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mercredi 1er avril 2026
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Gouvernance

CUA : la 1ère adjointe au maire, Finaritra Zaratiana Rajonson, assure l’intérim après le départ de Harilala Ramanantsoa

mercredi 1er avril | Mandimbisoa R. |  219 visites  | 6 commentaires 

Sa présence à la cérémonie de commémoration du 29 mars à Ambohijatovo n’était pas passée inaperçue. Une femme portant une longue robe blanche, ceinte par une écharpe aux couleurs nationales. Depuis, la polémique s’est enflée sur son identité et surtout sa mission à la tête de la CUA, on a même parlé d’un nouveau PDS et pourtant il s’agit de la première adjointe au maire. Finaritra Zaratiana Rajonson est désormais au centre de l’actualité municipale, investie d’une responsabilité transitoire à la suite du départ de la maire sortante, Harilala Ramanantsoa.

La passation de pouvoir s’est déroulée hier à l’Hôtel de Ville d’Analakely, mettant fin à quatorze mois de gestion municipale par Harilala Ramanantsoa. Cette transition fait suite à une décision du Conseil d’État rendue le 9 mars, qui a annulé l’ensemble des voix obtenues par la liste conduite par l’ancienne maire. En conséquence, les résultats des élections municipales dans la capitale ont été invalidés, ouvrant la voie à un nouveau scrutin.

Dans ce contexte, la loi sur les Collectivités territoriales décentralisées prévoit qu’en cas de vacance du poste de maire, l’intérim soit assuré par un adjoint, selon l’ordre de nomination. C’est donc Finaritra Rajonson, ancienne directrice du budget au ministère de l’Économie et des Finances, qui prend temporairement les commandes de l’administration urbaine.

Cependant, ses prérogatives restent limitées. En tant que maire par intérim, elle ne peut gérer que les affaires courantes : paiement des salaires, continuité des services publics et exécution des projets déjà engagés. Les décisions stratégiques, les nouveaux projets, les engagements financiers importants ou les réformes structurelles échappent à son champ d’action.

Cette situation survient alors que la capitale traverse une phase de désorganisation préoccupante. Les marchands ambulants réinvestissent les rues, les transports publics deviennent difficiles à réguler et le respect des règles de circulation se détériore. L’état des infrastructures routières exige pourtant des interventions urgentes, tout comme la gestion des déchets, récemment fragilisée par des changements à la tête de la société municipale d’assainissement.

À cela s’ajoute l’absence du Conseil municipal, également affecté par la décision judiciaire. Sans cet organe, aucune validation de projets majeurs ni d’orientations budgétaires ne peut être engagée, accentuant les blocages administratifs.

Face à ces défis, l’option d’une délégation spéciale, dotée de pouvoirs plus étendus, pourrait être envisagée. Mais même cette solution resterait partiellement contrainte en l’absence d’un cadre délibératif complet.

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6 commentaires

Vos commentaires

  • 1er avril à 09:51 | vazaha (#9399)

    Bonjour ,
    A regarder les réseaux sociaux divers, les cris du cœur des proTim-Tojo, des GenZ, des habitués du 13 mai, des anti-colonels fusent de partout.
    Oui mais Dura lex sed lex.
    En attendant la sortie dun arrêté ministériel pour la nomination dun PDS ou la decision de préparer de nouvelles elections municipales qui risquent de concerner d’autres communes, Tana doit se contenter de cette ancienne directrice du budget au MEF, adjointe au Maire tout a fait legale.. L’administration de la Capitale et la vie urbaine en général n’attendent pas que la situation ne s’aggrave davantage : salaires, ordures, canaux, circulation, transports, marchands, IFPB, routes, travaux PIAA2 en cours, projet mobilites douces en cours etc...
    Attendez mes elections, seules façons d’obtenir le siège tant souhaite, tant reve.
    Le reste c’est un discours d’immatures, d’excites, de proRajoelina et de GenZ pour une fois réunis

    Répondre

  • 1er avril à 09:55 | Vohitra (#7654)

    Selon la loi sur les Collectivités territoriales décentralisées, qui a le pouvoir de nommer les adjoints au Maire ?

    Évidemment, c’est le Maire ou la Mairesse.

    Et dans la foulée des décisions prises par le Conseil d’État, le Conseil Municipal élu est aussi touché, c’est à dire la structure dotée de pouvoir délibératif au sein de la Commune Urbaine.

    Ainsi, tous ceux qui détiennent auparavant la légitimité populaire et souveraine ne sont plus autorisées à exercer leurs attributions.

    Et l’adjointe désignée auparavant par la Mairesse déchue n’est pas une élue, et n’a aucun pouvoir délibératif.

    Ainsi, que ce soit l’adjointe ou une Délégation Spéciale nommée par l’Etat, l’une ou l’autre est dépourvue de la légitimité populaire.

    Ainsi, dans la situation précaire et inattendue actuelle, le ministère de l’intérieur devra prendre la décision adéquate : soit organiser une nouvelle élection communale, soit de nommer le Préfet pour diriger temporairement la Capitale, soit de demander le sursis à exécution pour la décision concernant le Conseil Municipal et par la suite de demander en son sein d’élire entre eux un dirigeant temporaire pour la Capitale, ainsi, au moins la souveraineté populaire est respectée...

    En laissant l’adjointe au Maire diriger la Capitale, un calcul politique de la part de la junte militaire est plus que probable... étant donné que le parti TIM de Ravalomanana est puissante et toujours en peloton de tête en matière de préférence électorale...

    Et la place emblématique du 13 mai se trouve en face de la mairie de la Capitale... là où le Colonel était venu quémander le pouvoir...

    Répondre

    • 1er avril à 10:36 | Isandra (#7070) répond à Vohitra

      Ingahindriana,

      La junte savait pertinemment que dans cette situation actuelle, si elle organise une élection, le Tim va y gagner haut la main, alors que cette junte évite à tout prix que la capitale soit entre les mains de leur adversaires politiques(Tim ou orange), c’est la raison pour laquelle, cette élection n’aura pas lieu avant la présidentielle.

  • 1er avril à 10:18 | Vohitra (#7654)

    Un rappel mérite d’être soulevé dans la situation précaire traversée par la Nation et l’Etat Malagasy actuellement.

    Le chef d’État n’est pas un Président de la République, il n’est pas un élu. Il est dépourvu de la souveraineté populaire attribuée par les dispositions constitutionnelles en vigueur.

    Le chef d’État devra impérativement se soumettre aux mêmes dispositions que celles définissant les attributions de Rakotovao Rivo en 2018 lors de la démission du Président de la République en exercice à l’époque.

    Répondre

  • 1er avril à 10:28 | Isandra (#7070)

    C’est comme la citation célèbre des jeunes, c’est nous qui sommes au pouvoir, on fait ce qu’on veut,...!

    On rejuge une élection laquelle a été déjà jugée, d’autant plus, aucun élément nouveau,...

    Cependant, n’oubliez pas que la roue tourne, chacun a son tour.

    Répondre

  • 1er avril à 10:51 | Jipo (#4988)

    Salama djiaby.
    Cette démissionnaire n’ avait -elle pas été mise en place par favoritisme par le rat 6e dan et ses sbires ?
    La démission comme ceux de la FCC est à mon avis (je sais on s’ en fout) un peu facile, ils se retirent sur la pointe des pieds sans qu’ aucune investigation ne soit entamée à leur encontre alors qu’ ils ont assurément quelques casseroles à non seulement nettoyer mais justifier ?
    En attendant gouvernement "de transition" tous azimuts ou chacun essaye de tirer la couverture à lui en’ assurant autant que possible leurs arrières ...

    Répondre

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