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mercredi 15 août 2018
Antananarivo | 15h42
 

Société

RGPH-3

Dénombrement de la population : les questionnaires publiés

jeudi 7 juin | Ny Aina Rahaga

Les questionnaires posés par les agents recenseurs dans le cadre du projet de recensement général de la population de l’habitat (RGPH-3) suscitent la méfiance des personnes enquêtées. L’Institut national des statistiques (INSTAT) a pris la décision de publier ledit questionnaire qui doit servir à ce recensement afin de dissiper les doutes au niveau de la population, et faire connaître à l’avance les questions à poser.

Selon les explications des responsables au sein de l’INSTAT, les questionnaires ont été établis dans le but de déterminer le niveau de vie de la population, en se basant entre autres sur des paramètres matériels.

« Est-ce que le ménage dispose de tel ou tel équipement ? », « quelle est la principale source d’énergie utilisée pour la cuisson ?... », des exemples de questions qui peuvent embarrasser certains enquêtés, jugées trop personnelles par certains. L’insécurité grandissante dans le pays n’aidant pas non plus à toujours faire confiance aux enquêteurs.

Le Sefafi ou Observatoire de la vie publique de son côté, a émis un communiqué sur le RGPH-3. Selon cet Observatoire, « le RGPH est un évènement d’une importance capitale pour la gouvernance et les politiques publiques. Mais lui accorde-t-on l’importance qu’il mérite ? Pour ce type d’opération qui doit associer la population, la qualité et la cohérence de la communication sont un facteur-clé de succès et auraient dû être nettement améliorées. Mais a-t-on choisi l’agence de communication selon les critères et les règles appropriées ? Un autre élément de réussite consiste à conjuguer la compétence avec la forte motivation des agents de recensement et de leur encadrement. A-t-on procédé avec professionnalisme au recrutement des agents à tous les niveaux ? Leur formation a-t-elle été performante ? Pourquoi les retards dans leur indemnisation, et des moyens de travail d’une autre époque ? Une troisième condition de succès qui a été minimisée est l’instauration d’une méthodologie rigoureuse et homogène, tant au niveau de la collecte que de la restitution et du traitement des données. Une dernière source d’inquiétude tient à la faible implication des administrations locales, dans les communes et surtout dans les fokontany. Quelle stratégie et quelles tactiques ont été mises en œuvre pour impliquer leurs responsables ? En nombre d’endroits, ils ont adopté une posture de spectateurs, parfois mêlée d’hostilité ». Autant d’incertitude de la part de la société civile qui pourrait en effet remettre en question le résultat de ce recensement. Etant donné que dans le RGPH, le volet le plus important reste celui du dénombrement des personnes plus que celui des habitations.

Le dénombrement de la population dans ce RGHP-3 a débuté le 18 mai et devrait être clôturé le 10 juin prochain. L’INSTAT a toutefois évoqué un possible rallongement de cette phase de dénombrement. Les enquêtes prennent plus de temps que prévu et l’accès à certaines localités semble poser des difficultés selon eux.

3 commentaires

Vos commentaires

  • 7 juin à 10:51 | Ibalitakely (#9342)

    Fa ny tsy azon’ny mpitondra & ny INSTAT & izay tompon’andraikitra @ izao resaka fanisana (2018) izao dia ny vohalohany ny hoe azo antoka ve ireo olona mpanantateraka ilay fanisana isam-baravarana ka mba nanao fianianana na serment izy ireny, & sanatria tsy ataorana anao « photocopies » ka hanome olon-dratsy ny zavatra nangoniny [manome sopapa hoy ny tanora izay !!]. Ankohatra izay ny faharoa ny hoe rehefa voaray fa manana an’izao & izao dia hikatra ny hetra fandoha, mbola tsaroana foana mantsy ireny resaka hetra alohan’ny manana alika na tele sns ireny [tsetsatsetsa tsy haritra : izany dia anisan’ny lois tacites toy ny fanaovan’ny vehivavy jipo fohy mihoatra ny 10 cm ambony lohalika, ny project° isakarazany toy ny any @ salles vidéo tsy misy fanarahana, ny épiceries na alimentat° générales izay sady tsy misy mametraka ny vidin’entany intsony no lasa azo isotroana zava-pisotro misy alikaola ka na ny sasany aza sahy mihintsy ankehitriny manisy soratra mazava hoe « épi-bar » ny tranony].

  • 7 juin à 12:14 | Gérard (#5118)

    Avec l’insécurité qui règne en maître à Madagascar je ne vais certainement pas répondre aux questions concernant les articles que je possède dans la maison à savoir radio télé etc. et s’ils veulent savoir si j’habite une maison en bois ou en pierre, il suffit de regarder. Je donnerai le nombre de personnes sous mon toit et basta. Le reste ils marqueront ce qu’ils veulent. D’ailleurs je les soupçonne de vouloir instaurer des taxes foncières et autres avec ces renseignements.

    • 7 juin à 16:33 | Gérard (#7761) répond à Gérard

      et bien chez moi ils n’ont demandé que le nombre de personnes, 2 minutes à peine
      probablement ont ils coché « au jugé » les cases correspondant aux équipements .

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