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mercredi 27 octobre 2021
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Economie

Remblaiement sur la route-Digue

Des propriétaires non payés

mardi 19 août 2008 | Rata
Ils sont décidés à protéger leurs biens.

Attroupement inhabituel hier sur le bas-côté de la route Digue à Andohatapenaka. A l’endroit où en deux mois, un temps record, quelques rizières ont disparu faisant place à un vaste terrain plat. La foule réunie est composée des propriétaires de rizières du fokontany d’Andohatapenaka II. Il y a ceux qui ont cédé ou vendu leur bien mais qui, jusqu’à hier, n’ont pas encore vu la couleur de leur dû. "Cela fait déjà trois mois qu’on nous promet le paiement et pourtant rien ne se profile à l’horizon", se lamente une vieille dame. Celle-ci a vendu une partie de ses rizières à un acheteur qui est dans le besoin de reloger les occupants du terrain domanial qu’il vient d’acquérir. Ce terrain domanial se trouve derrière l’abattoir inexploité depuis longtemps mais qui sera opérationnel d’ici peu, entend-on dire. Cet acheteur, personne ne le connaît, mais apparemment, il s’agit d’un très gros bonnet de l’administration. Le nom d’une personne évoluant dans les hautes, très hautes sphères, a été avancé mais faute de preuve, nous avons préféré ne pas le citer.

Tollé général

Si cette première catégorie de personnes est dans l’attente du paiement de leurs dûs, la seconde vit dans l’angoisse. Effectivement, elle n’a pas été contactée par qui que ce soit alors que le remblayage avance à grand pas en s’approchant lentement et sûrement de leurs rizières. "Nous appréhendons que du jour au lendemain nos rizières disparaissent sous des tonnes de terre", s’inquiète un des propriétaires du terrain, terrorisé par les "on-dit". En effet, selon les indiscrétions, la boulimie de l’acquéreur du terrain domanial est sans fin. D’après les rumeurs entendues à cette réunion, celui-ci veut également s’accaparer des rizières qui se trouvent dans la zone de 500mx400m (soit 20.000m2) en contrebas de ladite Digue. L’installation d’une palissade en bois, non encore peinte en vert, aux abords du terrain sus-cité semble conforter les inquiétudes. La présidente du fokontany, présente sur le lieu, interrogée sur la véracité de ces informations n’a également pas infirmé la rumeur. Devant le tollé général, l’entreprise adjudicataire du marché a décidé d’arrêter momentanément les travaux, du moins hier matin. Affaire à suivre.

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