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Des écarts…

samedi 27 septembre 2008 | RaJean

« La communauté internationale n’a pas tenu ses promesses. L’écart entre les pays riches et les pauvres ne cesse de s’agrandir »… Cet amer constat est du président Ravalomanana lors de son discours au Sommet de l’ONU. Une prise de paroles durant laquelle il n’a pas été tendre envers les grandes nations. Il s’est fait l’avocat des pays pauvres en général et de l’Afrique en particulier. Tout en affichant la volonté de Madagascar d’aller de l’avant pour concrétiser au moins l’un des OMD (Objectifs du millénaire pour le développement) dont le principal est de réduire la pauvreté d’ici 2015. Les efforts déployés dans ce sens ont été rappelés par le chef d’Etat sans oublier le Madagascar Action Plan (MAP), notre feuille de route. Mais il y a loin entre le plan et son application, sans le soutien et la coopération actifs et financiers du concert des nations. L’intervention du chef de l’Etat a eu un écho favorable à l’extérieur. Au pays, les réactions sont quelque peu mitigées de la part des simples citoyens qui reconnaissent l’audace du chef de l’Etat interpellant ainsi la communauté internationale et les bailleurs de fonds. Et eux de craindre une mesure de rétorsion contre nous. Il faut dire que Madagascar reste sous la perfusion des aides étrangères, disent-ils.

Et si c’est le système financier mondial qu’il fallait dénoncer, se demande un observateur politique pour qui, le fossé entre les nantis privilégiés et les démunis est une triste lapalissade ? Pour lui, le capitalisme se résume en un proverbe malgache : « Dikin’amboa ka ny avo ihany no tovonana » (Litt : Crotte de chien, c’est toujours la plus haute qui est élevée) En effet, il suffit que le système financier américain s’enrhume pour que l’économie mondiale soit grippée. Ainsi, 700 milliards de dollars seraient nécessaires pour renflouer pour une banque américaine en faillite à l’origine de la crise financière mondiale actuelle alors qu’il nous suffit du dixième au grand maximum pour concrétiser le MAP en mal de financement. Même le président français Sarkozy dénonce ce « capitalisme perverti » et réclame une mise à plat du système. C’est dire que la réduction de la pauvreté promise par les grandes nations est loin d’être une priorité ou de se concrétiser tant que le système perdure.

Pour le moment, les opposants, à part quelques uns, n’ont commenté le discours présidentiel. Certains sont encore préoccupés par le « renversement du régime ». Ils ont peut-être intérêt à ménager les bailleurs et grandes nations qui les ignorent actuellement ? Il est vrai que la communauté internationale tend à s’écarter de tout putschiste, quelque soit la raison…
De son côté, le président Ravalomanana continue les contacts et consultations avec des pays amis pour faire le marketing des potentialités de la Grande île et de sa volonté de sortir de la misère notre… « Pauvre petit pays riche »

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