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samedi 8 août 2020
Antananarivo | 17h00
 

Editorial

Chroniques de Ragidro : RaObelix sy RasoArtemisia…

lundi 27 avril | Lalatiana Pitchboule

Alors que les infrastructures de santé des pays les plus développés ont été mises en échec et submergées par le développement de la pandémie mondiale de Covid-19, l’Afrique, avec son apparente fragilité, semble jusqu’à présent moins touchée. Il y a là sujet à interrogation. Il y a dix jours de cela, en réunion de CA avec mes amis africains, évoquant ce que j’appelais une anomalie, je me suis vu voué aux gémonies. Dix jours après, ils devaient eux-mêmes reconnaître leur perplexité prudente.


La comparaison entre ces deux cartes qui caractérisent les incidences respectives du paludisme et du covid dans le monde a alimenté les débats. Là où il y a de la malaria, il y a moins de COVID. Mais le débat, dévié, n’a ici trop souvent (et malheureusement) porté que sur le sujet de l’efficacité du traitement à la chloroquine (de l’inévitable Dr Raoult). Argument « c’est parce que les populations sensibles à la malaria sont majoritairement sous chloroquine (de l’inévitable docteur Raoult), qu’elles sont protégées. Donc la chloroquine est efficace. CQFD ». Argument que se sont évidemment empressés de démolir les détracteurs de la thèse.

La faiblesse du phénomène pandémique en Afrique attire l’attention des équipes de chercheurs et scientifiques désespérément en quête de compréhension d’une maladie complexe, de traitements et de vaccins. La réponse à cette énigme ouvrira peut-être des voies riches en termes de recherche scientifique et thérapeutique élargie, mais jusque-là le phénomène ne voit que floraison d’hypothétiques explications plus ou moins étayées, plus ou moins légitimes :

- Les données sont manipulées par les pouvoirs en place qui veulent masquer leur incompétence et leur incurie en termes de systèmes de santé,
- La faiblesse des capacités de test et donc de détection fausse la pertinence des données et leur comparaison,
- Les mouvements en Entrée & Sorties, reflétés par les échanges aériens étant bien moins denses sur nos territoires, la propagation du virus en est moins favorisée.

- La démographie et la pyramide des âges plus favorables caractériseraient une population plus jeune, de fait moins sensible (60% de la population du continent a moins de 25 ans),
- Le cadre d’évolution plus aseptisé occidental fragiliserait les systèmes immunitaires des habitants des pays développés (le vazaha, c’est connu, est fragile quand il quitte son territoire 😊 ),
- La population à la densité plus faible en Afrique serait moins menacée par cette propagation favorisée par l’interaction et la promiscuité 😊,
- On évalue une corrélation inversée entre l’incidence de la tuberculose (TB) et du Covid Covid-19. L’Italie, comme les États-Unis, qui n’a pas mis en place de politique de vaccination universelle contre la tuberculose a été bien plus durement touchée que Madagascar.


- La propension des africains à la discipline 😊, leur bon comportement communautaire 😊 et leur familiarisation avec les épisodes épidémiques (peste, Ebola,…) auraient rendu les gens plus sensibles aux comportements de prévention, plus respectueux du confinement et des gestes barrière 😊,
- Il existerait des capacités immunitaires particulières contre le virus de la part de populations confrontées de manière régulière à des épisodes épidémiques. L’analyse de la structure des protéines clés des virus de la rougeole, par exemple, a montré qu’il existe une similitude inattendue avec certaines protéines du SRAS-CoV-2. La récente épidémie de rougeole aurait consolidé les capacités immunitaires de la population malgache contre le virus du COVID,
- Des variations génétiques et des mutations du virus lui-même réduiraient sa viralité vis-à-vis de certains groupes de populations,
- Des contextes climatiques (ensoleillement, température, faible humidité) seraient des facteurs de moindre propagation de la pandémie …

Etc… etc … Les observations ci-dessus restent avant tout des sujets de débat car les hypothèses de recherche n’en sont souvent qu’au stade préliminaire. Il ne s’agit donc jusque-là que de spéculations. Aucun de ces arguments ne peut constituer en soi une réponse générale à la question : pourquoi le continent africain, le sous-continent indien ou le sous-continent du sud est asiatique, tout comme l’Amérique du Sud sont-ils statistiquement moins touchés ?

Ces réponses sont toutes sujettes à contradiction immédiate. Et à moins de le réduire à l’expression d’une volonté divine de punir les riches, réponse bien tentante pour certains, le champ d’hypothèses reste extrêmement vaste. Il est probable que l’on voie encore fleurir des explications, certaines plus vaines les unes que les autres.

Il est pourtant essentiel que ce champ soit pleinement et scientifiquement exploré. La communication précipitée, comme d’habitude (« Vite, vite, on a un coup médiatique à faire ») a décrédibilisé le potentiel du traitement en question. Quand un dirigeant déclare au monde « Nous avons prouvé que le produit était efficace : nous avons guéri deux malades », on a l’impression que le fantôme de l’éminent schTRUMPfissime a frappé a Madagascar. Crédibilité proche du néant. Crédibilité de la démarche passée au-dessous de zéro. Un minimum de rigueur … et de respect des citoyens, du monde de la vraie recherche, des acteurs internationaux aurait été souhaitable.

L’énorme reproche à faire au tapage médiatique actuel à Madagascar autour du CV Organics [1], c’est que le bruit assourdissant fait autour de cette tisane et de ces effets « miraculeux » annihile toute réflexion et stratégie autour de questions essentielles : Comment consolider notre système de santé ? Comment affirmer nos capacités de recherche ? On aura peut-être bénéficié d’un miracle une fois (ou tout au moins d’un concours de circonstances favorables), mais comment fera-t-on la prochaine fois ?

On peut se réjouir de la faiblesse de la pandémie à Madagascar. On ne doit pas s’en satisfaire. Et on ne doit ni baisser la garde, ni s’abstraire d’une vraie réflexion de fond sur la consolidation de nos systèmes sociaux toujours aussi mal financés et de nos infrastructures de santé toujours aussi dépourvues de moyens. Et on ne doit pas se dispenser de la nécessaire réflexion et du travail sur la consolidation d’une gouvernance et d’un développement inclusif sur l’après crise sanitaire.

Cette crise pourrait offrir l’opportunité de la construction d’une vraie stratégie et d’un agenda de résilience d’après crise. Il est désolant qu’on réduise la vision d’un futur système de santé à la distribution de tisanes. Il est désolant que l’on fasse, où que ce soit, de la récupération politique (de la part du pouvoir comme de l’opposition) de questions de santé publique et de survie des populations les plus faibles.

On ne peut donc surtout pas se satisfaire de cette pensée magique qui énonce « nous avons trouvé la solution au problème pour sauver le monde » alors qu’on le constate, la faiblesse de la propagation n’est pas un phénomène circonscrit à la Grande Ile. On risque donc de se satisfaire de pseudo succès qui remettraient en question les efforts à faire en termes d’éducation citoyenne, de sensibilisation aux changements de comportements, d’infrastructures, de moyens, de ressources, de formation, de recherche, bref … de développement.

Ce bruit politique et médiatique est peut-être délibéré. Si les malgaches sont tous des RaObelix tombés dans la marmite d’une potion d’immunité de leur RasoArtemisia chérie, c’est un bien joli coup politique que de raconter urbi et orbi : « j’ai sauvé le peuple malgache ET le monde grâce à un médicament que nous avons découvert et que nous avons distribué gratuitement »

Il ne faudrait pas que ce coup politico-médiatique masque trop longtemps les réalités et les besoins du pays. Et il ne faut surtout pas oublier qu’il faut qu’on retrousse nos manches pour surmonter la crise économique qui se profile. Celle-là, on ne la contiendra pas à coups de bouteilles de tisane.

Patrick Rakotomalala (Lalatiana Pitchboule)
25 Avril 2020

Notes

[1Il faut cesser de dire CVO : dans le champ de la drépanocytose ce terme se traduit Crise Vaso Occlusive, manifestation la plus violente et la plus douloureuse d’une maladie redoutable. Certains malades et leurs familles croient que la boisson soignera leur maladie.

15 commentaires

Vos commentaires

  • 27 avril à 08:15 | elena (#3066)

    Merveilleuse synthèse qui donne à réfléchir et élève le (les) débat(s). Tout n’est qu’hypothèses pour le moment, tout ce qu’on sait c’est que c’est un problème à données multifactorielles.
    Merci Patrick !

    • 27 avril à 21:58 | poiuyt (#584) répond à elena

      Qu’ils soient au centre, ou 4 points cardinaux, Corona n’agit pas sur les habitants de Madagascar. Madagascar n’a pas du tout besoin de médicaments.

      Médicament, puis remède, puis tisane traditionnelle améliorée.
      Achat d’un grand lot, puis acquisition d’échantillon.
      Des bruits pour cacher quoi ?
      Pourquoi mentir, ce n’est plus la saison des élections.
      S’il en est ainsi des propos de joël, on sait à quoi s’attendre désormais de l’individu et de ses promesses.

      on parlera de moins en moins du tambavy
      et la parole de joël vaudra son pesant de plume

      Encore heureux que joël n’ait pas poussé jusqu’à faire artificiellement des morts pour prouver sa thèse ; il avait déjà inventé (?), ou saisi au bond, la fable de Johanna.
      car avec quelques décès bien attribués, il aurait pu se faire beaucoup mieux voir.

      M’enfin, n’est pas barde qui veut.

    • 28 avril à 12:33 | dedou1 (#3831) répond à elena

      bonjour,

      Synthèse de la situation intéressante, mais...
      - Tapage médiatique : n’est pas spécifique au tambavy CVO de Mada ; Pr Raoult (cité dans l’edito) en a fait pareil en France. Résultat : l’hydroxychloroquine qu’il proposait a d’abord été fortement critiqué par ses confrères (pas de preuve, ne peut pas être administré aux patients...) et a finalement été accepté à l’hopital (avec accord collectif des médecins de l’hopital). Sans ce tapage, est-ce qu’il aurait été entendu ? Et plus fort encore : l’armée française a commandé tout un stock de chloroquine (??)

      Ma conclusion : Laisser un produit faire ses preuves et convaincre par le résultat est la démarche la plus sûre, sans risque ; mais sa popularisation demande un temps long. Est-ce adapté à une situation d’urgence sanitaire ? je ne le pense pas.
      Et puis, le "tapage" sur tout ce qui est nouveau est dans l’air du temps.

      Evidemment, je suis à 100% d’accord que ce CVO (qui jusqu’à nouvel ordre n’a pas montré de toxicité) est un petit pas mais ne doit pas être une finalité. Des actions plus profondes et plus durables sur le système de santé, le système économique à Mada doivent être portées par nos dirigeants. Sauf erreur de ma part, jusqu’à maintenant, je n’ai pas entendu de la part du gouvernement que l’action sur le système de santé s’arrêterait au CVO. Accordons-lui ce bénéfice. On verra !

  • 27 avril à 09:48 | Tsisdinika (#3548)

    Débroussaillage très utile autour de la question de cette pandémie. On n’a pas plus de visibilité, certes, mais au moins on saura dans quelle direction regarder.

    J’aimerais néanmoins revenir sur les impacts économiques et sur l’absence inquiétant de tout plan de contingence économique par le gouvernement actuel. Oh, il y a bien un canevas de "plan de mitigation" qui a été circulé pour recueillir les avis des acteurs économiques mais on n’en sait pas plus pour le moment. Et l’heure tourne, tourne. Aucune bouée pour l’instant n’est jetée aux entreprises alors qu’elles jouent leur survie. Vacances fiscales ? Allègements fiscaux ? Non, mais vous êtes malade ?

    En attendant donc, ce sont les entreprises qui supportent tout l’effort de guerre. Toutes ces aides décaissées par les bailleurs, hormis les dons, qui sont destinées à alléger les souffrances des plus vulnérables et à assurer la paie des fonctionnaires, civils et militaires, il faut bien que quelqu’un les rembourse ! L’ explosion sociale sera évitée, la machine administrative ne sera pas grippée, la grande muette le restera. En somme, le bénéfice sera purement politique.

  • 27 avril à 12:21 | Vohitra (#7654)

    Et pour le cas de Madagascar, quels sont les facteurs explicatifs plausibles de l’absence de décès enregistrés et la faiblesse des cas de maladies enregistrées jusqu’à maintenant Mr Lalatiana ?

    A mon humble avis, les cinq facteurs cités en premier sont valables et plus adaptés à notre contexte socio-démographique et administratif…

    Mais d’autres facteurs peuvent y être ajoutés, notamment :

    -  Les fortes inégalités sociales et stratification économique de la population : en effet, le patient zéro chez nous, d’après les informations, est d’origine importé, et partant de cette situation, les passagers qui avaient débarqués dans le pays entre du 11 mars au 19 mars 2020 qui avaient fait objet de tests et de ciblage et traçabilité pour les cas contacts d’après. Et ces voyageurs ne font pas partie dans leurs majorités des couches vulnérables et défavorisées de la population…et ne sont pas en contact permanent et habituels avec ces dernières et leurs cadres de vie…
    -  Le choix méthodologique dans le ciblage des cas contacts ayant fait objet de tests et analyses : on a opté délibérément d’orienter le ciblage au niveau des cas symptomatiques en laissant de côté les cas des porteurs sains, qualifiés d’asymptomatiques…or, ces cas asymptomatiques sont nombreux selon les spécialistes et professionnels du métier médical, et on n’a pas fait de dépistage massif et systématique…

    Par ailleurs, hier soir, au cours d’une émission hebdomadaire d’une station privée de la capitale, deux affirmations remarquables émanant de deux médecins auprès de l’autorité sanitaire du pays sont très révélatrices et indiscutables : « ils ne savent rien sur la tisane ayant fait objet de tam-tam médiatique, et impliquant des autorités suprêmes du pays, ils ne savent pas comment agissent et fonctionnent cette tisane…en tout cas, ils ne disposent d’informations fiables et crédibles sur le plan médical et technique sur ce produit, et ils ne peuvent que se contenter de son appellation dans la conscience collective de « tambavy »…

    Bref, force est de constater qu’il y a une confusion délibérée et volontairement entretenue chez nous entre le paludisme et le coronavirus…

    Et ce « tambavy », tisane ou breuvage magique, est devenu une arme de destruction massive du Covid-19 dans une guerre menée sous les tropiques…et surtout quand on est de train de constater que la guerre est actuellement menée d’abord sur les fronts « psychologique » et « politique » à la fois…mais pas encore dans la réalité sur le terrain médical au front et en face de malades représentatifs portant l’ennemi juré et désigné par des combattants révolutionnaires…

  • 27 avril à 12:36 | Jipo (#4988)

    Bonjour et merci pour cette analyse lucide et sans farde .
    Vous avez posé le doigt sur le furoncle qui vient, et qui ne se soignera pas à coup de limonade bonbon anglisy, mais bien à coup de subventions .
    Car aussi divine que soit cette crise, le contraire ne peut qu’ être conspirationiste n’ est-ce pas, c ‘est bien le pillage de la classe moyenne et de tous les comptes qui sont en jeux et sur lesquels l’ oligarchie est en train de faire main basse, mais bon cela doit sans doute aucun être encore de la conspiration et du délire de facho ...
    Alors ? veloma .

  • 27 avril à 14:04 | tsimahafotsy (#6734)

    Excellent article. Objective, sans concession.

  • 27 avril à 21:08 | akam (#7944)

    - CVO ou pas, c est un elixir qui n a pas sa raison d etre pour lutter contre le covid. Car autrement, la revue africaine qui encense ses confreres ou consoeurs, "Jeune Afrique" n aurait pas restreint la publication des grandes figures africaines impliquees dans cette lutte contre le covid. Ce sont les "figures de la riposte", restrictivement en Afrique subsaharienne ?
    - Aucun gasy ! Mada devrait-il figurer dans cette zone ? Ou l ile est carrement consideree a part ! Car ni DJ ni miss Meteo ne font partie ? ou y-a-t-il d autres criteres ? Car a la lecture, hommes et femmes listes sont respectivment des specialistes.
    - Benin : Dorothée Kinde Gazard, Médecin, Cheffe de service du laboratoire de microbiologie au Centre national hospitalier et universitaire de Cotonou- Burkina Faso : Martial Ouedraoego, Pneumologue, Coordonateur de la luttre contre l epidemie - Cameroun : Georges Alain Etoundi Mballa, pneumologue, Directeur de la lutte contre la maladie, l’épidémie et les pandémies - Congo : Fidele Yala, Microbiologiste, President du comite d experts de la riposte, Cote d Ivoire : Joseph Bénié Bi Vroh, Directeur général de l’Institut National d’Hygiène Publique (INHP)- Gabon : Marielle Bouyou Akothe, Biologiste, Directrice du Comité scientifique sur l’épidémie de coronavirus- Mali : Akory Ag Iknan, Professeur de sante publique, Coordinateur national du comité de crise chargé de la prévention et de la riposte contre le Coronavirus - Niger : Oumara Mamane, Epidemiologiste, Directeur général de l’hôpital général de référence de Niamey- RDC : Jean Jacques Muyembe, Virologue, Responsible de la cellule de coordination et de la riposte- - Rwanda : Sabin Nsanzimana, epidemiologiste, Directeur du Rwanda Biomedical Center- Senegal : Marie Khemesse Ngom Ndiaye, Medecin Directrice generale de la sante, Directrice d comite national de gestion des epidemies (CNGE)- Tchad : Choua Echemi, Pneumologue Chirurgien, Chef de service à l’hôpital de référence de N’djamena, président du comité scientifique-Togo : Médecin-colonel Mohaman Djibril, Coordinateur national de la riposte.

  • 27 avril à 21:55 | akam (#7944)

    - Au point ou le confinement touche a sa fin. Il est temps de faire un bilan. Zero mort pour le present, pour une ile isolee ou on n a inspecte que les arrivees a partir du 11 mars, 122 sujets(+), c est appreciable. On n ira pas re-visiter les details des tests car le flou persiste sur le recours a quelle(s) technique(s) de depistage.
    - Car PCR permet de detecter le virus (ARN), donc le patient (+) et TDR, pour une histoire d apparition d une bande (IgM=vient juste d etre infecte et commence a reagir face au virus) ou (IgG= sujet gueri et immunise) ou de 2 bandes (IgM+IgG= a ete infecte, puis se retablit afin de consolider son immunisation). Ce sont ces details qu on attend de Miss Meteo afin d instruire les quelques gasy qui ont ete gueris et notamment les autres qui apprennnent les resultats.
    - Leur storytelling est plus interessant que les blablas sur l artemisia qui induit les gasy en erreur. En lisant les commentaires des uns et des autres, j ignore qui est ce fameux journaliste qui a pertinemment leve le lievre sur l Artemisia et qui a fait avaler des couleuvres a un SG du gouverment qui a, semble-t-il, tape des mains et des pieds que l elixir de Panoramix du babakoutoland renforce l immunisation contre le covid.
    - Faux et archi-faux car l immunisation est une reaction specifique resultant de l antigene (=virus) qui stimule la production d anticorps. C est du chacun pour soi. Si on confine, c est pour isoler les maladies afin qu ils ne contaminent pas le people innocent.
    - A babakoutoland, le taux de personnes infectees est tres faible. Il ne faudra pas rever d immunisation massive c est une notion que meme France ne pourra pas beneficier. En effet un deconfinement consiste a eliminer le virus qui a ete involontairement introduit, si les tests realises sont fiables, j espere, le covid sera aux oubliettes.
    - De facto les professionnels impliques connaissent maintenant le covid. L application des consignes de prevention (port de masques, gestes barrieres, hygiene…) constituera les bonnes pratiques qui sauveront les gasy en attendant un vaccin.

  • 28 avril à 08:41 | Isambilo (#4541)

    Merci pour la haute qualité de l’article.
    Je persiste à défendre la thèse de la faible intégration de Dago dans l’économie mondiale (et, donc, l’importation du virus), la faible densité de population et, encore, l’intensité faible de déplacement à l’intérieur de l’île.
    J’attends la différence de taux de morbidité de ce virus par rapport à celui de la grippe (pour l’hémisphère Nord). Pour le moment il s’agit d’une psychose mondiale causée par le caractère totalement nouveau de ce virus.

    • 28 avril à 19:36 | ETHAN (#9769) répond à Isambilo

      Bonjour,

      Patrick Rakotomalala (Lalatiana Pitchboule) 25 Avril 2020
      Il ne faudrait pas que ce coup politico-médiatique masque trop longtemps les réalités et les besoins du pays. Et il ne faut surtout pas oublier qu’il faut qu’on retrousse nos manches pour surmonter la crise économique qui se profile. Celle-là, on ne la contiendra pas à coups de bouteilles de tisane.

      ## Je souhaite juste rebondir sur cette conclusion de Patrick, / qu’en plus la nature des jeux économiques et les intérêts politiques des Pays du G7 + Russie vont subir de nouvelles orientations obligatoires, sinon c’est la 2ème mort en perspective assurée. //trop durs et difficiles pour certains//.
      ** Cela a été prévu, mais le Covid-19 n’a effectivement fait que l’accélérer.
      http://geopragma.fr/le-new-deal-du-21eme-siecle/
      http://geopragma.fr/coronavirus-la-faillite-de-trois-ideologies/

      ## Même une annulation des dettes ne changera rien aux difficultés de l’Afrique !!
      = > Personne ne pourra éviter la mondialisation (même si elle est aussi l’un des facteurs de la prolifération de ce Covid-19).
      = > Or pour son development Madagasikara doit s’ouvrir dans un Monde qui change plus vite encore.
      Le Pays saura-t-il faire le bon choix dans son orientation ?
      ** En tout cas des priorités locales non négligeables sont à prescrire avant toute chose !
      ** Les choix du partenariat (post Covid-19) seront aussi pertinents !

      D’où je rejoins la réflexion de Patrick :
      « « Cette crise pourrait offrir l’opportunité de la construction d’une vraie stratégie et d’un agenda de résilience d’après crise » »
      http://geopragma.fr/une-annulation-des-dettes-ne-changera-rien-aux-difficultes-de-lafrique/

      Portez-vous bien.

  • 28 avril à 17:55 | lancaster (#10636)

    Le CVO met en lumière Madagascar, pas seulement sur le plan médiatique mais cette solution permettra d’engranger d’énormes ressources financières damant ainsi le pion aux grandes multinationales pharmaceutiques ». C’est du moins l’avis de Gabriel Djankou, ancien Directeur adjoint de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) à Madagascar.

    Dans une lettre ouverte adressée au peuple malagasy, ce haut fonctionnaire des Nations-Unies qui a passé dix années à Madagascar affirme haut et fort que, grâce au Covid-Organics, Madagascar peut devenir un sauveur de l’Afrique. « Je pense, sur la base de la réalité vécue mais analysée, pouvoir éclairer l’opinion nationale malagasy que cette opportunité sans précédent permet enfin de vraiment faire connaître Madagascar, plus seulement comme une île touristique mais désormais comme le « sauveur » de l’Afrique et de l’humanité face à cette pandémie du COVID 19 », déclare-t-il dans sa lettre, dont voici un extrait : « Peuple Malagasy. Personne ne doit vous voler votre fierté, car vous êtes la fierté de l’Afrique. Vous devez protéger votre Président et surtout son courage de faire valoir aux yeux du monde une solution Malagasy à la pandémie mondiale. Je voudrais dire au peuple malagasy de ne pas se laisser perturber par les sirènes internes qui s’opposeraient à la démarche actuelle de faire du CVO une solution crédible pour la prévention, voire la guérison du Coronavirus.

    Les opposants au processus sont dans leur rôle politique de ne pas applaudir l’adversaire. Très souvent, ils sont soutenus et financés par les lobbyings étrangers qui ne voient pas d’un bon œil cette initiative malagasy. Et pour causes : Madagascar a touché la fierté et l’orgueil des grands pays

    Un « petit pays pauvre » – africain de surcroît- a pris une avance médiatique sur les grands : Annoncer en grande pompe une solution à leurs problèmes. Ils n’acceptent pas cela. L’esprit de colonisation et des colons a toujours voulu laisser croire que les solutions aux problèmes africains doivent fatalement venir de l’Occident. Aujourd’hui, il y a une solution conçue par Madagascar pour les Malagasy et dont l’Afrique et les africains peuvent s’enorgueillir. Cette solution peut aider les pays du Nord s’ils laissent tomber leur orgueil scientifique légendaire.

    Madagascar empêche les lobbyings internationaux du médicament de glaner de l’argent grâce au COVID 19. Des prétextes sont avancés pour exprimer des réserves voire interdire la potion malagasy. Ailleurs, certains pays vaccinent leurs ressortissants avec des molécules qui n’ont pas respecté les délais cliniques. Mais parce que c’est des pays du Nord, ils ne sont pas frappés de la même réserve ni interdiction ».

    • 28 avril à 18:14 | arsonist (#10169) répond à lancaster

      What is the more ridiculous :
      the advert done by the advertiser DJ President about his magic potion
      or
      the affirmation done by others that the Earth is flat ?

      The both make people laughing .

  • 28 avril à 19:38 | Isambilo (#4541)

    Pauvre Rakotomalala, se fatiguer à faire un éditorial sérieux et argumenté et devoir lire le commentaire du descendant de Burt !

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