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Editorial

Culture dites-vous ?

mardi 24 juillet 2007 | RAW

La culture était au centre des débats suite aux propos du président voici quelques jours. Marc Ravalomanana avait alors fait comprendre qu’il fallait mettre fin à certaines pratiques culturelles qui constituent des freins au développement. En tout cas, les jours interdits sont l’une de ces cultures qui entravent la démarche vers la valorisation du travail et l’augmentation de la production rizicole et de la production dans le milieu rural en général.

Ayant accompagné des économistes et chercheurs pour le compte du Fonds d’aide et de coopération dans l’Alaotra entre 1981 et 1983, nous avons déjà dénoncé les jours interdits ou « fady ». Le riziculteur de l’Alaotra ne travaille pas dans la rizière le mardi et le jeudi car c’est « fady ». En sus de ces jours « fady », il profite aussi des jours fériés officiels que sont le samedi et le dimanche. Au total, il ne fait la riziculture que trois jours et demi sur les sept jours de la semaine. Or personne n’est sans savoir que l’Alaotra est le premier grenier à riz de l’île, ou prétend l’être. Le mardi est ancestralement « fady » Par contre le jeudi, c’est le jour du marché et il doit s’y rendre coûte que coûte. Le samedi après-midi et le dimanche, à l’époque, c’était le moment de repos officiel. Bien que christianisé à plus de soixante dix pour cent, l’Alaotra demeure ancré dans certaines croyances ankylosantes.

Interrogé à ce propos, un prélat catholique avoue que le problème réside davantage dans le comportement mental de l’individu qui ne veut pas se persuader que le Christ a déjà tout pris sur son dos et s’est sacrifié pour tous les pêchés du monde, « fady » et autres. Et puis il faut compter avec la paresse et les moyens de production que l’individu possède.

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