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dimanche 27 septembre 2020
Antananarivo | 23h12
 

Editorial

50 ans de Transition…. (1ère partie)

mardi 10 janvier 2012 | Lalatiana Pitchboule

Le pouvoir HAT vient de s’offrir un publi-reportage dans un récent numéro de Jeune Afrique (N° 2659-2660 du 25/12/11). Un papier de quatre pages suintantes d’une autosatisfaction qu’on jugera impudique quand on la confrontera au constat de délitement moral, politique et social dans lequel plonge le pays. Il faut tout de même rappeler que selon un rapport de la Banque Mondiale d’octobre 2011 « l’indice CPIA sur la gouvernance, la transparence et l’absence de corruption dans le secteur public est passé de 3.5 en 2008 à 2.5 en 2010, soit une baisse de 40% » [1]. La publication de ces 4 pages répond évidemment à un objectif : rassurer la communauté internationale et les investisseurs quant à un retour du pays à une certaine « normalité ». Mais on peut se demander qui en sera rassuré. D’autant que la forme de ce publi-reportage satisfait bien l’ego hypertrophié de celui qui rêvait d’un « appelez moi président ».

En fait, quand l’Organisation Internationale de la Francophonie se permet de rendre « hommage au courage et à la détermination du président Rajoelina » (sic) ou quand le président français s’autorise à déclarer « en dépit de toutes les difficultés auxquelles vous avez dû faire face, vous avez eu raison de ne pas vous décourager » (sick again), pourquoi se priver du plaisir d’exhiber en pages centrales d’un magazine de référence les photos de ces poignées de main officielles entre le PHAT et Sarkozy ou le SG de l’OIF ? Au passage, si cette séquence d’onanisme fait fi des réalités de la situation du pays, ce n’est pas très grave. Et quant à délirer, pourquoi ne pas affirmer à la face du monde la compétente clairvoyance et la capacité de projection de l’éclairé dirigeant et néanmoins président de la HAT en annonçant que ce dernier a lancé des projets « ambitieux » tels que… l’ouverture d’un palais du Rugby !!!. NORMAL ! Notre dirigeant ne peut pas donner du travail aux gens mais il va leur apprendre à jouer au ballon ovale. « Esprit de Kim Il Sung, sooooooors de ce cooooorps !!! »…

Ces « bêtises », pas si anodines que cela, nous hérissent, c’est un fait…. Et je laisserai leur énumération à Tonton Georges dans ses coups de griffes hebdomadaires de Tribune. Il fait cela mieux que moi. Mais, notre irritation exprimée, n’est il pas désormais temps de prendre de la distance. Ne peut on tenter d’élaborer une grille d’analyse objective de l’enlisement que connaît le pays ? N’est il pas lieu de dépasser, même brièvement, nos registres émotionnels et partisans pour essayer de qualifier l’irrationalité apparente de la situation ? Notre incapacité à donner un sens à ce qui nous parait incohérent n’est elle pas mortifère dans les formes de colère, mais aussi de résignation, d’écoeurement ou de désespérance auxquelles elle nous mène ? « On ne peut plus ni tenter d’intervenir, ni chercher d’explication à ce qui n’est qu’irrationnel. On ne peut vivre que dans l’écoeurement » ai-je entendu dire de certains à propos de cette crise et de sa transition.

… vous avez dit Transition ?

Si elle est particulièrement épuisante, et destructrice, cette transition n’est pas la première que vit le pays… 1960, 1972, 1975, 1991, 2002… holala… Si on ne bat pas un record là, on ne doit pas en être bien loin… Le pays vit des crises à répétition, c’est une LaPalissade. Mais, justement, n’est il pas intéressant de s’attacher non pas aux crises elles mêmes, mais à ces périodes de transition manquées, à leurs dynamiques propres et aux processus inaboutis qui auraient théoriquement dû résoudre le problème de la démocratisation du pays ?

La logique des démocraties installées …

A contrario, dans les situations « normales » et « stables » des sociétés dites démocratiquement évoluées, les structures politiques, institutionnelles et sociales sont autonomes. Les logiques de relations sont formellement établies, les acteurs et les institutions fermement caractérisés. La gauche est à gauche, la droite est à droite, le centre est là où normalement il doit être. Les contre-pouvoirs civils sont identifiés. La presse presse… . La société civile civilise… les syndicats syndiquent… et l’économie tourne… le gouvernement gouverne et l’opposition s’oppose en attendant les prochaines échéances électorales pour espérer régler son compte légitimement au pouvoir en place…. Bref… le tout est parfaitement fixé de manière symbolique et représenté de manière formelle dans des institutions qui institutionnalisent. L’ensemble définit un cadre de référence qui permet à la démocratie de s’auto-réguler de manière routinière et… démocratique dans un jeu de rôle dont les règles sont communément acceptées par tous. Les rapports sociaux et la stabilité sociale y sont fixés par des reconnaissances réciproques.

L’erreur serait encore une fois de poser en référence et en modèle la démocratie des pays développés alors que nous sommes loin d’atteindre, aujourd’hui, leur niveau de développement économique et social. Dans ce cadre idéal type, les conditions culturelles et économiques, pré-conditions indispensables à l’avènement de la démocratie selon certains structuralistes, paraissent préserver le fonctionnement d’une démocratie autorégulée. Mais est on sûr qu’elles soient nécessaires à son avènement ? …. Ne répondez pas par l’affirmative… Ou alors jetons nous collectivement immédiatement par la fenêtre. Autant attendre d’être guéri pour commencer à se soigner… Vous avez dit « Absurde ? »

… s’oppose à celle des périodes de transition.

Les périodes de transitions, périodes de passage d’un régime à un autre auxquelles il est plus naturel de nous identifier (et pour cause !), doivent évidemment à l’inverse être appréhendées comme des situations d’instabilité, de « fluidité politique ». Caractérisées par le bouleversement des rapports habituellement en vigueur entre groupes sociaux définis en « ressources politiques », ces situations sont ainsi évidemment marquées d’incertitude, alors que les gens rêvent précisément d’atteindre rapidement de nouveaux équilibres et obtenir de nouveaux repères.

En second lieu, parce que les jeux de pouvoir et les rapports entre ces ressources politiques sont à reconstruire et ré-inventer après l‘effondrement des relations habituelles, le propre de ces situations instables, qui voient la remise en question de l’ordre sociopolitique et de ses références antérieures, sera l’élasticité des alliances. L’association Ra8 + Deba + Zafy en est une illustration.

Dans le droit fil de cette idée, la transformation des rapports induit par ailleurs une simplification des identités. Le monde se réduit désormais à un espace partagé de manière manichéenne entre « eux » et « nous », entre « légalistes » et pro « tgv », entre « foza » et « zanak’i Dada » qui, chacun, opposent leur lecture de la réalité en tentant de s’attribuer une seule identité valable : celle de « démocrate intelligent, honnête et responsable ».

Bien évidemment, dans ce schéma, les comportements tactiques ne peuvent être décryptés qu’en alliances contre nature. C’est fou le nombre de traîtres et de renégats que le monde peut dès lors recenser….

Cette instabilité est d’autant plus critique que, face à la complexité et l’indétermination des évènements et face aux influences et pressions de l’intérieur et de l’extérieur et, bien évidemment, face aux contraintes structurelles, là où souvent nécessité fait loi, les acteurs n’ont pas de réelle capacité de contrôle.

Et si l’enjeu et l’urgence pour le pouvoir mis en place s’avèrent être la légitimation de sa compétence, de sa sincérité et de son autorité, la première de ses priorités devrait être la définition d’un agenda et la fixation d’échéances crédibles.

Cet objectif est d’autant plus essentiel que l’effondrement des éléments habituels d’évaluation et d’estimation rend particulièrement délicate l’élaboration de ces agendas d’actions. Et le pilotage de ces réformes énoncées de manière plus ou moins populiste s’avèrera de la même manière particulièrement périlleux. C’est pourtant sur la réalité et le respect de ces agendas et la bonne conduite des réformes annoncées que le pouvoir en place engagera la légitimation de sa compétence, de sa sincérité, de son autorité.

Dans ce contexte d’incertitudes la qualité, la compétence et – allez rêvons – la valeur morale des acteurs politiques et des élites qui ont pris le pouvoir s’avèrent bien évidemment essentiels. Je vous laisse le soin d’évaluer l’écart des actions mises en œuvre par la HAT au regard de ce modèle théorique. La théorie a parfois du bon : elle permet de juger à quel point les gouvernants ont pu se fourvoyer quand ils n’ont rien à lui opposer en termes de réalisations et d’avancées qu’on puisse constater. La théorie a encore du bon : elle permet de peser les occasions ratées respectivement par le TGV et par ses prédécesseurs.


(Lire la deuxième partie)

Notes

[1et fait désormais de Madagascar, déjà reconnu « état fragile » selon les nomenclatures de la BM, quasiment un « failed state » : un état failli.

25 commentaires

Vos commentaires

  • 10 janvier 2012 à 07:50 | debile profond (#6180)

    • 11 janvier 2012 à 06:40 | debile profond (#6180) répond à debile profond

      Quatre pages dans "jeunes Afrique" contre des centaines sur le "chite" internet de l’auto satisfait jeannot ...

      pourquoi pas sur France soir, la croix, figaro, le monde, etc tant qu’ils y sont !

  • 10 janvier 2012 à 09:26 | mpitily (#1212)

    Seules des élections organisées directement par la CI peuvent être transparentes, objectives et reconnues par tous. C’est une folie de compter sur la HAT ou sur l’opposition voire sur un soit disant gouvernement consensuel et inclusif pour y arriver.

    Que la CI revoie vite ses copies et adopte les recommandations de l’ICG qui sont les seules à être réalisables à court terme et à moindre frais pour tous (la CI et le peuple malgache).

    Je ne me lasserai jamais de le crier partout !

    Vive l’ICG !

    • 10 janvier 2012 à 12:22 | RAMAHEFARISOA Basile (#6111) répond à mpitily

      mpitily,

      "SEULES,les élections organisées directement par la CI peuvent être transparentes,objectives et reconnues".

      POUR QUOI NE PAS DEMANDER DIRECTEMENT ETRE SOUS TUTELLE DES NATIONS-UNIES ???c’est plus simple.

      Basile RAMAHEFARISOA
      b.ramahefarisoa@gmail.com

    • 10 janvier 2012 à 20:52 | petitsuisse (#6240) répond à RAMAHEFARISOA Basile

      Tsy hitako izay hitakiana fifidianana rehefa tsy misy mifankatoky na ny iray aza !!!!!!. Rehefa tsy asiana mpanara-maso neutre dia tokony samy mahatoky ny valim-pifidianana. Dia vita !!!

  • 10 janvier 2012 à 12:30 | manantena fa niova (#4971)

    D.P s"exprime par des chansons, j’adore !!!
    Mpitily jure par l’ICG,

    moi, je ne me lasserai pas de dire aux Malagasy :

    - La crise économique mondiale est une réalité.

    - Celui qui a instauré la Françafrique était au moins pourvu de ce qu’on appelle "honnêteté intellectuelle" en disant :
    "La France n’a pas d’amis, elle a des intérêts à défendre".

    - plus que jamais, avec cette crise, les Occidentaux usent du mot DEMOCRATIE quand ça les arrangent.

    - 
    - La Françafrique n’est pas un mythe,

    http://ti1ca.com/hu54nhby-vij-10-100327-Inona-no-hoe-Frantsafrika-vij_10_100327_Inona-no-hoe-Frantsafrika.mp3.html

    • 10 janvier 2012 à 12:41 | manantena fa niova (#4971) répond à manantena fa niova

      Donc, à nous MALAGASY sans exception, de nous mettre autour d’une table, dans notre pays et non ailleurs, la CI ne jouant que le rôle d’observateur neutre, pour élaborer une feuille de route acceptée par TOUS.

      C’est l’UNIQUE solution à ces crises cycliques et SI nous voulons vraiment y mettre fin, dans l’intérêt supérieur de la Nation.

  • 10 janvier 2012 à 12:58 | Tojo (#6209)

    Écrit en 2002, ce genre d’article aurait bien pu nous épargner des crises politiques, la dictature puérile de Ravalomanana - mère nourricière du coup d’Etat de 2009 - et surtout l’épisode d’une transition chaotique connue en ce moment. Mais - comme je l’ai maintes fois dénoncées - les "lettrés" (de l’époque et d’aujourdh’ui) ont refusé de le faire pour des motivations (bien connues mais) lâchement inavouées.

    Ceci dit, Lalatiana a fait là un très bon article. Il faut le dire. La preuve (et je l’ai toujours dit, et raison de mes coups de gueules envers les "journalistes d’opinion du MT) qu’ils sont quand même capables de pondre des beaux et objectifs textes (utiles à l’éducation de l’opinion - et non plus à son instrumentalisation sinon à son infantilisation -) s’ils n’écoutent pas sinon n’acceptent pas d’être volontairement influencés par les "mêmes motivations" sus-citées.

    Alors, oui, j’adhère entièrement aux idées ainsi développées. On attend juste à ce que le cadre et calendrier de sortie de crise soient rapidement fixés ( cela a déjà commencé avec la feuille de route), et que l’opposition (au lieu d’aller siroter du champagne avec celui qu’elle qualifie de dictateur et putchiste)finira par s’imposer en tant que force "productive" et non seulement "contestataire", capable de défendre l’intérêt supérieur de la Nation (mis - très - à mal par le régime actuel) et non s’entêter à satisfaire le désir inassouvi d’un dictateur déchu qui prie sur le totem du chaos.

    Par ailleurs, il ne faut pas "jalouser" le publi-reportage de TGV dans Jeune-Afrique, d’une part parce que ce Magazine n’est pas une "référence" comme certains ont tendance à le croire - au contraire, on connait bien la réputation "d’aspirateur de publi-reportage" de JA de BBY ; et d’autre part, le "bluff communicationnel"(ce qui est l’essence d’un publi-reportage) n’a qu’un effet extrêmement limité en terme de résultat politique. Tout simplement parce que le publi-reportage ne pourrait être l’œuvre que de ceux qui ont l’extrême besoin de publicité, autrement dit, de ceux qui ne se sentent ( moins à tort qu’à raison) ni écoutés ni visibles. Et pour cause !

  • 10 janvier 2012 à 13:22 | zaka (#1418)

    Les périodes transitoires signalées par notre éditorialiste ont eu des déterminismes et des historiques très différents les uns des autres. En plus, leurs durées respectives sont très variables , et il n’y a pas de lieu commun à travers chacun de ces évènements.
    - Le gouvernement actuel est né de la violence, et s’est perpétué par la violence. Ce qui est malheureusement regrettable, c’est la passivité de l’ensemble des malgaches , et la tendance générale à la résignation ; avec pour conclusion, la pérennisation d’une situation économique médiocre et d’un pouvoir dont les caractéristiques sont l’arbitraire, la versatilité et l’avidité. La corruption que Ravalomanana a jadis combattu est revenue sur la sellette, plus actuelle et plus forte que jamais. Les malgaches vivent et s’accommodent de ce climat nauséabond dans un état d’esprit fataliste.
    - La feuille de route a à présent une existence virtuelle,, plus personne ne s’en soucie, la communauté internationale fait mine de s’y intéresser, en sachant très bien que le contenu est en permanence galvaudé, méprisé, ignoré par ceux là même qui l’ont pondu . La vraie feuille de route, elle est là, omniprésente, la vraie feuille de route, c’est le « chacun pour soi »,, c’est l’égoïsme devenue une véritable institution , c’est l’antipatriotisme.
    - Je me demande où il est le malgache authentique, peut être qu’il est quelque part noyé dans le diaspora. En tout cas, il n’est plus à Madagascar ; ou s’il y était, il serait au fin fond de la brousse
    loin des tumultes et des turbulences de la misère quotidienne de la capitale malgache .

  • 10 janvier 2012 à 13:39 | ratiarivelo (#131)

    SALAMA EEEEEEE !!! io JEUNE AFRIQUE io dia journal fandrebirebena !!! amin’ny endriny ny "FRANCAFRIQUE VAOVAO !! KA AOKA SAMY HITANDRINA SY HANDINIKA TSARA ????????????

  • 10 janvier 2012 à 14:28 | da fily (#2745)

    Honneur à toi qui sait aujourd’hui encore nous motiver pour rester à flots. Je te souhaite intrinsèquement une année fructueuse en te donnant du "tu" car me sens plus que jamais proche de ton esprit que tu daignes partager encore à ceux qui sont avant tout attirés par la lumière. Et ta contribution de ce jour, ami, est lumineusement magistrale. Bien te soit rendu et reste donc parmi nos "éditorialistes" qui s’en donnent à coeur joie et ne fléchissent point de guerre lasse. Je ne fais tardivement que ce qui a déja été fait par tous : "longue vie aux sophistes de M-T !"

    Sinon, je relève le penchant subrepticement abrupt de Tojo pour la baveuse d’aujourd’hui, je lui concède au moins un intérêt certain pour l’analyse qui est une des qualités fondamentales des incursions de Pitchboule (boule de quoi je vous prie, au passage ?) L’apparente aversion qu’à Tojo pour le master-laitier lui obèrera toujours la pesante vérité actuelle : on est dans la mélasse et le yaourt manque, et les sautes d’humeur d’un Dijéi devenu président par la grasse de concomitance d’"intérêts" que nous qualifierons de tout sauf "supérieurs de la nation", nous ont largué pour longtemps dans les limbes des incertitudes. Le quotidien que vivent les malagasys le leur rappelle inlassablement. le sevrage de lait pasteurisé a donc du mal à se concrétiser, à ce point ? Je me suis toujours laissé entendre dire que le strass et les paillettes ne nourrissaient pas son homme, ni les autres d’ailleurs.

    Les transitions ont cela de pervers qu’elles enjoignent leur tenants à des actes ou des décisions qui soustraient par le truchement de leur nature même toute responsabilités engagées par leurs instigateurs...et celle-ci ne déroge en rien à la règle, on pourra même aisément dire qu’elle persiste et signe sa forfaiture dans la plus silencieuse des indifférences, sauf le crédo avalisant de ceux dont les intérêts trébuchants coincident avec la mix du DJ en place. Doit-on s’en contenter et le taire, que nenni, et je remercie l’auteur de ce jour de parfaire par sa complémentarité l’éventail d’articles pensés et sensés nous poser la question éternelle sur le devenir de cette nation et de ses fils. Ndimby, Patrick, Anthony, Citoyenne, la comète Andriantsolo G, Lalatiana et les autres que j’oublie hélas, peuvent au moins s’ennorgueillir de laisser aussi souvent que possible la lunmière allumée.

  • 10 janvier 2012 à 15:13 | efa ela (#4563)

    Article qui fait honneur à la presse !
    A quand la seconde partie ?

  • 10 janvier 2012 à 15:47 | Jipo (#4988)

    Bonjour ,
    La théorie sans pratique , ne sert à rien , il n ’ y a qu ’ à voir comment est appliquée la feuille de route ," théoriquement " : sensée être le préambule à la pratique:l’ application de son exécution, que chacun interprète à sa façon et selon ses moyens & intérêts , ne pouvant mettre un gendarme à chaque article .
    Merci pour cette analyse .

  • 10 janvier 2012 à 16:18 | Mihaino (#1437)

    Merci Lalatiana pour votre analyse et j’attends la 2è et peut-être la suite ...
    Dans ma jeunesse, je lisais bcp "Jeune Afrique" avec des journalistes talentueux , plus ou moins objectifs sur les problèmes divers et variés ,rencontrés par les ex-colonies françaises et le continent africain en général ...Actuellement, les jeunes journalistes qui ont pris la relève, écrivent du n’importe quoi et semblent véhiculer les messages de la politique FRANCAFRIQUE ? Ce papier de 4 pages que vous évoquez en est une preuve concrète & flagrante !!!!
    Je profite au passage pour saluer Jipo et pour la remercier de m’avoir donné le lien du site qui relate en détails les évènements tristes et malheureux de ce coup d’état de 2009 . Encore une fois, je remercie aussi Basile pour avoir osé divulguer les noms des ppaux responsables. Après qqs recoupements des faits et des chiffres , nous pouvons aisément connaître QUI EST QUI ? QUI A FAIT QUOI ? POUR QUI ? POURQUOI ? COMMENT ????

    Ma conclusion est simple : Madagascar souffre à cause des politicards , charognards !!! VIVE L’ALTERNANCE et A BAS L’IMPUNITE !!!

    • 10 janvier 2012 à 16:48 | da fily (#2745) répond à Mihaino

      Sauf votre respect illustre ainé, vous êtiez en catalepsie ? Ou vous sortez du frigo ?

      Babazy the old one ne ressasse-t-il pas ce qu’on sait tous ici ? Au fait qu’est devenu le comateux Charles ?

      Jeune Afrique...à la recherche perpétuelle de l’émancipation, bon il en faut de toutes façons.

    • 11 janvier 2012 à 00:51 | Mihaino (#1437) répond à da fily

      Merci da fily car je n’étais jamais en catalepsie ( Perte momentanée de l’initiative motrice avec conservation des attitudes , cf le petit Larousse ) ni sorti du frigo ( du réfrigérateur) car "Frigidaire "est une marque que l’empire" Henri Fraise & frères "a lancée dans notre île avec tous les "Bull Dozer" & construction de routes, EXPORTATION DE LA VANILLE ....JET PRIVE ...CE GRAND EMPIRE DOMINE MADAGASCAR DEPUIS BELLE LURETTE....?! Un étudiant en Economie prépare un mémoire actuellement pour l’obtention de la maîtrise ayant pour thème : "Comparaison de l’Empire Tiko & Empire Henri Fraise & Frères à Madagascar" ?!
      Basile a osé tout dévoiler ....Il est intélligent à mon avis car lui au moins, il sait ce qu’il veut et il reconnaît ses erreurs avec honnêteté et possède des preuves irréfutables ( si j’ai bien compris ses dires)relatives à ce coup d’état de 2009 ....
      Wait and see ...

  • 10 janvier 2012 à 20:11 | rasoulou (#4222)

    Itinéraire d’un collabo EN LA PERSONNE DE RAJOELINA ET RATSIRAKA
    (Texte initialement rédigé en 2002)
    Issu d’une famille dévouée au colonialisme français, Didier Ratsiraka, complexé certainement par cette réalité, n’a cessé de camoufler cette image désastreuse et honteuse de son origine politique. Lors de son discours de vœux au mois de janvier 2001, Ratsiraka, a voulu réécrire l’histoire à sa façon. Il avait déployé beaucoup d’effort pour passer pour un patriote. Aujourd’hui il est totalement démasqué. Il est nécessaire que la vérité soit restaurée.
    Plusieurs articles parus dans Madagascar Tribune de cette époque, et en particulier à la Une du samedi 13 janvier 2001, donnaient des informations inédites sur les véritables raisons qui ont poussé Didier Ratsiraka à « renier sa francophobie » du début de sa carrière politique pour montrer au grand jour sa « francophilie dégoulinante » (cf. Madagascar Tribune même date). Des « informations importantes » avaient été révélées par Ratsiraka lui-même lors de ce discours de présentation de vœux. Elles apportaient un éclairage nouveau sur les débuts politiques de cet homme. Si pendant des années beaucoup ont été trompés, désormais nous voilà tous informés.
    L’homme affirmait qu’il « n’avait adhéré au mouvement patriotique de 1972 qu’à contrecœur ». Il n’a donc jamais été ni anti-néocolonialiste ni anti-impérialiste. Chasser l’armée française, c’était contre son gré.Sortir le pays de la zone franc,c’était contre son gré.La politique dite « tiers-mondiste », c’était contre son gré. Les nationalisations, c’étaient contre son gré. Mais pourquoi avait-il alors suivi cette ligne dans les années 70 et 80 ? Les raisons, c’est encore Ratsiraka lui-même qui les avait données.
    Un sentiment anti-français très puissant régnait à Madagascar depuis toujours et jusque sous la 1ère République.Le régime néo-colonial de Tsiranana avait été renversé par le peuple malgache en 1972. La France devait trouver très vite des hommes nouveaux,du même sérail,pour détourner cette idéolo-gie ambiante « anti-française ».Ratsiraka avait affirmé que « la France était derrière ce qui se tramait entre 1972 et 75 ». Il était très bien placé pour le dire. Il était de ceux que la France avait appelés pour la relève.Ceux qui étaient restés fidèles à la France, les PADESM de la 2ème génération devaient entrer en lice. Nous connaissons la suite, c’était le début de la deuxième République.
    À plusieurs reprises,Ratsiraka s’enorgueillit de n’avoir jamais participé à aucune manifestation popu-laire pour cause de légalisme. C’est normal, il n’a pas la culture patriotique des Ho Chi Minh, des Ben Bella, des Lumumba,des Ravoahangy,Raseta,Monja Jaona,des patriotes Mena Lamba,VVS,MDRM, des paysans antandroy en 71, des étudiants de 72, des simples manifestants de 91. Ceux-ci ont osé renverser des gouvernements anti-populaires. Lui, il était de l’autre côté de la barrière, il était du coté de la répression, du côté de ceux qui ont tué et fait tuer les patriotes malgaches depuis toujours.
    Aujourd’hui, au service de ses amis français, ceux qui veulent garder Madagascar encore sous leur domination, il divise le pays et applique la même politique que Gallieni. Il tue des patriotes malgaches comme l’armée française en 1947, comme Baron, Ravahatra ou Ratsiraka Albert, son père. Il vole et spolie sans vergogne les richesses du pays, comme la France coloniale et post coloniale, etc.
    Pour tout cela, pour tous les méfaits qu’il a accomplis dans ce pays, pour les morts actuels et passés, pour haute trahison envers le peuple et la nation malgache… Ratsiraka mérite d’être destitué de tout titre et grade. Ses cinq étoiles d‘amiral sans flotte, il les a obtenues pour cause de collaboration et non par mérite. Il doit être mis en accusation, il ne mérite pas, lui et toute sa clique, d’être jugé par une HAUTE COUR DE JUSTICE –qu’il n’a d’ailleurs jamais mise en place– réservée aux hommes d’Etat d’un pays, mais par une simple cour criminelle. D’aucuns prétendent que c’est un chef de guerre, c’est faux,c’est trop d’honneur pour lui.Ce n’est qu’un simple chef de bande, un « dahalo » enragé et armé donc dangereux.
    Les autorités actuelles qui ont été portées au pouvoir par la force populaire doivent dresser IMMEDIA-TEMENT l’acte d’accusation et arrêter cette bande armée pour ramener rapidement la paix dans le pays. Il faut mettre Ratsiraka ainsi que ses partisans et ses mercenaires hors d’état de nuire car c’est tout le peuple malgache, ceux qui ont voulu le changement et même ceux qui ont encore cru en lui qui sont les victimes de sa folie sanguinaire,héritée d’un passé avide de profit et aveuglée par un sentiment de toute-puissance et d’impunité.
    29 mars 2002
    J & F Andrianjaka

    • 10 janvier 2012 à 21:48 | Jipo (#4988) répond à rasoulou

      Merci pour les amnésiques .

    • 10 janvier 2012 à 22:54 | da fily (#2745) répond à Jipo

      Nous devons ce saisissant tableau à Otrikafo dont je reconnais la plume de mr Jonah si je ne m’abuse.

      Mais alors, pourquoi avoir tant fait de mal aux français depuis ce fameux mai 72 si Radidy les aimait tant ! Il y a un passage que je ne saisi pas bien dans ce tordu cursus d’un fils padesmique bon teint. Et quand bien même un sentiment latent anti-frenchies était palpable.

      Transition donc post-coloniale qui ne dit pas sa constance dans l’aboutissement à rien...Cuisant constat dirons-nous.

      Read you tomorrow...so

    • 11 janvier 2012 à 01:42 | Jipo (#4988) répond à da fily

      Je ne m ’explique pas non plus ce double jeu , cracher officiellement à la face de ceux qui l ’ ont formé , pour ensuite retourner dans son giron, est une attitude qui a ce jour m ’ échappe encore , bien qu ’ à y réfléchir , apres avoir eu honte de son Pays d ’accueil ,à la similitude avec Khomeny , honte d ’être Français , était le seul sentiment subsistant .
      A y regarder de plus prêt ,(avec 30 ans de recul) pour mieux spolier son Pays en toute impunité , quoi de mieux qu ’ entretenir une fausse francophobie , pour tuer dans l ’oeuf toutes suspicions , au sujet de ceux qui tiraient les ficelles en coulisses, de quoi en être encore plus révolté , si d ’ aventure , c’ est bien la France qui est derrière cette " fine manoeuvre " , et donc quoi de plus normal , que de récupérer le soldat( qui plus est côtier ) ratsiraka, et surtout tous les dividendes qui vont avec , et qui comme bébé Doc , ou bokassa, viennent les dilapider au profit de cet officiel racketteur qu ’est le trésor public .
      ( A moins qu ’il y ait eu une sincère tentative de sa part, et que la France ait été obligée de calmer ses ardeurs , mais là ce n ’ est que de la supposition , mais pourquoi pas, au regard du mégalo , n ’ avait - il pas fait construire un deuxième palais de la reine pour sa sinistre personne ? )
      Ils méritent bien d ’ etre jugés comme des criminels de droit commun , en plus de crimes contre l ’ humanité ( de par les exactions commises lors de sa "présidence " ) .
      Et ce n ’est pas son homologue rajoelina qui lèvera le petit doigt pour cela , étant dans la meme situation , à savoir tous les deux avoir la double nationalité , il est évident que la France doit y trouver son intérêt ,au détriment de la population Malgache , dont elle se fout autant que la Française , qui ne sont que des " moutons saignables " , en attendant l ’ abattoir .
      ( sans vouloir paraitre nihiliste, pensez vous que des grand groupes, comme Mt Santo, Arkopharma ,Bouygues ou GDF ,entre autres , se soucient de votre santé ?, regardez la mère Bachelot avec ses vaccins contre le Chikungugna ou le H1 N1 , sachant que c ’est la famille de nico qui est derrière ...écoeurant je le confirme, en plus de révoltant mais ça vous le savez déjà et sans psychotropes .
      C ’est toujours cet état d ’esprit ou seuls les intérets ( financiers prioritairement ) priment , et cela peut paraitre : " hopeless" , mais tant que le bâton lui est prêté pourquoi voudriez que ça change ,et si c ’est bien le cas , ratsiraka aura été un excellent soldat que certains harkis peuvent envier , il est souvent difficile d’ etre patriote , qui plus est de deux nations à la fois ...
      Ce qui ne marchait pas avec ravalomanana , pour les raisons que vous savez
      Thanks for reading .

    • 11 janvier 2012 à 02:25 | Tojo (#6209) répond à rasoulou

      L’histoire de Madagascar nous enseigne qu’environ 90.000 malgaches ont péri lors de l’insurrection de 1947. Et la majorité de ces 90.000 âmes sont des gens de la côte-Est et côte sud-est de Madagascar, autrement dit ceux qui ont fui dans la fôret, famille de ceux qui ont pris des armes pour lutter contre la colonisation mais traqués par l’armée coloniale, et ont péri à cause de la faim, de la maladie. Des centaines d’autres ont été tombés par balle, torturés....

      Première question : Combien parmi ces 90.000 morts (et avec quelle proportion en pourcentage de morts) sont de la famille de Otrik’afo et consorts, ceux qui se targuent de monopoliser le droit victimaire de 1947 ?

      Toujours l’histoire encore nous enseigne qu’environ 90% des malgaches occupant les fonctions dans l’administration coloniale sont issus de la capitale Antananarivo, car Galliéni aurait recruté et pris les "ressources humaines qualifiées" de l’époque (ceux qui savent lire et écrire, dont certains sont issus de la bourgeoisie élitiste pour tenir l’administration, ou pour faire office d’écrivain-interprète indispensable pour maîtriser l’administration coloniale, des soldats, etc...).

      Deuxième question : Ces gens là ne sont-ils pas qualifiés de "collabo", eux-aussi pour avoir donner ainsi au système colonial les moyen de s’émanciper ? (Car pourquoi n’ont-ils pas pris les armes et se mutiner comme les autres) ?

      L’histoire, toujours, nous enseigne que le MDRM a pu faire élire des députés - au temps de la colonie -, ce qui veut dire, dans les faits, des gens qui ont jouit des droits et privilèges donnés par le système colonial, des rémunérations par le système colonial....Souvent même, l’administration coloniale leur prête avion, moyen de transport etc pour accomplir leur tâche politique dans les provinces.

      Troisème question : Des collabos, eux aussi ? Car ils ont cautionné le système colonial combien même ils se revendiquent défendre l’intérêt de leur pays ? Pourquoi ne pas avoir choisi le choix d’Ho Chi Minh ? Ou de Ben bella et consorts ?

      Enfin, toujours l’histoire nous enseigne que le PDM, parti de la bourgeoisie Tananarivienne dont est issu certaines têtes de l’intelligentsia Tananarivienne, sont favorables au maintient de Madagascar dans le joug de la colonie de la même ambition que le PADESM à l’exception près que leurs membres ne sont ni "foncés de peaux" (au sens de la définition du Padesm) ni se revendiquant comme tels et n’ont jamais défendu publiquement l’exclusion des autres ethnies dans leur groupe. Toutefois, ils ne voulaient pas perdre les privilèges dont ils jouissaient à l’époque de la colonisation (en tout cas, pas tout de suite).Une position qui est contraire à celle adoptée (après) par le MDRM...

      Dernière question : Ceux-là, sont ils aussi des collabos ? Si Oui, pourquoi ne pas en parler aussi.

      Merci.

    • 11 janvier 2012 à 04:08 | RAMAHEFARISOA Basile (#6111) répond à rasoulou

      rasoulou,OTRIKAFO en 2001 et en 2011/
      1-Quelle différence ?
      2-Quelle proposition ?
      3-Quel objectif pour le Peuple Malgache ?

      Basile RAMAHEFARISOA
      b.ramahefarisoa@gmail.com

    • 11 janvier 2012 à 07:29 | da fily (#2745) répond à Tojo

      Intéressante réponse, mais collabo ou non on sait pourquoi pour certains et on se le demande encore pour Radidy qui s’est fourvoyé dans une crise identitaire qui ne dit son nom.

      Est-ce que tous les bi-nationaux ont ce genre d’attitude ou en arrivent à ne plus savoir quelle identité avoir ? Certainement, sauf si les racines sont bien ancrées, mais bon...

    • 11 janvier 2012 à 07:56 | da fily (#2745) répond à Jipo

      Akory Jipo,

      Ce serait donc un véritable mode de gouvernance-maison quel que soit le pays ? Made in France et pas très éloigné finalement de celui des rois dont on a foulé les têtes au pied. Je me suis dis aussi, que sous ces aspects inévitables de démocratie obligatoire, certains pays et la France en particulier conservent encore leur mode privilégiant ceux qui "collaborent" au maintien du pouvoir.

      Je ne vous apprend rien, que de l’illustre de Gaulle au contemporain Sarkozy, la sphère des dirigeants français succéssifs jouit d’une situation et de privilèges dont peu de français se doutent ET les "collabos" en tout genre en sont, le "panem et circenses" n’est pas appliqué pour rien, pour aller à la tonte rien de mieux qu’un bon coup de brosse à reluire d’abord, surtout si le poil a été bien nourrit. La machine est bien huilée, et à bien regarder si le pays avance et fonctionne, très peu s’en plaignent...Mais à Mada, on singe sans avoir les mêmes tenants et aboutissants, une absence totale d’intelligence en devient suicidaire.

      Je retiendrais qu’effectivement sous Milkman, la vapeur a quelque peu été changée en mazout...l’histoire le sait déja.

  • 11 janvier 2012 à 01:17 | BemioVah (#3451)

    « Bien évidemment, dans ce schéma, les comportements tactiques ne peuvent être décryptés qu’en alliances contre nature. C’est fou le nombre de traîtres et de renégats que le monde peut dès lors recenser… » lalatiana.
    - 
    « Lalatiana »

    Merci pour votre article, et vivement la suite…

    A mon avis, votre schéma d’apparence cellulaire mérite commentaire si vous le permettez.

    Etant donné les relations ou inter-relations de la structure des groupes entre eux, il semble plus ou moins évident que le point commun réside en gestation dans leur DNA. Cela nous est-il suffisant pour expliquer la complexité même de l’évolution manichéenne souvent inexplicable du FIHAVANANA malagasy en pleine décadence ces toutes dernières décennies ?

    Votre schéma n’étant pas hermétique, fort heureusement, j’en conclue qu’il y a donc possibilités non seulement de multiplication et pacification des relations, soient-elles contre nature ou bien de nature favorable, mais probablement d’un rapprochement quelconque entre tous ces différents groupes… Mais finalement, de quoi tout ce comportement tactique et non pas scientifique, toujours en effervescence, pourrait-il accoucher au-delà d’une telle période de Transition gestationaire assez mouvementée… dans le futur ?

    Transition et tradition confondues, pourvu qu’il nous reste encore un peu de moralité et de bon sens en perspective dans notre poursuite haletante d’une aspiration en commun : établir une « démocratie » aux sens et terme universels certes, mais plus particulièrement adaptée aux besoins propres des Malgaches.

    Ah ! Non plus et jamais plus 50 ans de « transitions » aboutissant nulle part… !!!

    BemioVah

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