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Economie

Flambée du prix des céréales

En quoi cela nous concerne-t-il ?

mardi 27 novembre 2007 | Volana R.

« Les prix des céréales accusent une hausse beaucoup plus vite par rapport à ce que nous dépensons pour les denrées alimentaires. » C’est en tout cas ce qu’affirment les retraités de la ville de Moscou. Le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, ne nie pas cette évidence, les prix des céréales, dans le monde, montent en flèche, ces derniers temps. À Lomé par exemple, en quelques mois, le sac de 50 kg de maïs est monté de 14.000 Francs à 17.500 Francs. De même, le riz se vend de 1000 Francs à 1200 Francs le kilo.

En ce moment, Madagascar s’active beaucoup à appliquer la révolution verte, qui consiste à doubler la productivité agricole en 2009, tripler en 2012. Le riz, principale denrée mais aussi principal produit agricole malgache, n’est pas encore fiché parmi ces céréales, même si son prix commence à faire monter des cris d’indignation parmi les mères de famille. Les explications – habituelles, d’ailleurs – dénoncent la période de soudure et les malversations des opérateurs.

« Il faut des agriculteurs »

De 6 milliards de personnes aujourd’hui, le nombre de la population mondiale passera à 9 milliards, d’ici 2050. Une croissance démographique qui devra suivre la production agricole. Le directeur général de la FAO souligne : « Il faut que tous, aussi bien les acteurs que les gouvernants, les opérateurs et les agriculteurs eux-mêmes, s’imaginent que les agriculteurs et producteurs doivent recevoir des revenus comparables aux autres secteurs. Cela dit, il est primordial que le commerce agricole soit équitable ». Seulement, des efforts restent à faire, que ce soit au niveau des Etats qu’au niveau des agriculteurs.
« Les conjonctures actuelles priment la flambée du prix des céréales. Nous assistons à des conséquences néfastes sur tous les plans. La mission première de la FAO est de garantir une sécurité alimentaire pour tous, jusqu’ici les pays en développement dépensent 60% à 70% de leurs revenus en alimentation, contre 10% à 20% pour les pays développés. De plus, 850 millions de personnes dans le monde sont recensées en état de sous-alimentation. Les subventions allouées aux agriculteurs européens et américains portent préjudice aux efforts déployés par les agriculteurs des pays pauvres.

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