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lundi 23 mai 2022
Antananarivo | 14h04
 

Société

14 juillet

Bal populaire à Tanà lundi

samedi 12 juillet 2008

A l’occasion de la célébration de la fête nationale française, un bal populaire sera organisé à l’Alliance Française Andavamamba, durant la soirée du 14 juillet prochain. Intitulé « Soirée Bleu Blanc Rouge », ce bal est ouvert au grand public pour un prix compris entre 5 000 et 20 000 ariary. Voici quelques commentaires des citoyens français sur la célébration d’une fête nationale.

Alain Villechalane, Directeur, Délégué général de l’Alliance Française. Pour lui, le bal populaire est une tradition dans la célébration de la fête nationale Française.

Madagascar Tribune : Pourquoi l’Alliance Française a-t-elle décidé d’organiser ce bal populaire ?

- Alain Villechalane : « Le bal populaire est une tradition instaurée depuis 1881 pour célébrer la fête nationale Française. À Paris, après le défilé militaire sur les Champs-Elysées, et le « Garden Party » au Palais de l’Élysée durant la matinée, un bal populaire est organisé dans toutes les villes et quartiers de France. C’est ce que nous voulons organiser à l’Alliance Française Andavamamba, durant la soirée du 14 juillet 2008 ».

Un bal populaire n’est-il pas censé être gratuit ?

- « C’est vrai, mais à Paris, c’est la municipalité qui paie. En plus nous ne pouvons pas nous permettre de faire entrer tout le monde sans restriction. Il y a tout d’abord la limite des places disponibles. Ensuite, il faut limiter le nombre des invités pour avoir une bonne organisation et une bonne sécurité ».

François Barblu, Bibliothécaire de l’Alliance Française d’Antananarivo. La soirée « Bleu Blanc Rouge » du 14 juillet lui permet de partager un moment historique avec les Malgaches, et ses compatriotes.

Madagascar Tribune : Est-ce que vous n’avez pas la nostalgie de votre patrie durant le 14 juillet ?

- François Barblu : « Non, il n’y a pas vraiment de nostalgie puisque je travaille pour la France au même titre que le personnel de l’Ambassade. Ce serait peut-être différent si je travaillais pour une société privée ».

Mais est-ce que vous n’avez pas la nostalgie pour votre famille en France ?

- « C’est vrai, c’est le prix à payer pour l’expatriation, tout comme un Malgache qui s’expatrie en France. Il y a des nostalgies non seulement durant la fête nationale, mais aussi à Noël, et durant les autres événements forts de l’année. Heureusement qu’il y a la Soirée Bleu Blanc Rouge pour soulager un peu nos cœurs ».

Allain Aubin Ramiandrasoa, un binational, assistant pédagogique, au sein de la Délégation générale de l’Alliance Française. Pour lui, l’éloignement de sa patrie augmente l’ardeur du patriotisme.

Madagascar Tribune : D’après vous, comment les expatriés vivent leur fête nationale ?

- Allain Aubin Ramiandrasoa : « C’est pareil, que ce soit pour les Malgaches expatriés en France, ou pour les Français expatriés à Madagascar. Plus nous nous éloignons de notre patrie, plus le patriotisme s’accentue en nous ».

En tant que binational, comment comparez vous la célébration du 26 juin à Madagascar, et du 14 juillet en France ?

- « Je trouve que les Malgaches à Madagascar sont trop introvertis. Ils ne savent pas mettre en évidence leur fierté nationale. Heureusement que ça a évolué ces derniers temps ».

Propos recueillis par Manjakahery Tsiresena

Manjakahery.tribune@gmail.com

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