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mardi 23 octobre 2018
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Politique

Emmanuel Rakotovahiny

« Des dérapages révélateurs d’une crise qui s’installe »

samedi 5 mai 2007 | RAW

L’ancien Premier ministre Emmanuel Rakotovahiny, vice-président du Comité de Réconciliation nationale (CRN) et président national du parti UNDD condamne la répression conduite contre les manifestations qui se déroulent depuis quelques jours dans quelques grandes villes excentrées ou chefs lieux de district. Il est outré d’autant plus que les manifestations sont fondées sur des revendications des plus légitimes. Il cite évidemment des détournements des résultats du scrutin référendaire dénoncés dans certaines grandes villes et il ne manque pas de signaler que si c’était le cas dans des grandes villes, il ne saurait imaginer ce qui se serait produit dans les campagnes.

« Le tout répression est effrayant ! »

En tout cas, notre interlocuteur trouve inadmissible qu’aux revendications des manifestants qui réclament de l’électricité et un service public convenable, le pouvoir réponde par l’usage de la force et des armes et des arrestations. Emmanuel Rakotovahiny déplore que des manifestations populaires de la sorte dérapent et fassent des victimes connexes. Toutefois, il est persuadé que ces « dérapages » sont classiques des pratiques des pouvoirs totalitaires. « C’est le signe d’une crise qui s’installe ; c’est le signe du règne de la terreur qui prévaut », indique-t-il. « Un président qui fait comprendre qu’il est pour le « tout répression » est effrayant car c’est le sens même de l’Etat républicain et démocratique qui part en miettes », poursuit-il. Et il rappelle les temps sombres des casseurs de grève de l’époque révolutionnaire.

Profondément attaché à l’unité nationale, Dr. Emmanuel Rakotovahiny revient sur les dérives ethniques que des politiciens de tous les bords essaient de donner à ces manifestations et revendications qui éclatent ici et là et les condamne fermement. Il compatit avec les victimes de ces « chasses » malheureuses pour signifier que le CRN du Pr. Albert Zafy s’associe aux douleurs des familles éplorées.

L’alternative

Convaincu de la justesse de ses appréciations, E. Rakotovahiny précise que la condamnation des errements du régime en place ne justifie guère les actes du régime précédent. Il se demande alors jusqu’à quand le pays et les Malgaches vont-ils subir une telle gouvernance qui frise « l’immoralité politique ».

Connu pour avoir été Premier ministre d’une époque de liberté, l’ancien chef de gouvernement désapprouve et s’insurge contre les manœuvres qui tendent vers la limitation des libertés et qui justifient sinon encouragent la crise politique actuelle. Fondateur du CRN, il déclare que la seule alternative au pays est la réconciliation nationale. Bref, pour cet autre opposant, il s’agit non d’attiser les différences dans un sens politique aux fins d’intérêts particuliers mais de préparer l’alternative d’une autre voie pour le pays. Ses proches en tout cas, notent et prennent acte du silence de certaines voix confessionnelles.

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