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International

Afrique : Des déchets électroniques en croissance exponentielle

mercredi 21 mars 2012

(MFI / 20.03.12) En 2017, la quantité de déchets électroniques de l’Afrique devrait dépasser celle générée en Europe. Le continent africain consomme de plus en plus d’ordinateurs et de téléphones portables. C’est le constat des experts du Programme des Nations unies pour l’environnement réunis ce 15 mars en colloque à son siège de Nairobi au Kenya.

La gestion des déchets issus de matériels électroniques en Afrique était à l’ordre du jour d’un colloque organisé au siège du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), ce 15 mars, à Nairobi au Kenya. Les experts présents ont annoncé que le continent africain dépasserait l’Europe en 2017 en terme de production de e-déchets : réfrigérateurs, télévisions, téléphones portables... Deux données expliquent cette évolution : d’une part la croissance démographique et d’autre part l’accès croissant aux équipements électroniques dont font partie les nouveaux outils de la communication et de l’information comme la téléphonie mobile. Le taux de pénétration concernant les ordinateurs personnels a été décuplé ces dix dernières années et le nombre d’abonnés à un réseau de téléphonie mobile a été multiplié par cent, indique le rapport du PNUE.

L’Europe envoie du matériel usagé par containers

Si le continent africain est déjà confronté à la gestion des déchets venus d’Europe, il va être obligé d’appréhender la croissance de ses propres déchets électroniques et le meilleur recyclage des métaux précieux extraits du matériel jeté. Mais pour Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE, cela peut devenir une véritable chance de développement économique : « À partir d’une tonne de téléphones cellulaires, une fois retirées les batteries, vous pouvez extraire 3,5 kilos d’argent, 340 grammes d’or, 140 grammes de palladium et 130 kilos de cuivre ». Il a néanmoins reconnu qu’un transfert de compétences vers l’Afrique en matière de technologies de recyclage était un préalable.

Malgré la Convention de Bâle qui interdit la circulation de déchets dangereux depuis 1992, les pays industrialisés envoient leur matériel usagé par containers dans les pays en voie de développement, notamment en Afrique où ils sont un véritable fléau en raison de la toxicité de certains composants. Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne sont d’ailleurs les principaux pays exportateurs de déchets électroniques en Afrique. Un texte adopté au Parlement européen, ce 19 janvier, prévoit l’interdiction de ces exportations avec un renforcement des mesures de contrôle aux frontières afin d’éviter le départ frauduleux vers l’Afrique de matériels faussement qualifiés « d’équipements d’occasion ».

RFI

1 commentaire

Vos commentaires

  • 21 mars 2012 à 12:27 | efa ela (#4563)

    Le livre de Christophe Boltanski "Minerais de sang" (Grasset) décrit de manière effrayante le circuit à travers la planète de certains minerais africains destinés à l’industrie électronique.
    Point de départ : l’Afrique (haut-lieu : le Congo).
    Point de retour : l’Afrique.

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