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Dossier

Secteur privé

Des madriers en… bambou

mercredi 10 octobre 2007 | Volana R.
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La société reçoit actuellement de bombreuses commande.

Incroyable. Des lamelles de bambou sont maintenant présentées en madrier. Compact et sans fioritures. La société « Madagascar Bamboo », de Toamasina, représente l’une des six sociétés dans le monde à travailler le bambou et à le transformer ainsi. L’exportation est limitée jusqu’ici vers la Réunion, les Etats-Unis et l’Europe.

La société accueille, en moyenne, 4 camions de bambous bruts, par semaine. Chaque camion peut transporter 4 tonnes à la fois. Si la société a débuté officiellement en juin 2007, elle a expérimenté avec un arrivage de 10 camions par semaine. Aujourd’hui, depuis le mois d’octobre, 4 camions suffisent à remplir ses contrats. Car la société « Madagascar Bamboo » est une entreprise dite Franche. Mais le projet continue à recevoir beaucoup de demandes, et pourrait revenir à une dizaine de camions d’ici peu.

M. Théogène Pilaka, chef de département Approvisionnement explique : « Notre achat se fait directement auprès des planteurs. Jusqu’ici, le stock existant peut encore tenir jusqu’à trois ans d’exploitation ». Mais pour prévenir, la société a contribué à la plantation de nouveaux pieds, à raison de 17.5600 en 2006. « Nous participons à la sensibilisation du reboisement. D’autres plants sont planifiés pour la prochaine saison ».

La préservation, également

Pourquoi le bambou ? « Le bambou, plantes à fibres, peut être compacté pour obtenir du… bois ». Où se trouve la préservation de l’environnement ? « Les arbres traditionnels ou encore les bois précieux mettent à peu près une trentaine d’années avant d’être prêts à être exploités. Alors que trois ans suffisent pour le cas du bambou. Il peut donc être remplacé facilement ».
D’autre part, les racines du bambou contribuent à la protection des berges contre l’érosion. « Pour notre exploitation, il suffit de couper un tiers de la touffe d’un pied de bambou ».

Un madrier de 2,50 m de long

La zone d’exploitation de « Madagascar Bamboo » s’étend à Vavatenina, Toamasina II et Fenoarivo Atsinanana. Le travail du bambou suit une chaîne à quatre niveaux. De la mise en lamelles du produit jusqu’au compactage, en passant par le métrage et le chauffage à 42°C avant la mise sous colle.

Plus que le palissandre, le madrier obtenu est très résistant et se transforme facilement en planches ou en parquet. D’ailleurs, le madrier mesure 2,50 m. 55 lamelles de bambous représente une pièce de madrier. 15 minutes sous colle, 15 autres pour raffermir et 15 dernières minutes pour le pesage et le paquet est mis sous machine de compactage. Le madrier est prêt pour servir.

L’ambassadeur des Etats-Unis, SEM R. Niels Marquardt a rendu une brève visite sur les lieux. La société est financée par le BAMEX et le Millénium Challenge Account.

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