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Société

Peine capitale

44 condamnés, aucune exécution

samedi 1er mars 2008 | Manjaka Hery
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M. Ranaivo Andriamaroahina, Directeur de l’administration pénitentiaire..

Actuellement, il y a 44 condamnés à mort à Madagascar selon les informations recueillies auprès de la direction de l’administration pénitentiaire, de l’éducation, et de la surveillance du ministère de la Justice. Mais aucune peine de mort n’a été appliquée à Madagascar depuis notre accession à l’indépendance. Sur ce point, M. Ranaivo Andriamaroahina Tovonjanahary, Directeur de l’administration pénitentiaire, de l’éducation et de la surveillance, nous livre ses commentaires.

Madagascar Tribune : Pourquoi il n’y a pas d’exécution de condamné de peine de mort chez nous ?

- Ranaivo Andriamaroahina Tovonjanahary : « Madagascar est lié par la signature de diverses conventions internationales régissant les droits de l’homme. Ce qui nous oblige ainsi à respecter les idées en vogue dans le monde qui militent pour l’abolition de la peine de mort. On peut dire de ce fait qu’il y a plus ou moins transformation de la peine de mort en une peine de travaux forcés à perpétuité ».

Est-ce que cela n’augmente pas la charge de l’Etat ?

- « Les condamnés et les détenus sont toujours des charges pour l’Etat, que ce soit pour l’administration pénitentiaire, ou pour le ministère de la Justice ».

Comment réagissent les familles des victimes de ces condamnés à mort face à la transformation de leur peine ?

- « Ces familles ne réagissent pas face à cette transformation. On trouve plutôt des réactions sur la permission de sortie des condamnés à une peine de travaux forcés.
Or, il s’agit d’une politique d’amélioration de la condition de la détention à Madagascar ».

Comment se fait-il qu’il y a des condamnés à une peine capitale qu’on voit circuler librement dans la rue maintenant ?

- « Il s’agit peut-être des condamnés qui ont bénéficié d’une grâce présidentielle. En effet, une grâce présidentielle peut libérer un condamné à une peine capitale. Ce cas s’est déjà présenté dans le passé. Un actuel propriétaire d’un grand hôtel à Madagascar a déjà fait l’objet d’une telle grâce ».

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