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mardi 7 juillet 2026
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Coopération

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Banque mondiale : 225 millions de dollars pour renforcer les villes et créer 17 000 emplois

mardi 7 juillet | Mandimbisoa R. |  137 visites  | 3 commentaires 

Le groupe de la Banque mondiale renforce son soutien à Madagascar avec un nouveau financement de 225 millions de dollars destiné au Projet intégré de développement urbain et de résilience pour l’emploi (PRODUIRE 2). Approuvé le 6 juillet à Washington, ce programme ambitionne de transformer durablement les agglomérations du Grand Antananarivo et du Grand Toamasina en renforçant leur capacité à faire face aux catastrophes climatiques, tout en stimulant l’emploi et le développement économique.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par une vulnérabilité accrue des centres urbains. Au début de l’année 2026, les cyclones Fytia et Gezani ont infligé à Madagascar des pertes estimées à 3,4 % du produit intérieur brut. Dans la capitale, où se concentre près de 44 % de la richesse nationale, la pauvreté urbaine extrême a plus que doublé en une décennie. Les inondations répétitives, l’insuffisance des infrastructures et les difficultés liées à la sécurisation foncière continuent de freiner les investissements privés et de limiter les perspectives de développement.

S’inscrivant dans la continuité du premier projet PRODUIR, cette nouvelle phase prévoit d’intensifier les travaux de protection contre les inondations, d’améliorer les réseaux de drainage, de renforcer la gestion des déchets solides, de réhabiliter plusieurs quartiers et de sécuriser davantage les droits fonciers dans le Grand Antananarivo. À Toamasina, où près de 70 % des habitations ont été endommagées par le cyclone Gezani, le programme financera la reconstruction de logements plus résistants ainsi que la remise en état d’infrastructures essentielles, notamment des écoles, des centres de santé et de l’Université de Barikadimy, qui sera reconstruite selon des normes plus élevées.

Les résultats attendus d’ici 2032 sont ambitieux. Environ 1,5 million de personnes devraient bénéficier d’infrastructures plus résilientes, tandis que 20 000 logements seront reconstruits. Le projet prévoit également la délivrance de titres fonciers pour 50 000 parcelles, dont au moins 40 % comporteront le nom d’une femme comme propriétaire ou copropriétaire, une mesure destinée à favoriser une meilleure inclusion économique. À cela s’ajoute la création estimée de 17 000 emplois, grâce aux différents chantiers et aux opportunités générées par les investissements.

Pour le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Ramiarison, ce financement permettra aux familles de vivre dans des quartiers plus sûrs, de bénéficier de meilleures infrastructures et de davantage d’opportunités économiques, tout en soutenant les entreprises locales et la création d’emplois.

De son côté, le représentant du Groupe de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck, souligne que le projet ne se limite pas à la reconstruction des infrastructures. Selon lui, l’objectif est également d’améliorer concrètement les conditions de vie des habitants, de réduire les risques auxquels sont exposées les populations les plus vulnérables et de permettre aux familles de bâtir un avenir plus serein.

PRODUIRE 2 bénéficie enfin du soutien technique du Fonds mondial pour la réduction des catastrophes et le relèvement (GFDRR) ainsi que du Partenariat pour des investissements d’infrastructure de qualité (QII), financé par le gouvernement japonais, confirmant l’engagement de plusieurs partenaires internationaux en faveur d’un développement urbain plus résilient à Madagascar.

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3 commentaires

Vos commentaires

  • 7 juillet à 09:36 | Turping (#1235)

    Théoriquement ,ces chiffres mirobolants sont des habitudes constatées depuis des années sans être transformés réellement aux concrétisations réelles .Sans être kilométriquement sur ces 225 millions de dollars quel pourcentage sera t’il réellement consacré pour renforcer les villes ( état des routes délabrés sans entretiens) et 17000 emplois créés dans l’état imaginaire après les détournements endémiques ? La corruption !
    Un pays qui vit sous les perfusions des aides en l’absence des projets sociétaux réels ,....heureusement que les ressources minières et autres sont les gages pour continuer dans l’appauvrissement réel de la population .

    Répondre

    • 7 juillet à 09:38 | Turping (#1235) répond à Turping

      Etats des routes délabrés .....

  • 7 juillet à 10:30 | Vohitra (#7654)

    Lors d’un "show médiatisé" en direct à travers la chaîne télévisée publique, presque un mois déjà, le Monseigneur Colonel, pince sans rince et avec un ton serein, avait annoncé que son régime n’a pas encore fait endetté le pays jusqu’à maintenant...

    Or, tout au moins au cours des derniers six mois, plusieurs accords de crédit ont été signé par le ministre des finances après approbation du financement auprès des instances décisionnelles au niveau des partenaires financiers...

    Étant donné que le régime actuel est issu d’un mouvement de rue, non-élu, et gère le pays de manière extra-constitutionnelle, tous les emprunts contractés par ce ministre est ni plus ni moins des "dettes de régime", et qui engagent le régime au pouvoir sans pouvoir espérer l’obligation de respect de principes de la "continuité de l’Etat".

    Toutes les dettes contractées par ce régime de transition intérimaire devraient tout au moins bénéficier avant sa signature d’une approbation préalable de la part de l’Assemblée Nationale, et que la répartition territoriale dans les différentes Régions dans l’exécution des financements ainsi que les activités à réaliser et les résultats attendus soient débattus dans les détails au niveau de cette institution...

    Mais est-ce que le premier projet "Produir phase 1" avait fait l’objet d’une réelle évaluation par les bénéficiaires et par la représentation nationale avant l’engagement dans cette deuxième phase ? Où et quand avait eu lieu cette évaluation ?

    Apparemment, quelques parts, on est si prompt d’effacer les traces du siphonnage des financements précédents par le mécanisme opaque établi par Al Capone et son réseau, ne serait-ce que ce qui est à découvert et mis sous investigation à l’île Maurice actuellement par la FCC...

    Répondre

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