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mercredi 26 janvier 2022
Antananarivo | 10h49
 

Communiqué

Communique de la Conférence des travailleurs de Madagascar ‐ C.T.M. sur la résolution de crise.

samedi 28 mai 2011

La Conférence des Travailleurs de Madagascar (C.T.M), qui regroupe les Centrales Syndicales de travailleurs les plus représentatives ci‐après : FI.SE.MA. – SE.KRI.MA – FI.SE.MA.RE – T.M. – SE.RE.MA. – F.M.M. – U.S.A.M. – SARTM –S.R.M.M. ‐ CSTM ‐, fait le communiqué suivant :

Consciente de sa responsabilité citoyenne dès le début de la crise actuelle, la C.T.M. s’est engagée à apporter ses contributions, directement ou indirectement, pour mettre fin à la crise et procéder au retour prompt à la stabilité politique, économique et sociale, gage d’un développement soutenu.

C’est la raison pour laquelle elle a adhéré aux chartes de Maputo, mené des campagnes pour le maintien de l’AGOA, la non‐ suspension des financements et subventions extérieurs pour Madagascar.

Elle a intervenu auprès des Organisations Syndicales d’envergure internationale en vue d’atténuer les impacts de la crise sur les travailleurs et préserver les intérêts socio‐économiques de ces derniers.

En dépit de la marginalisation des acteurs économiques, sociaux et culturels dans la recherche de solutions idoines pour la sortie de crise, la CTM avait déjà proposé et ne cesse de réitérer que seul le dialogue national permet de trouver les voies et moyens pour sortir le pays de l’impasse actuelle, clore les interminables discussions et conflits d’intérêts politiques et/ou partisans et répartir les responsabilités et les devoirs des entités dans la refondation de la nation malgache.

La CTM signale que :

- les solutions apportées jusqu’ici ne sont que partielles car ne traitent que les conflits des différentes factions politiques ;

- la reconnaissance internationale, une des conditions de la reprise de financements internationaux et objet d’actions intensives des autorités de fait actuelles ne devrait pas être accordée indépendamment de la reconnaissance nationale ;

- les dédommagements des victimes – s’il y en a ‐ ne devraient pas être uniquement réservés aux protagonistes et victimes politiques, mais étendus aux victimes innocentes des dommages collatéraux dont particulièrement les travailleurs ; la CTM reste un des maillons essentiels dans les modalités à adopter dans ce sens en faveur des travailleurs.

- Il n’y a pas de solide garantie de paix sociale, de développement soutenu et pérenne et de croissance équitable en dehors du respect des libertés et droits fondamentaux de l’Homme, de l’instauration d’un véritable Etat de Droit et de la Bonne Gouvernance.

Cela va de pair avec la prise en compte et la mise en œuvre des recommandations de l’Organisation Internationale du Travail, particulièrement, en matière de d’emploi, de protection sociale et de dialogue.

La réunion au sommet des Chefs d’États de la SADC tenue dernièrement à Windhoek prévoyant la tenue d’une réunion des parties prenantes malgaches en vue de l’ultime recherche de sortie de crise, la Conférence des Travailleurs de Madagascar, réclame une fois de plus sa participation à de telle instance et espère être reconnue par les organisateurs.

Fait à Antananarivo le 26 MAI 2011

Au nom de la C.T.M.

Le Coordinateur Général

José RANDRIANASOLO

4 commentaires

Vos commentaires

  • 28 mai 2011 à 07:43 | N.R. (#2958)

    Monsieur le coordinateur général du CTM,
    Je suis d’accord avec vous que le débat sur la crise actuelle est monopolisé par les protagonistes politiques, mais la faute à qui ? Depuis les années 80, que les conditions de travail ne cessent de se dégrader, qu’ont fait les leadeurs syndicaux ? A en croire que ses dirigeants sont soudoyés pour être complice de la détérioration de la situation sociale des travailleurs.

    Les travailleurs Malagasy sont rendus à l’état d’esclavage avec votre complicité. Laissez la politique aux politiciens, mais jouez votre role syndical à la hauteur de la soufrance des travailleurs.

    D’autre part, je suis curieux de connaitre l’avis des autres membres du CMT sur le contenu de votre communiqué

    • 28 mai 2011 à 21:20 | Newdep (#5157) répond à N.R.

      Bonsoir NR,

      Avant tout, je me demande si vous connaissez un tant soit peu le Monde Syndical, a fortiori le Monde du Travail, à Madagascar ! Et puis c’est CTM, non CMT comme vous l’écrivez vers la fin de votre post. Alors ne jugez pas trop vite ! Ayez la patience de consulter d’abord, au moins les pages du web sur Mcar, qui parlent de syndicalisme ou de syndicat, ou de leaders syndicaux, ou d’évènements concernant l’environnement du Travail... vous saurez que votre limite est de votre fait, non de celui du Syndicalisme.

      Aucun Syndicaliste digne de ce nom n’aurait pu aider des pustchistes à porter des coups sanglants le 26 Janvier 2009 aux entreprises et à leurs employés et cadres.... Aucun Syndicaliste qui se respecte, de ce fait ne pourrait rendre à l’esclavage les milliers de Travailleurs jetés malgré eux à la rue depuis. Et tout Syndicaliste ayant à coeur le devenir des Travailleurs ne peut que condamner l’acte répréhensible et criminel du coup d’Etat. Par pure Politique syndicale.

      Si le Conseil Economique et Social figure sur la Charte de Maputo, (et même le pouvoir de fait l’a bien repris sur sa Constitution), c’est bien les Syndicalistes qui ont trimé depuis pour que cette institution voie le jour. La Société Civile a emprunté le pas. Il traitera des matières sociales et économiques sans lesquelles une politique réelle et conséquente sur le Social des Travailleurs, l’Emploi et les véritables rôles économiques des Entreprises restera coquille vide.

      Pour dire que la CTM est bien placée pour revendiquer une présence certaine à des débats qui décideront de l’issue de la crise que les Travailleurs subissent cruellement aussi de leurs côtés.

      Voyez-vous une soi-disant complicité à protéger les droits fondamentaux des Travailleurs ?

      Si j’étais vous, j’attendrais pas pour saluer la CTM de cette initiative.

      Sincèrement.

      Salut.

      Newdep.

    • 29 mai 2011 à 16:06 | N.R. (#2958) répond à Newdep

      Newdep,
      Suis je pas assez clair, ou vous ne voulez pas admettre l’échec des syndicats des travailleurs à Madagascar ?
      Je ne fais référence aucunement aux évennements politiques récents qui apparament vous frustrent.
      La souffrance des travailleurs Malagasy ne date pas de 2009. Les différents évennements qui reflètent la crise sociale à Madagascar, depuis l’indépendance, remonte à 1972. Malheureusement les revendications populaires sont restées vaines malgré les promesses des différents gouvernants successifs. La fracture sociale naissante ne cesse de s’élargir parallèlement à la crise.

      Les conditions de travail n’ont pas céssées de se dégrader. Les ouvriers, notament dans les zones franches, filière AGOA comprise, sont rendus à l’état d’esclavage. Des salaires de misère qui ne suffit même plus à se nourrir. Qu’ont fait les leadeurs syndicaux ?
      Je ne minimise aucunement le role syndical, bien au contraire. Mais en l’état actuel des choses, sont ils à la hauteur ?

  • 29 mai 2011 à 18:53 | fozafôbia (#5274)

    PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !

    Le Peuple malgache est la principale victime de cette crise politique sans précédent ! il est bien évident que c’est le PROLÉTARIAT et le LUMPENP-ROLÉTARIAT qui furent souvent le fer de lance des "révolutions" malgaches !

    Permettez-moi ces quelques explications : J’entends par prolétariat la classe opposée à la bourgeoisie, celle qui ne possède ni le Capital ni les moyens de production mais réduite à vendre ses forces de travail pour subsister. Le "lumpen-prolétariat" est une couche sociale dépossédée mais qui est exclue du marché du travail, ne pouvant pas ainsi vendre ses forces de travail ; il constitue ce que Marx définit comme l’ "armée de réserve" de l’industrie. En effet le prix des forces du travail fluctue en fonction de la progression et de la régression du chômage : quand le taux de chômage augmente, le prix ds forces de travail tend à la baisse (baisse relative) et, vis versa, quand le chômage tend à la baisse le prix des force de travail tend à la hausse.

    Actuellement la force de la classe ouvrière malgache reste très limitée ! Chose curieuse, les syndicats qui ont le rôle de protéger les intérêts de la classe ouvrière, n’arrivent pas à s’implanter d’une manière réelle à Madagascar, pas comme vers les années 30 - 40 - 50 - 60 ! En effet les grandes centrales syndicales malgaches ont été affiliées aux grandes centrales internationales et couvertes par les grandes centrales françaises telles que la CGT, la CFTC (devenue CFDT), la CGT-FO. Les deux centrales syndicales françaises à savoir la CGT, la CFDT sont sous le contrôle respectif du Parti Communiste et du Parti Socialiste tandis que la CGT-FO est affiliées à la Confédération Internationale des Syndicats Libres, CISL. Alors il est bien compréhensible que le FISEMA ut sous le contrôle de l’AKFM, le FFM sous le contrôle du PSD le SYMPIMITO sous le contrôle du MONIMA, le Tolon’ny Mpkarama sous le contrôle du M.F.M. ! Mais après les années 90 les ouvriers syndicalisés furent profondément déçus à cause de l’échec patent du mouvement des "Hery Velona", les leaders des Hery Velona ont délaissé complètement la classe ouvrière ! En 2001 les syndicats ont cru à un Marc Ravalomanana (sachez que lors de l’inauguration du bâtiment hébergeant le Sénat - actuellement le C.S.T. - le Maire Marc Ravalomanana se démena pour rester aux côtés du P.R.M. d’alors, M. Didier Ratsiraka et en même temps pour haranguer les travailleurs en meeting sur la place d’Ambohijatovo et sachez que ce furent les leaders syndicaux d’alors qui ont invité M. Marc Ravalomanana à se porter candidat à la présidence du pays, bien avant les politiciens et les Ecclésiastiques !). Malheureusement les syndicats ont connu des "hémorragies" importantes, inversement à l’augmentation des "zones franches", implantation "boostée" plus tard par l’AGOA !

    Sachez que les leaders syndicaux ont cru trouver en M. Andry Rajoelina leur "messie" mais la désillusion ne s’est fait pas attendre longtemps ! La préférence de notre D.J.-Président ne va pas vers le prolétariat mais plutôt vers la soldatesque ! Il arrive même où l’effectif des syndicats malgaches semble être réduit leurs seuls dirigeants !

    Devant les effets pervers de la crise et de la "globalisation", les syndicats malgaches sont désemparés et mal armés ! Les dirigeants de fait ne comprennent que les langages "politiques" (que savent manier les "corporations" telles que le SECES, le syndicat des médecin ou des paramédicaux et restent de marbre devant les revendications syndicales car les ouvriers travaillant dans ce qui reste du tissu industriel malgache ne se fient plus aux syndicats !

    Raison pour laquelle il faudra réfléchir à UNIR LA FORCE DE TOUTE LA CLASSE OUVRIÈRE MALGACHE ! Prolétaires de Madagascar, uissez-vous !

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