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lundi 28 novembre 2022
Antananarivo | 23h49
 

Société

Femmes et leadership

Entreprendre pour développer

mardi 30 octobre 2007 | Ax’s
La première Dame, Lalao Ravalomanana et des femmes parlementaires étrangères étaient à Iavoloha, hier.

Les femmes forment plus de 53% de la population malgache. Elles tiennent ainsi une place importante dans la société. Cependant, elles ne jouissent pas totalement de leurs droits en tant que femmes. Elles sont constamment victimes de discriminations sexuelles dans les milieux de travail ou même dans le leur entourage.

56,50% des femmes, surtout dans le milieu rural, n’ont pas accès à l’éducation, elles n’arrivent même pas à passer le cap de l’enseignement secondaire. Elles ont souvent du mal à accéder à des services de soins de base, aux opportunités économiques et à une vie politique plus active. Bref, des obstacles qui freinent la réalisation du défi lancé par le gouvernement de faire contribuer les femmes au développement. Conscient du rôle critique qu’elles tiennent, il faut revaloriser leur statut afin de leur redonner confiance.

Quelques objectifs spécifiques méritent d’être relevés dont ceux d’engager le leadership des femmes dans le développement national, de clarifier les déterminants genre dans ce processus de développement, d’identifier et d’établir les priorités pour lever les goulots d’étranglement sur les questions du genre, et de renforcer le rôle des femmes comme acteurs de changement à travers la responsabilisation, la participation à la prise de décision et à l’épanouissement individuel. En ce sens, leur transmettre les capacités de leadership requises afin qu’elles puissent se mobiliser et contribuer au développement. En tout cas, ces femmes auront à échanger et à partager leurs expériences respectives durant les 3 jours de la plateforme organisée pour renforcer leur capacité, en d’autres termes elles ne partiront pas les têtes vides. Sitôt de retour dans leurs localités, elles auront à appliquer et à transmettre leurs acquis à leurs consœurs et pour une meilleure conjugaison dans la réalisation du défi dressé dans le MAP pour un développement rapide et durable.

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Santé reproductive : Limitation de naissance

D’après les enquêtes, 1/3 des jeunes femmes malgaches âgées de 13 à 17 ans sont déja des filles-mères. Etant donné qu’elles sont encore trop jeunes, un taux alarmant de mortalité est recensé pendant leur accouchement (75%), soit elles ne survivent pas à cette opération soit leurs enfants sont mort-nés. Sinon, près des 60% des enfants nés mais toujours dans cette condition n’atteignent même pas leur cinquième année et décèdent par manque de soins, et d’insuffisance alimentaire. Une réalité certes déplorable mais remédiable avec le planning familial déja lancé par le ministère de la Santé et accessible dans les différentes centres de soins et hôpitaux.

Vu la situation économique du pays , surtout pour les familles qui sont en difficulté financière, les femmes ne peuvent plus se permettre d’avoir plus de 4 enfants sans quoi, les enfants seront soit mal scolarisés soit nourris, en proie à une santé précaire. Un fait qui empêchera toute une population de produire activement. Maintenant grâce à la mise en œuvre de ce planning familial, les femmes, surtout dans les milieux ruraux, connaîtront un renversement de situation et auront une vie améliorée.

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Proxénétisme : Un projet de loi pour bientôt

Le tourisme sexuel et le proxénétisme, un fait auquel Madagascar ne peut pas s’échapper. Une situation qui a existé depuis un certain temps et où aucune mesure n’a prise jusque là. Mais depuis qu’elle est devenue surtout alarmante, spécialement avec l’implantation des grandes industries dans les provinces de Madagascar en l’occurrence à Tolagnaro. En ce sens, le président Marc Ravalomanana a affirmé que prochainement, un projet de loi portant sur les sanctions à infliger aux personnes concernées de loin ou de près au proxénétisme, sera soumis à l’Assemblée nationale. Ce sont surtout les jeunes filles qui sont victimes de cette forme d’exploitation. Privées de leur droit et de leur liberté, elles ne peuvent plus contribuer au développement du pays, une feuille de route que Madagascar a signée pour atteindre l’objectif du millénaire de développement (OMD).

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