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Economie

Marché

Disparition du « made in Madagascar »

vendredi 29 février 2008 | Felana

Les produits importés accaparent une part importante du marché local. Les produits « made in Madagascar » se font actuellement rares. Les articles qui occupent les étals sont majoritairement importés. Analakely, Behoririka, Tsaralalàna et les avenues sont submergés de produits importés.

Les produits alimentaires, pour ne citer, entre autres, que la farine, les conserves, les biscuits, les fromages, voire le riz sont en totalité d’origine extérieure. Les jouets pour enfants, le textile, les effets vestimentaires, allant des habits aux chaussures, les produits cosmétiques, les meubles, les appareils électroménagers ou tout ce qui se vend sont effectivement importés des pays étrangers. Ils proviennent de la Malaisie, de la Thaïlande, de la Chine, de l’Allemagne, de la France et du Japon.

Il y a vingt ans de cela, la tendance était différente. Les consommateurs se jetaient encore sur les produits « Vita Malagasy » qui étaient les plus prisés, ou à la mesure de leur pouvoir d’achat. L’envergure prise par le grand marché du « Zoma » à l’époque était révélatrice de ce boum des micro et petits entrepreneurs malgaches en matière de confection. Les articles importés étaient en ces temps-là des objets de luxe et n’étaient pas à la portée de tous étant donné leurs prix. Ils étaient fabriqués dans les pays industrialisés, essentiellement de la France, ou de l’île Maurice. Dès lors, une minorité seulement des consommateurs y avaient accès. Les produits locaux ont été valorisés par les Malgaches qui y avaient, bon gré ou mal gré, recours.

Priorité aux moins chers

Depuis quelques années cependant, les importations ont connu une croissance vertigineuse. Le monde économique a changé. Aux anciens pays importateurs, se sont ajoutés de nouveaux pays, dont la Chine et la Thaïlande. Ils offrent non seulement des produits apparemment de qualité mais également à bas prix, concurrençant très rapidement les produits « made in Madagascar ». « Inimaginable », s’exclame le consommateur quand il voit dans les vitrines de Behoririka une série de linge de corps pour la modique somme de Ar.2000.

La libéralisation du marché y est pour quelque chose. La détaxation qui date de l’année 2003 a boosté les produits importés à Madagascar. Les consommateurs ont porté leur choix sur ce qui est moins cher, ou se réfèrent aux produits qui respectent l’équilibre qualité-prix. Et ils s’y sont attachés. Bien que certains articles soient des sous-produits d’une marque sous licence, ce qui est importé a gagné de plus en plus de notoriété pour les consommateurs malgaches.

Les entreprises malgaches souffrent de ce changement et sont en train de disparaître, sinon elles se sont déjà essoufflées. En tout cas, certaines ont déjà fermé leur porte, telle la société Ravandison. Les autres tiennent encore et s’apprêtent à nouveau à affonter la concurrence ou à conquérir de nouveaux marchés.

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