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Société

CNaPS

Augmenter la pension de retraite est difficile à réaliser

mardi 4 décembre 2007 |  2280 visites  | Herimanda R.

« Pour pouvoir augmenter les pensions de retraite, il faut également augmenter les cotisations versées par les employés et les employeurs à la CNaPS ou Caisse nationale de prévoyance sociale. Mais jusqu’où ces derniers peuvent le faire ? ». Albert Andriatsimandefitra, dans une interview que ce dernier nous a accordée hier en son bureau à Ampefiloha a apporté des explications techniques pour faire comprendre aux retraités affiliés de l’établissement qu’il dirige. « Je sais bien personnellement que la pension de retraite de la CNaPS n’est pas suffisante face aux chertés à la vie. Mais nos ressources sont limitées. Nous ne pouvons pas aller au-delà. On ne peut donner que ce qu’on a. Sinon, l’établissement sera sur la voie dela faillite. C’est bien évident ». Albert Andriatsimandefitra a voulu dire que la CNaPS malgré les cotisations des employés et des employeurs a fait des grands efforts. « Avant l’an 2000, les gens de maison ont versé Ar 10 par mois à titre de cotisation. S’ils ont eu 30 ans de service, ils ont payé Ar 3 600. Actuellement, ils touchent une pension de retraite Ar 90 000 par trimestre. Depuis 2003, la pension a augmenté plus de 75%. A chaque fois, il y a une hausse des salaires des fonctionnaires, la pension de retraite de la CNaPS connaît aussi une hausse ». Concernant le paiement de la pension trimestrielle, ce directeur général de la CNaPS a été clair. « C’est le texte et la loi qui le fixent ». Malgré tout cela, la CNaPS prépare actuellement la refonte du code de prévoyance sociale. « Ce sera fait l’année prochaine » estime son D-G. Pour le moment, il n’a pas dévoilé les détails de cette réforme. La pension de retraite y fera un objet de réforme ? On le saura.


- Témoignage d’une retraitée affiliée à la CNaPS

« C’est dur, très dur de vivre avec ma pension de retraite. Si je suis encore en vie, si vous me voyez ici à Ampefiloha, c’est parce que Dieu m’a toujours soutenu. Il m’écoute et exauce ma prière. Car la pension que je touche est très loin de couvrir mes besoins ». Hélène Raharisoa est une femme retraitée affiliée à la CNaPS (Caisse nationale de prévoyance sociale). Cela fait maintenant 10 ans qu’elle est admise à la retraite. Elle a travaillé pendant plus de dix ans dans des entreprises franches du secteur privé à Antananarivo.

Sa pension est de Ar 118 600 par trimestre. Elle la touche tous les 3 mois. Evaluée par mois, la somme qui lui est versée par la CNaPS est de Ar
39 000 environ.

Hélène Raharisoa raconte sa vie. « Il m’arrive parfois de ne boire que du café dans la journée. A midi, je mange du riz. Mais le soir, je me couche sans rien manger. J’achète rarement de la viande. Jamais de produits laitiers. En malagasy, on appelle par « misotro ronono » les personnes retraitées. Ce qui signifie boire du lait. Mais quel lait ? Je ne suis pas en mesure d’en acheter vu ma faible pension. C’est vraiment la galère ».

Ar 5000 pour vivre dans le mois

Avec Ar 118 600 par trimestre soit environ Ar 39 000 par mois, cette femme retraitée paie son loyer à Ar 30 000 par mois, l’eau et l’électricité à Ar 4 000. Il ne lui reste que Ar 5 000 pour acheter la nourriture, le charbon, et d’autres PPN ( Produits de première nécessité). A notre époque, Ar 5 000 ne valent presque plus rien. Juste 1 kg de viande ou 4 kg de riz.

Pas d’argent pour se faire soigner en cas de maladie. Fort heureusement, Hélène Raharisoa a ses 3 fils pour lui venir en aide. « A chaque fois que j’ai un problème financier, je leur demande. Ils m’aident selon leur possibilité. Mais, j’avoue que cela crée une tension entre le couple.

Ce dernier a aussi ses propres problèmes ». Cette ancienne employée des entreprises franches n’est pas seule qui vit dans ces conditions.

La FMRA CNaPS (Association des retraités affiliés à la CNaPS) qui regroupe les retraités affiliés à la CNaPS a demandé aux autorités compétentes de revoir à la hausse leur pension de retraite et de la toucher mensuellement et non pas trimestriellement. Ils ont déjà adressé des lettres à l’Assemblée nationale et au président de la République.

Ils attendent toujours la réponse de ces derniers. « J’espère que nos dirigeants examinent notre situation. Ne serait-ce que pour des raisons humanitaires », a conclu Hélène Raharisoa.

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