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dimanche 22 mai 2022
Antananarivo | 17h56
 

Société

« Journée du refus de la misère »

Célébrée comme elle se doit à Antohomadinika

jeudi 18 octobre 2007 | Herimanda R.
En plus des personnalités politiques, Bodo et « Pazzapa » ont fait vibrer Antohomadinika, hier.

Enfin, la « Journée mondiale du refus de la misère » a pris sa place. Auparavant, elle fut fêtée dans la « discrétion » et l’indifférence presque générale des autorités et des élus.

Hier, à Antohomadinika III G Hangar, la célébration a pris une dimension particulière. Outre la présence des hautes personnalités dont le président de délégation spéciale d’Antananarivo Renivohitra, Rafalimanana, l’ancien Premier ministre Jacques Sylla, fraîchement élu député de Madagascar, la Journée a été marquée par des ventes exposition de la coopérative artisanale soutenue par le projet TAE (Travailler et apprendre ensemble). La chanteuse Bodo et les artistes de « Pazzapa » ont animé la Journée. Ce fut en décembre 1992 que l’ONU (Organisation des Nations Unies) avait décidé de reconnaître la date du 17 octobre comme « Journée mondiale du refus de la misère ». Et ce en mémoire du 17 octobre 1987, date à laquelle des défenseurs des droits de l’homme et du citoyen se sont rassemblés devant un parvis de Trocadéro à Paris (France) pour manifester et attirer l’attention sur les victimes de la faim, de l’ignorance et de la violence.

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Enfant défavorisé : « Une volonté pour vaincre la misère »

Enfant en situation difficile et orphelin de mère, Navalona a abandonné l’école en classe de 7ème ou CM2 et voudrait devenir enseignant à l’informatique.

La misère est-elle facile à vaincre ? Force est d’y penser si l’on suit le parcours de Navalona, un enfant défavorisé. Il n’a plus de mère. Il vit seul.
« Word, Powerpoint, Excell, je connais tous ces logiciels. Je sais également naviguer sur internet, consulter les pages Yahoo, Google, Moov. ». Navalona Randrianjanahary âgé de 17 ans demeurant à Ambohitrimanjaka n’y pensait pas, voici quelques mois. Sa vie a changé. Ce jeune garçon apprend actuellement l’informatique dans le cadre du Projet « Travailler et apprendre ensemble » (TAE) mis en œuvre par le mouvement ATD Quart Monde et ses partenaires. Après sa formation, il espère devenir un enseignant de l’informatique.

« Je vais faire l’effort d’apprendre tout ce que l’on peut faire avec l’ordinateur. Je crois que mon avenir en dépend. C’est un grand défi. Mais je m’apprête à le relever. Il suffit d’avoir une volonté réelle » nous a-t-il rassuré.

Travail à 12 ans

Navalona a appris par hasard l’existence du Projet TAE. « C’est dans un bal que quelqu’un est venu me demander si je m’intéresse à l’informatique. Je me suis dit que c’est inutile pour moi car je ne fréquentais plus l’école depuis longtemps. Mais mon copain m’a persuadé ». Ce jeune garçon de 17 ans a mené une vie très dure. Ils sont 6 dans la famille. Son père était employé à la Siped (Société de fabrication des piles électriques). Licencié de l’usine, il a dû se rabattre sur de petits métiers informels pour faire vivre sa famille. A cette époque, sa mère travaillait comme lavandière. Mais, elle était mort lorsque Navalona n’a pas encore atteint son 10ème anniversaire. Malgré cela, l’enfant ne se décourage pas. Il a pu terminer ses études primaires. A l’âge de 12 ans, il a quitté sa famille pour aller travailler à la décharge près d’Ambohidratrimo. L’argent qu’il a obtenu sert à aider son père et ses frères. Après 7 mois, il s’est déplacé à Ambohitrimanjaka et travaille dans une décharge. Cela fait maintenant 5 ans qu’il y est.

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