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dimanche 17 novembre 2019
Antananarivo | 18h02
 

Economie

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Clôture de la réunion du fonds africain du développement à Madagascar

jeudi 4 juillet | Arena R.

La 15ème reconstitution du Fonds africain du développement qui s’est déroulée dans la capitale, à Antananarivo, depuis lundi s’est clôturée hier. Trente-trois pays donateurs du fonds ont participé à cette réunion dont l’ouverture a été assistée par le président malgache, Andry Rajoelina. Cette reconstitution a été présidée par Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement.

Dans des situations de fragilité ou de grande pauvreté, l’intervention du Fonds africain de développement a souvent enregistré des résultats spectaculaires. À Madagascar, les projets soutenus par le fonds ont permis de tripler les rendements de riz dans des périmètres irrigués, faisant bondir les revenus agricoles de quelque 140%. Le président malgache a également, appelé le fonds lors de la cérémonie d’ouverture à aider Madagascar à redevenir le grenier rizicole de l’océan Indien alors que l’île importe aujourd’hui quelque 500 000 tonnes de riz.

Par ailleurs, toujours dans la Grande île, le projet de centrale hydroélectrique de Sahofika, à une centaine de kilomètres de la capitale, doit permettre de réduire de 500% le prix de l’électricité. « Toutes les ressources sont à notre portée pour pouvoir répondre localement aux besoins alimentaires de la population. Il faut créer des chaînes de valeur agricoles », avait déclaré Andry Rajoelina.

Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a rappelé que le fonds africain de développement est toujours resté aux côtés de Madagascar alors que beaucoup de bailleurs l’ont abandonné lorsque le pays a connu des soubresauts politiques, économiques et sociaux. « Nous avons renforcé des institutions affaiblies, restauré l’accès à des services de base comme l’eau et l’assainissement et construit des infrastructures durables », indique-t-il.

Lors d’une rencontre avec le ministre de l’Economie et des finances malgaches, Joël Randriamandranto, le président de la BAD a, entre autres, évoqué du rôle important joué par la FAD pour Madagascar. « Depuis que nous nous sommes engagés avec votre pays, nous avons fait un investissement de 1,9 milliards de dollars américains, dont 1,2 milliards de dollars du FAD », avait-il rappelé.

Lors des trois jours de la reconstitution, il a par ailleurs plaidé en faveur du fonds qui joue un rôle déterminant auprès des pays du continent en situation de fragilité. « Eradiquer la pauvreté, les inégalités et la fragilité est un travail de longue haleine. Répondre au changement climatique, aux inégalités de genre, combattre la corruption et la mauvaise gestion des ressources naturelles, construire des infrastructures de qualité est aussi un travail de longue haleine », a-t-il évoqué.

22 commentaires

Vos commentaires

  • 4 juillet à 10:50 | Vohitra (#7654)

    Arena, Richard R. mais pas Joel R, le premier est charge du portefeuille des finances et le second du tourisme.

    Et la je me demande s il y a un lien de parente entre les deux ministres...

    Cette idee de grenier a riz de l ocean indien est un slogan en vogue lors du quinquenat de Hery R. Et le velirano mentionne 100.000 Ha d extension de perimetre rizicole.

    Alors, le FAD est il pret a financer ce velirano oui ou non ?

    • 4 juillet à 12:02 | betoko (#413) répond à Vohitra

      Avec la Chine ,c’est fort possible ,car j’ai lu sur orange.mg la semaine dernière que des experts chinois pour la culture du riz hybride viennent d’arriver à Madagascar et ils vont planter quelque chose comme 2000 ha de ce type de riz

    • 4 juillet à 12:23 | Vohitra (#7654) répond à Vohitra

      Betoko. Betoko,

      Quand on dit hybride, cela veut dire une amelioration varietale par voie de croisement, et la on travaille sur la productivite. Et c est une intensification mais nullement une extension de la superficie.

      L hybridation pourrait constituer un risque si on n arriverait pas a preserver les varietes locales adaptees au contexte de la production paysanne et des conditions pedo-climatiques.

      Qu en est il des varietes hybrides Panar introduites d Afrique du Sud ? La production maisicole du pays n a cesse de chuter car les varietes hybrides exigent parfois des techniques et intrants hors de portee du paysannat..

      Il faudrait proceder par etape, il vaut mieux commencer par vulgariser les varietes locales ameliorees par selection varietale qui sont deja disponibles, et accompagner les paysans par le biais de la mise en place d une Banque de developpement mais non pas ces institutions de finances rurales..

    • 4 juillet à 13:14 | NTMO (#10005) répond à Vohitra

      En plus de ce que dit Vohitra, il faut préciser que les végétaux hybrides ont cette particularité de ne pas donner une semence qui conserve les caractéristiques de la plante mère.
      Le cultivateur est donc obligé d’acheter sa semence tous les ans. C’est ainsi que les Monsanto et compagnies font leur beurre sur le dos des pauvres agriculteurs.

      C’est à Madagascar que l’on a mis au point la méthode de culture SRI (Système de Riziculture Intensive ou Vary Maro Anaka) mais force est de constater que 30 ans après le début de sa vulgarisation, le taux d’adoption est en dessous de 5%... cherchez l’erreur.
      D’autres pays se sont emparés de la méthode et ont considérablement augmentés leurs rendements.
      On peut nourrir TOUS les Malagasy avec le SRI et bien plus encore.

    • 4 juillet à 15:03 | Albatros (#234) répond à Vohitra

      Bonjour Vohitra !.

      Avant d’être le "grenier à riz de l’Océan Indien", ce serait bien, effectivement, que Madagascar soit un grenier à riz pour Dago !.

  • 4 juillet à 15:16 | Albatros (#234)

    Une petite remarque pour Betoko (#413).

    Ce qui intéresse les chinois ce n’est pas de nourrir les malgaches, mais de palier à leur propre problème d’alimentation !. En Chine les agriculteurs, attirés par les salaires des "usines du monde", commencent à manquer dans les campagnes. Et le gouvernement cherche dans des pays où la main-d’oeuvre est moins cher, des zones de production pour nourrir sa propre population.

    Pas pour les beaux yeux des malgaches !.

    Et les remarques de Vohitra et de NTMO sont pertinentes et réelles.
    Les chinois imposeront, leurs semences, leurs engins agricoles et expédieront (certainement en très grande partie !) la production chez eux !. Peut-être en laissant au passage quelques miettes aux politiques et aux douaniers !.

    • 4 juillet à 16:54 | betoko (#413) répond à Albatros

      Merci pour l’info Je voudrais savoir si notre gouvernement s’est fait piégé Est ce que nos ingénieurs agricoles sont au courant de tout ce que vous dites ,car y a péril en vue ?

    • 4 juillet à 17:53 | Maxim (#5960) répond à Albatros

      Loin de là Betoko, le gouvernement est complice. Dès qu’il y a un étranger, il voit toujours de l’argent pour s’enrichir.

  • 4 juillet à 16:55 | betoko (#413)

    Pour ne pas dire péril en la demeure

  • 4 juillet à 17:54 | ratiarison (#10248)

    O ? ra-VOHITRA A ! Inona no fantatrr’ i BETOKO aminy izay*** antsoina hoe : HYBRIDE ?? na ny ati-dohany aza efa HYBRIDE aminy i D.J..!! mifangaro jiaby **ny ao aminy LOHANY !! mahereza

    • 5 juillet à 09:33 | Hery Rak (#10294) répond à ratiarison

      Ny toetsainao mihintsy no efa lomorona raha izao. Tsy misy andro miratra mihintsy ny anao fa dia ny hanaratsy hatrany. Tsy mahagaga koa moa zany fa fomban’ny tsy manao no miteniteny foana. raha tena mafy dia manaova fa tsy ato anatin’ity tranokala ity no be vava otran’izao. Inona no mba vitanao ???

  • 4 juillet à 18:08 | diego (#531)

    Bonjour,

    C’est de l’économie. C’est de la science avant tout, autrement dit, il n’y a pas de place pour l’improvisation, Revingadra, des projets économiques fantaisistes et d’annonces de développement qui ne soient pas soutenus par un ou deux grands investissements étatiques dont les provenances des financements sont très bien identifiés.

    1.2 milliards d’Investissement ! Cela n’a pas été fait en 6 mois de présidence de Rajoelina, cela doit être souligner.

    On n’annonce pas un grand Investissement. Mr Adesina explique tout simplement que la Banque Africaine de Développement n’a pas abandonné Madagascar durant la crise. Un constat un peu étrange sachant bien que Madagascar est toujours en crise.

    Une crise politique, économique et bien évidement une crise Constitutionnelle. Madagascar n’est plus du tout un pays souverain. La majorité des citoyens malgaches n’est pas très bien éduquée, n’a pas reçu une éducation en droit lui permettant de bien comprendre ce qu’un pays souverain veut dire et ce que cela comprend exactement.

    Un pays indépendant doit impérativement organiser tout seul ses processus électoraux et financer ses propres élections, point ! Pas des discussions.

    Quel pays occidental accepterait les financements de ses processus et ses élections, par les pays étrangers ? Pas un seul !

    On peut emprunter aux Banques pour cela, et encore, pas n’importe quelles Banques. Tout le monde le fait. Quand vous laissez aux pays étrangers de financer vos élections, ils contrôlent vos élus, autrement dit, les pouvoirs politiques et juridiques, de facto, l’Exécutif, Législatif et Judiciaire.

    Dans un tel pays avec une telle situation politique, parler de développement est une utopie.

    Après 60 ans de l’indépendance Politique, les États et les Institutions politiques africains et de Madagascar ne sont toujours pas solidement implantés, ne tiennent pas route dans l’alternance au pouvoir, et soufrent de légitimité, les politiciens et les dirigeants en ont fait des Instruments pour se maintenir au pouvoir.

    Si un pays n’avait pas un État et des Institutions solides, fiables et légitimes, annoncer ici et là serait vide de sens, point !

    Un pays dans lequel l’Etat et les Institutions ne sont solides est dans l’incapacité tout simplement de conduire un quelconque projet.

    • 5 juillet à 09:38 | Hery Rak (#10294) répond à diego

      Fa iza kay no nahatonga izany rehetra izany ??? Tsy hoe vao nanomboka tamin’ny 2019 akory ny fampianarana teto Madagasikara ary tsy hoe tamin’ity taona ity ihany koa isika no nindrambola hanaovana fifidianana. Ny soketa sy ny fanaratsiana tsy hahavita zavatra na kely aza. Manaova hohitan’ny olona. Ny sainao no tsy manaiky ny fitondrana dia lazainao fa misy crise constitutionnelle eto. Tsy ny constitution no ratsy fa ny volonté polique mba hampandroso no tsy nisy hatrizay.

  • 4 juillet à 19:15 | kartell (#8302)

    .... « Eradiquer la pauvreté, les inégalités et la fragilité est un travail de longue haleine. Répondre au changement climatique, aux inégalités de genre, combattre la corruption et la mauvaise gestion des ressources naturelles, construire des infrastructures de qualité est aussi un travail de longue haleine »....
    Cette déclaration est d’une banalité effrayante tout en permettant de pouvoir servir de constat immuable à une majorité de pays du continent africain et à son orateur d’enfoncer des portes, vermoulues, grandes ouvertes !.....
    On aurait aimé un peu plus d’originalité dans ces observations bateaux qui deviennent avec cette platitude des situations sans effet tout en leurs conférant un pouvoir anesthésiant à forte overdose !....

  • 4 juillet à 19:51 | diego (#531)

    Bonjour,

    Le sous-développement n’est pas un phénomène conjoncturel qui peut être, principalement, atténué, voir résolu partiellement par quelques mesures d’urgence gouvernementales.

    C’est évidemment un problème plus profond, de nature structurel.

    Il est illusoire de croire qu’on peut enclencher le développement des pays pauvres avec des financements ponctuels des Institutions financières octroyés aux dirigeants de ces pays, dans lesquels, systématiquement, les États et les Institutions sont assez faibles, exposés à la corruption.

    En France, un pays moderne, les institutions judiciaires sont fiables, ont les moyens de leurs ambitions, indépendantes, plus de 25 milliards d’euros échappent au fisc.

    Imaginons ce qui se passe à Madagascar !

    Il faut donc s’attaquer aux problèmes structuraux.

  • 5 juillet à 09:48 | Hery Rak (#10294)

    59 taona aty aoriana isika vao hanomboka ny fampandrosoana izay tsy nisy hatrizay ? Mahagaga ihany zany fa inona zany no nataon’ireo mpitondra teo aloha. Firy taona aty aoriana isika vao milaza fa haverina ho sipitrin’ny vary aty amin’ny ranomasimbe indray i Madagasikara. Fa maninona ny filoha rehetra teo aloha ny mba sahy mila izany. Maro ny tany azo volena eto amin’ny firenena. Azo atao tsara ny mamboly karazambary maro nefa ihany koa azo tazomina koa ireo karazambary tsara sy mety hatrizay.

  • 5 juillet à 09:58 | lysnorine (#9752)

    Re : NTMO 4 juillet 2019 à 13:14 à Vohitra

    « C’est à Madagascar que l’on a mis au point la méthode de culture SRI (Système de Riziculture Intensive ou Vary Maro Anaka) mais force est de constater que 30 ans après le début de sa vulgarisation, le taux d’adoption est en dessous de 5%... CHERCHEZ L’ERREUR.
    « D’autres pays se sont emparés de la méthode et ont considérablement augmentés leurs rendements.
    « On peut nourrir TOUS les Malagasy avec le SRI et bien plus encore »

    Il n’y a pas d’erreur à chercher ! La raison est bien connue :

    La VÉNALITÉ criminelle des dirigeants et responsables Malagasy de la politique agricole par leur REFUS de promouvoir SYSTÉMATIQUEMENT et par TOUS LES MOYENS le SRI au profit de la poursuite d’AUTRES ALTERNATIVES totalement NÉGATIVES qui gonflent seulement leurs POURBOIRES (et le déficit de la balance commerciale) via l’accroissement des IMPORTATIONS en matière de
    - SEMENCES hybrides et/ou OGM ;
    - ENGRAIS
    - PESTICIDES
    - HERBICIDES
    - MACHINES AGRICOLES associées à la promotion d’une AGRO-INDUSTRIE NÉFASTE pour la nation à tous points de vue mais pas pour « les MONSANTO et compagnies font leur beurre sur le dos des pauvres agriculteurs. »

    Leur politique vise `NON PAS À L’AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE de Madagascar, MAIS À L’ACCROISSEMENT DE SA DÉPENDANCE DE L’EXTÉRIEUR, par la DESTRUCTION DE L’AGRICULTURE FAMILIALE ET LA BRADERIE DES TERRES MALAGASY aux gros intérêts étrangers. Cette TRAHISON flagrante et CONTINUE des intérêts du peuple et de la paysannerie Malagasy depuis au moins « 30 ans après le début de [la] vulgarisation » DANS LE RESTE DU MONDE du SRI ou Voly Vary Maro Anaka

    L’interview ci-après rappelle sans ambages cette trahison :
    LE SRI UN OUTIL DE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE ?
    NATURE&PROGRÈS N°78 JUIN-JUILLET-AOÛT 2010
    https://www.srimadagascar.com/revue-de-presse/

    Frédéric Guérin : POURQUOI le SRI ne se développe-t-il pas plus vite à Madagascar ?
    Edmond Rataminjanahary : Le développement du SRI à Madagascar est bloqué depuis des années par MANQUE DE VOLONTÉ POLITIQUE DE L’ÉTAT Le SRI a été découvert à Madagascar mais, DEPUIS VINGT ANS, il a toujours été MIS DE CÔTÉ AU PROFIT DU SRA (système de riziculture améliorée) qui utilise INTRANTS CHIMIQUES et SEMENCES AMÉLIORÉES . Au niveau international, les institutions comme l’IRRI ONT ENCORE DU MAL À ACCEPTER que le SRI ait été découvert et DÉVELOPPÉ PAR LES PAYSANS EUX-MÊMES et non dans leur institut de recherche. Ils remettent régulièrement en cause sa véritable efficacité, par rapport aux technologies modernes comme les OGM. A Madagascar, comme dans d’autres pays je suppose, la diffusion du SRI est dépendante des devises injectées par les programmes d’aide au développement des pays du nord FAVORISANT LES TECHNOLOGIES QUI PROFITENT AUX MARCHÉS DES INTRANTS CHIMIQUES. Les américains, notamment, fortement impliqués dans la vulgarisation d’un SRI, et qui ne donnent rien sans contrepartie, financent uniquement des organisations paysannes auxquelles ils sont affiliés et QU’ILS SONT SÛRS DE POUVOIR CONTRÔLER

    Claire Chauvet : Le SRI ne s’est-il pourtant pas développé partout dans le monde via ces programmes de développement ?
    Edmond Rataminjanahary : Depuis des années, beaucoup se targuent de développer le SRI au profit des paysans à travers le monde, mais bien que TEFY SAINA n’ait jamais voulu être « propriétaire » de cette technique, il s’agit d’un vaste piratage, d’une usurpation en quelque sorte : le secret du SRI réside dans la compréhension de la physiologie du riz. Quand on fait des formations en milieu rural, IL NE S’AGIT PAS D’INCULQUER UNE MÉTHODE TOUTE FAITE, MAIS bien d’OPÉRER UN CHANGEMENT DE MENTALITÉ DES PAYSANS, acteurs à la base, pour leur permettre de sortir de la méconnaissance généralisée dans laquelle on les entretient. Le père Henri de Laulanié disait : « La formation vise le long terme et cherche même à se rendre inutile : l’agriculteur bien formé pourra progresser par lui-même en profitant de toutes les opportunités. Même laissé à lui-même, il ne remettra pas en cause son acquis et ne reviendra pas en arrière. » C’est là toute la DIFFÉRENCE ENTRE VULGARISATION , employée dans ces programmes de développement, et la FORMATION telle que TEFY SAINA la conçoit.

    Frédéric Guérin : Au fond, POURQUOI, LAISSE-T-ON LES ACTEURS RURAUX DANS CETTE MÉCONNANCE ?
    Edmond Rataminjanahary : Madagascar est composé de plus de 90% de ruraux, autant dire la force vive du pays. Quand on n’a pas eu une formation agricole adéquate, qui inclut l’aménagement du terroir, la gestion du temps et de l’argent, la conservation de la richesse du sol et des semences, il est difficile de se défendre face à l’arrogance des puissants. LAISSER LES PAYSANS DANS L’IGNORANCE, C’EST LES MAINTENIR DE MANIÈRE PERPÉTUELLE DANS UNE CULTURE DE DÉPENDANCE, qui est la PORTE OUVERTE À L’ACCAPAREMENT DE LEUR TERRE et de leurs ressources…
    [Ce qui constitue l’essence de la « philosophie » des politiques des dirigeants Malagasy en la matière, se traduisant par la TRAHISON éhontée des intérêts du peuple, de la nation et de son économie !]

    (à suivre)

    • 5 juillet à 10:07 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      Re : NTMO 4 juillet 2019 à 13:14 à Vohitra
      « CHERCHEZ L’ERREUR…On peut nourrir TOUS les Malagasy avec le SRI ».
      Rappelons quelques références sur les résultats du SRI à Madagascar

      - 1994/5-1998/9 : RICE YIELDS IN MADAGASCAR, 1994/5-1998/9
      Small-Scale Irrigation Systems on High Plateau receiving French development assistance
      http://sri.ciifad.cornell.edu/countries/madagascar/madhirschdata.pdf

      - 2001 : REPORT FROM FIELD VISIT TO FARMERS PRACTICING S.R.I. …
      6 Jun 2001 … 1. REPORT FROM FIELD VISIT TO FARMERS PRACTICING S.R.I. AROUND. LAC ALAOTRA, MADAGASCAR - June 6, 2001 - Norman Uphoff.
      http://sri.ciifad.cornell.edu/countries/madagascar/madritrjun01.pdf

      - 2001 : Madagascar rice trials lead to agricultural revolution : New methods break with centuries of tradition
      SOURCE : Financial Times, John Madeley
      DATE : January 23, 2001
      http://www.gene.ch/genet/2001/Jan/msg00083.html

      “When SMALL FARMERS in Madagascar employed a new way of growing rice in the late 1980s, the results were so startling that AGRICULTURAL SCIENTISTS COULD HARDLY BELIEVE THEY WERE POSSIBLE . Yields of about two tonnes per hectare had SHOT UP to about 8-10 tonnes per hectare, WITHOUT CHEMICAL FERTILISERS, PESTICIDES or EXPENSIVE SEED VARIETIES, and by breaking some of the conventional "rules" of rice management. For years the new technique, known as the System of Rice Intensification (SRI), was VIRTUALLY IGNORED….
      After being evaluated by Cornell University in the US, THE SYSTEM HAS SPREAD TO OTHER COUNTRIES, INCLUDING MAJOR RICE GROWERS such as Bangladesh, China and Indonesia. In CHINA yields of 9-10.5 tonnes per hectare were achieved in the first year of the system, compared with the national average of 6 tonnes per hectare....”

      - 2004 : « Charlotte, agricultrice de Maroantsetra, porte-flambeau de la technique Sri »
      (L’Express de Madagascar n°2856 du vendredi 30 juillet 2004 )
      « [...] A 57 ans, elle est une productrice de riz débutante, pourrait-on dire. Après des années d’exploitation de type familiale et traditionnel qui ne donnait en tout et pour tout que 3 tonnes, Charlotte a adopté la technique du Sri, le système de riziculture intensif. Elle l’exploite depuis maintenant deux ans sur sa rizière de 1 ha sise à Ambodipaka dans la commune d’Ivoloina, province de Maroantsetra. Cela lui a permis en 2003 d’obtenir 10,8 tonnes puis de transformer son deuxième essai pour cette saison 2004 avec une production de 13,5 tonnes.

      - 2007
      TARATRA (niseho ny 26/11/2007 )
      FIHARIANA-TOEKARENA
      Fifaninanana mamboly vary
      . 12,294 taonina no vary azo tamin’ny velaran-tany 1 ha. Io no vokatra azon- dRandriamampionona Georges, tantsaha avy any ANKAZOBE, Faritra Analamanga, nandritra ny fifaninanana mamboly vary tamin’ity taona 2007 ity.
      . nahazo 12,11t/ha dRtoa Zanamiarana Antoinette, avy any MORAMANGA, Faritra Alaotra Mangoro

      Quelques expériences en dehors de Madagascar
      - 2003-2004, INDIA

      http://www.i-sis.org.uk/TIRGRSRI.php

      SIS Report 05/07/04
      Top Indian Rice Geneticist Rebuts SRI Critics

      In January 2003, I was able to learn about SRI on a study tour to SRI LANKA , and was amazed to see the potential of this system. On returning to Andhra Pradesh, I started EDUCATING FARMERS on the skills involved in SRI and motivated them to take up this system on a small scale in demonstration plots...
      On average, the size of the demonstration plot was 0.4 ha, with the largest at 1.6ha. As many as 10 different varieties, chosen by the farmers themselves, were tried in all 22 districts of the state, under different soil and irrigation systems. The results achieved were highly satisfactory, giving an AVERAGE YIELD ADVANTAGE OF OVER 2.0 t/ha. About 40 farmers got yields over 10t/ha, and 5 districts had average yields over 10t/ha. The highest recorded was 16.2 t/ha followed by 15.7t/ha....
      (à suivre)

    • 5 juillet à 10:11 | kartell (#8302) répond à lysnorine

      Avant de se triturer le cerveau, il vaudrait mieux résoudre le problème en urgence que constitue l’insécurité galopante dans les campagnes d’autant que les dalaho ne constituent que la partie la plus médiatisée de cette situation de plus en plus inquiétante et pas uniquement en Alaotra !...
      https://lexpress.mg/04/07/2019/alaotra-les-vols-infestent-les-rizieres/

    • 5 juillet à 10:20 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      Re : NTMO 4 juillet 2019 à 13:14 à Vohitra
      « CHERCHEZ L’ERREUR… »
      (Suite et fin)
      L’article suivant sur l’expérience du MALI indique des pistes pour la réponse.

      - 2018-MALI

      Système de riziculture intensive au Mali peut-il être transformé en « or blanc » ?
      octobre 19, 2018
      https://intellivoire.net/systeme-de-riziculture-intensive/
      Lorsque les producteurs de riz au Mali ont commencé à avoir des rendements NEUF FOIS SUPÉRIEURS À LA NORMALE DANS LE DÉSERT malien, près de la célèbre ville de Tombouctou, IL Y A DIX ANS [2008] , un passant aurait pu confondre cette culture avec un autre mirage dans le désert.

      C’est plutôt le résultat d’un EXPLOIT TECHNIQUE (Système de riziculture intensive) qui a laissé les experts de ce pays émerveillés – mais qui n’a pas encore été largement diffusé dans la communauté agricole malienne.

      « Nous devons redoubler d’efforts POUR ENGAGER LES DIRIGEANTS POLITIQUES », a déclaré à Reuters Djiguiba KOUYATÉ, coordinateur au Mali de l’agence allemande de développement (GIZ)...

      Le Système de riziculture intensive est UTILISÉ à la fois sur des TERRES irriguées et NON IRRIGUÉES, ce qui signifie qu’il est POSSIBLE DE CULTIVER DU RIZ MÊME DANS LE DÉSERT DU MALI, ont montré des projets pilotes menés par l’USAID.
      Norman UPHOFF conseiller principal au SRI International Network and Resources Center de l’Université Cornell aux États-Unis, utilise désormais le Système de riziculture intensive dans 61 [SOIXANTE ET UN] pays, notamment en Sierra Leone, au Sénégal et en Côte d’Ivoire.

      Les plants de riz cultivés selon la méthode vivent plus longtemps car, avec plus d’espace, plus d’oxygène et moins d’eau, leurs racines deviennent plus grosses et plus profondes, ce qui leur permet de mieux résister à la sécheresse et de ne pas se détériorer en cas d’inondation, a-t-il déclaré.

      Malgré son succès, cette technique a été adoptée avec plus ou moins d’enthousiasme selon les pays. C’est parce qu’elle RIVALISE AVEC LES VARIÉTÉS AMÉLIORÉES DE RIZ HYBRIDE QUE LES SOCIÉTÉS AGRICOLES VENDENT, a déclaré Uphoff par téléphone.

      « L’AGRICULTURE D’ENTREPRISE A UN INTÉRÊT ÉNORME [À PERDRE !] dans cela », a-t-il déclaré. La nouvelle technique n’est « PAS UNE BONNE NOUVELLE pour les sélectionneurs de marques et les SOCIÉTÉS DE SEMENCES ».

      Le Mali est le deuxième producteur de riz d’Afrique de l’Ouest, mais il importe toujours 18% de son riz par an, selon Abdoulaye Koureissi, coordinateur national de la plate-forme des producteurs de riz.

      Les IMPORTATIONS EMPÊCHENT LA PRODUCTION LOCALE D’ATTEINDRE SON PLEIN POTENTIEL, a-t-il déclaré.

      Pour Faliry BOLY, qui dirige une ASSOCIATION AGRICOLE, la perspective que le riz devienne un « or blanc » pour le Mali devrait INCITER LES AUTORITÉS et les agriculteurs À ADOPTER le Système de riziculture intensive

      La méthode pourrait augmenter les rendements tout en offrant une alternative plus respectueuse de l’environnement, notamment en REMPLAÇANT LES ENGRAIS CHIMIQUES PAR DES ENGRAIS ORGANIQUES, a-t-il déclaré.

      De plus, le Système de riziculture intensive se prête naturellement au climat LARGEMENT ARIDE du Mali [ Quid du SUD de Madagascar ?] , a-t-il déclaré.

      KOUYATÉ [coordinateur au Mali de l’agence allemande de développement (GIZ)] a déclaré que le Système de riziculture intensive utilise jusqu’à 40% MOINS D’EAU que les méthodes traditionnelles de culture du riz.

      Cependant, le Système de riziculture intensive est resté largement expérimental, AUCUNE POLITIQUE GOUVERNEMENTALE N’AYANT ÉTÉ MISE EN PLACE POUR ENCOURAGER L’ADOPTION DE CETTE PRATIQUE, a déclaré Kouyaté...

      le coût d’une machine pour TRANSPLANTER le riz – un élément clé du système – est compris entre 2 100 et 2 900 dollars, soit plus que ce que de nombreux agriculteurs peuvent se permettre...

      KOUREISSI, de la PLATE-FORME DES PRODUCTEURS de riz, a déclaré avoir constaté que les AGRCULTEURS étaient DÉCOURAGÉS par l’investissement et l’apprentissage de la nouvelle méthode, ainsi que la formation de leurs ouvriers agricoles puis la mise en pratique...

      MAIS Sibiri KONATÉ, qui cultive du riz depuis près de TROIS DÉCENNIES à Baguineda...a parcouru le pays pour recevoir une FORMATION sur le Système de riziculture intensive DISPENSÉE PAR UN AUTRE AGRICULTEUR il y a deux ans.

      Sur sa ferme de QUATRE HECTARES, qui fait partie d’une allocation communautaire plus importante, Konaté a déclaré avoir vu sa récolte passer de 7 à 10 tonnes par hectare....

      Norman UPHOFF dit :
      octobre 20, 2018 à 2:52
      « [...] il y a une IDÉEE FAUSSE QUI DEVRAIT ÊTRE CORRIGÉE.

      ** Avec le SRI, de jeunes plants peuvent être REPIQUÉS À LA MAIN, ainsi, il n’y a AUCUN BESOIN D’ACHETER UNE MACHINE ONÉREUSE pour bénéficier des avantages du SRI par rapport aux pratiques courantes. La plupart des riziculteurs au Mali et en Afrique de l’Ouest, ne disposent pas de grandes rizières.

      ** Au début, le premier repiquage selon la méthode SRI prend plus de temps parce que la technique est peu familière, mais AVEC UN PEU DE PRATIQUE ET D’EXPÉRIENCE, LE REPIQUAGE SRI de jeunes plants est PLUS RAPIDE qu’avec la méthode traditionnelle, car il y a beaucoup moins de jeunes plants (seulement 10 % environ) et que les jeunes plants sont plus petits et beaucoup plus légers. Dans la plupart des pays, les riziculteurs rapportent que le SRI réduit leur besoin de main d’œuvre mais aussi d’eau et d’intrants.
      ** Le SRI a du succès avec des variétés modernes, mais aussi avec des variétés traditionnelles. Il donne 2-3 FOIS PLUS DE RENDEMENT et est plus rentable parce que les coûts de production sont inférieurs et que, d’habitude, le prix de vente du riz traditionnel est plus élevé à cause de la préférence des consommateurs.

  • 7 juillet à 07:44 | SNUTILE (#1543)

    Madagascar moquée, infantilisée sans concession... Ravalomanana Marc l’a prévenu (tu verras ...)
    La B A D mendie au F M I , et Madagascar mendie au mendiant, quelle extrême pauvreté d’être plus pauvre que le pauvre même avec l’intelligence.
    Ce n’est pas le SMIC informel malgache et la dévaluation de l’ariary à 4020 Ar = 1 €, ce n’est absolument pas :
    " faisant bondir les revenus agricoles de quelque 140%". 140% diablement mensongère
    et la pauvreté importer du riz pour bétail parfumé depuis 1976
    " Indien alors que l’île importe aujourd’hui quelque 500 000 tonnes de riz.

  • 7 juillet à 10:20 | Ibalitakely (#9342)

    Rehefa mieritreritra ny anao zavatra dia fantarina & tadiavina daholo aloha ny zavatra ilay & efa anànana. Dia mihezaka manangona izay mbola tsy misy izay vao manantateraka. Ka raha efa hatry ny ela no nambara ombieny ombieny fa Tantsaha ny 80% na 70% [efa lasa niakatra miandrandra containers eny Laréunionkely ny sasany] ny Malagasy kanefa inona moa no ilain’ny Tantsaha :
    1- tany.
    2- fandriampahalemana.
    3- masimboly.
    4- zezika.
    5- làlana ivezivezen’ny olona & ny entana.
    Ka efa ao tsara daholo ve ireo sa OMEO OMEO OMEO tsy misy farany.
    1- tany : mba misy kely ihany [par saccade & aléatoire] ilay tetikasa kara-tany faobe fa ny fahavitany soa aman-tsara [concrétisat°] toa tsy hita taratra lolatra, rehefa misy mijery certificat de situat° juridique ohatra mba hanao titrage & bornage toa mbola lavitry ny afo ny kitay. & tsy resahina intsony eto ny tanin’olona omena vahiny.
    2- Fandriampahalemana : ny itsikitsika nivavahana aza nipaoka zanak’akoho [tout récemment sept militaires à Tsiafahy & vingt à Antanimora].
    3- 4- ny endry hono mitsinjo lavitra : tsy ireo no nafarana fa varrry morrra.
    5- building & trrrano morrra no rrrano ho velesina. MIANDRY & MIJERY.

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