

  • 31 juillet 2009 à 12:27 | ikopa (#671)

    Ny tenenina eto dia : MADAGASIKARA - DIASPORA ary FAMPANDROSOANA(maharitra io angamba)

    Raha misy izany zanaka ambasadaoro fahiny niasa tany zamerika ka nanapa-kevitra ny hiorim-ponenana any,rehefa avy nahavita fianarana ambony tany ka lasa mpiasa bekarama.
    Ataontsika hoe avy ao Imerinkasinina io fianakaviana io.
    Mampiroborobo ny faritra niavian-drainy ireo "zanaka am-pielezana" ireo.
    Dia ataontsika hoe lasa mpandraharaha gaigilahy avokoa ny olona avy ao Imerinkasinina ka mampiana-janaka ary izay mahazo BACC dia mahita làlana ankanesana any zamerika avokoa.
    Ary lasa fomba fanoharan’ny gasy ny hoe "mba manaova toy ny zanak’Imerinkasinina e !"

    Iza no afaka hiteny eto fa azo lazaina hoe io fa mandroso i Gasikara manontolo ?

    Ataontsika ary izany hoe lasa niparitaka nampiasa ny fahaizany hitantan-draharaha eraky ny lafivalon’ny Nosy ireo "zanak’ampielezan’Imerinkasinina" ireo. Misy ny lasa DG an’ny QMM/Rio Tinto any Fort-Dauphin, misy ny SOlontenan’ny De BEERS mitrandraka diamondra any Sakaraha, Misy ny mpiasa ambonin’ny TOTAL mitrandraka solitany any Morondava ....sns....

    Mino ve isika fa hoazo heverina fa miorim-paka eto amintsika ny atao hoe "fampandrosoana maharitra" ?

    Dia hisy indray angamba ny hamaly hoe"ka mba samy manao izay hampandrosoana ny faritra niaviany !"

    Dia jereo ary ny sary avoakan’izay fivorivorian’ireo diaspora gasy any ivelany.Ny olona avy aiza no mameno ny ambasadintsika any dilam-bato tsy samy isika "zanak’Imerinkasinina" ?

    Koa iza izany no hieritreritra ny fampandrosoana ny any Gogogogo sy ny any Ambodiangezoka ?......

  • 5 août 2009 à 10:24 | Basile RAMAHEFARISOA (#417)

    lalatiana !!!je n’ai pas voulu lire entièrement votre texte,mais le terme "DIASPORA MALGACHE" me fait tilt.Nous sommes un des pays très ouvert à d’autres pays.Notre diaspora,c’est qui exactement !!!Malgache quand ça va mieux à MADAGASCAR,FRANCAIS ,allemands,suisses,belges etc..par le mariage ou par nécessité quand les problèmes existent au pays.FAITES MOI,S.V.P.,votre définition de la diaspora malgache ?
    Basile R.(2)22ramahefarisoa

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