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Editorial

Des inquiétudes

mardi 8 mai 2007 | RAW

Les présidentielles françaises ont été des plus instructives en matière de démocratie et de débats ou de face-à-face entre candidats. Elles ont montré que les présidentielles sont d’abord des questions françaises avant d’être autre chose. Les affaires du monde n’ont eu qu’une petite place dans les meetings et les débats. La loi de la proximité étant, l’Union européenne a pris le devant sur les Etats-Unis, sur les problèmes du monde arabe ; l’Afrique a été relégué au dernier rang.

À propos des relations avec l’Afrique, une apparente convergence a été relevée quant aux perceptions des deux candidats. Tous les deux veulent une relation nouvelle et une transparence. Si la socialiste Ségolène Royal a privilégié le co-développement et la lutte contre la corruption, le gagnant et prochain président s’est déclaré lui aussi favorable au co-développement. Toutefois, Nicolas Sarkozy insiste davantage sur la maîtrise du flux migratoire.

Les commentaires et suspicions par rapport à cette politique de Sarkozy en tout cas, ne sont pas prêts de s’atténuer parce que beaucoup prêtent à cette politique de « l’immigration choisie », une connotation raciste. À charge pour le très bientôt et officiellement président de la République française de dissiper les doutes.

Mais l’autre aspect de la question des relations de la France avec l’Afrique a trait à des relations personnelles qu’entretenaient depuis toujours un chef de l’Etat français avec des chefs d’Etat africains. Ces relations privilégiées et/ou amicales mais oficielles, ne sont pas toujours vu d’un bon oeil par les populations africaines. Bien sûr, qu’elles apportent souvent des aides d’urgences ou génèrent des revenus ou des ressources en créant des emplois mais elles ne sont pas suffisamment transparentes. Le président Sarkozy a promis la transparence ; jusqu’où ?

Quand on sait qu’il y a aujourd’hui, deux langues françaises, l’une pour la France et l’autre, « le français facile » pour les autres. Quand on sait aussi que des îles éparses des alentours de Madagascar sont encore françaises ou que des assistants techniques français sont en fonction dans les forces armées, on ne sait trop à quoi s’en tenir quant aux réelles intentions des Etats contractants de telles conventions. Que la transparence soit ! D’autant que la mondialisation et la compétition entre les grandes puissances dans une atmosphère menacée par le terrorisme donnent des marges à toutes les entreprises qui ne sont pas toujours rassurantes pour l’Afrique. La Côte d’Ivoire et le Soudan offrent des exemples inquiétants.

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