Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
jeudi 12 décembre 2019
Antananarivo | 13h20
 

Portrait

Chef Mariette Andrianjaka

Au summum de son art

samedi 8 décembre 2007 | Ax’s

Décembre synomyme de festivité, un moment qui connote également un banquet somptueux pour la famille. En effet, c’est dans ce cadre que nous avons choisi de vous parler de Mariette Andrianjaka, une haute figure de la gastronomie malgache.

Mariette Andrianjaka, le chantre de la gastronomie malagasy.

Mariette Andrianjaka, un nom, une légende vivante, haute figure de la gastronomie malgache, elle tient une table d’hôte à Antananarivo. Cette chef chevronnée est toute aussi passionnée que passionnante ! Intarissable, oui elle l’est sur sa cuisine, dont les préparations sont inspirées de celles servies au temps des rois. Ces plats accompagnés du fameux riz rouge, mondialement connu, et produit uniquement à Madagascar. Ce qui m’attriste, déplore-t-elle est « le fait que la gastronomie malgache soit méconnue et même inconnue des Malgaches, limitée seulement par la seule appellation « sakafo ». Ils négligent tout ce qui est valeur dans l’art de cuisiner et de savourer », alors que la cuisine est tout un art et même toute une science. Je suis sûr que beaucoup d’entre nous ne savent même pas que les principales bases d’une recette réussie sont le sucré, le salé, l’amer et l’acide.

C’est d’ailleurs en ce sens que notre illustre chef prend à chaque fois un réel plaisir de dispenser un cours de cuisine et parler de la gastronomie comme dans une école d’art, cela se fait rarement et uniquement dans sa tâble d’hôte à Faravohitra.

Histoire et meilleurs souvenirs

Toujours attentive à ses hôtes étrangers ou non...

Dans un cadre verdoyant et paisible, la table d’hôte de Mariette peut accueillir près d’une trentaine de personnes. Toutefois, elle souligne qu’« actuellement bon nombre de Malgaches commencent à apprécier le vrai « sakafo gasy ». Elle a commencé dans les années 60, elle était, sous la Première République, la concessionnaire de tous les buffets du Chemin de Fer Malgache. Elle s’était alors fait un nom à l’étranger et même dans les quatre coins du monde. Mais elle a bâti sa célébrité en cuisinant pour « Les Grands de ce monde » à l’instar du Président français, François Mitterrand et du Prince Albert de Monaco, lors de leur passage respectif à Madagascar. En outre, elle a représenté Madagascar à l’« Expo 2000 » en Allemagne lors du « Vary amin’anana party ». Son dernier repas officiel fut pour le 57ème anniversaire du président de la République, Marc Ravalomanana, à Iavoloha, voilà bientôt un an. Mais son meilleur souvenir reste le « Sheraton Hôtel » de Munich en 1996 où fut servi un buffet gargantuesque de 700 repas. Un grand chef a toujours ses petits secrets de cuisine. Pour le chef, la réussite se base surtout sur la naturalité des aliments. Ainsi, revaloriser les campagnes et utiliser les produits naturels font partie des secrets de la gastronomie de Mariette Andrianjaka.

Un héritage pour tous les Malgaches

Les grands banquets, Mariette en a l’habitude, ici ou ailleurs.

Quarante sept ans de recherches approfondies et de pratique lui ont permis de mettre la gastronomie malgache sur le devant de la scène. Au summum de son art, elle se retrouve aujourd’hui dans l’annuaire de la « Grande Cuisine ». D’où son livre de cuisine comprenant 200 recettes typiquement malgaches, le « Hanim-pitoloha », le « Hasaramanitra », le « Varongy mialon-taona », etc... L’héritage de la gastronomie malgache, Mme Mariette la lègue à tout le monde par son livre de cuisine classé patrimoine mondial par l’UNESCO mais aussi par son école de cuisine. Ce dernier projet lui tient personnellement à cœur. L’école ouvrira ses portes l’année prochaine et formera des formateurs, qui instruiront les Malgaches à bien manger, spécialement dans les campagnes. Mais elle compte également créer un musée en mémoire de son mari Ludger Andrianjaka et sa musique.

Palmarès

« Un travail bien fait est un plaisir hors du commun » réitère Mariette. Seule femme couronnée du titre de « Commandeur des Cordons Bleus de France », elle est également membre de la « Confrérie des Grandes Toques » depuis 1985 et est une « disciple d’Escoffier », le plus grand des ambassadeurs de la cuisine française. Délégué Général de l’Institut de la gastronomie française pour l’Océan Indien.

Elle a également « l’International Award for gastronomy ». Elle arbore fièrement ses titres et ses décorations. Mais derrière ces distinctions, un travail d’arrache-pied marque son quotidien.

Sous sa blouse blanche et sa toque, Mariette est une vraie passionnée du volant et de la vitesse, elle est une grande pilote. De 1960 à 1972, issue de l’écurie Mercedes, elle a remporté plusieurs fois des trophés. Très sportive, elle aime également la natation.

Publicité




Publicité

Newsletter

Les actus du jour directement dans votre boîte email

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS