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Antananarivo | 09h57
 

Société

« Grand Tana »

4 nouvelles villes en gestation

mardi 20 janvier 2009 | RAW

« Il me faut quarante cinq minutes en voiture pour faire le trajet de mon domicile à Ambanidia à mon lieu de travail à Ankorondrano », déclare un cadre moyen d’une société commerciale sise dans ce quartier industriel nord de la capitale. Un autre cadre de l’Etat, habite à Itaosy et avoue que chaque matin le trajet depuis son domicile jusqu’au centre ville lui prend exactement une heure. Ces usagers de la route réclament plus d’économie et plus de sécurité, notamment en fin de journée quand ils rentrent de leur travail. Embouteillages et piétons qui se bousculent dans la rue accroissent les dépenses de toutes sortes et exposent les citadins à toutes les formes d’insécurité urbaine.

En tout, on compte 1 543 000 habitants dans la ville qui ne fait que 107 km2 de superficie, soit une densité urbaine de 14 420 habitants/km2. Actuellement, pour des raisons de fluidité de la circulation et, accessoirement, pour les besoins du Sommet de l’Union Africaine (UA), des travaux routiers sont en cours. Mais de manière plus pérenne, le projet « Grand Tana » continue son chemin pour résoudre, aussi bien le problème de l’habitat que celui de la circulation. Il faut avouer que la ville d’Antananarivo doit s’étendre pour éviter l’étouffement. Il faut aussi admettre que cette extension ne doit enlever en rien le caractère de métropole de la Ville des Milles.

Quatre sites pour nouvelles villes

Interrogé à propos des projets des nouvelles villes dans les environs de la capitale, Manganirina Randrianarisoa, en son temps, chef de Région Analamanga, aujourd’hui conseiller technique au ministère des Affaires étrangères, est clair : « Il n’y a pas que Kiangara qui soit en gestation. Il y a aussi d’autres sites qui sont plus proches. Pour ce qui est de Kiangara d’abord, c’est une zone d’investissement agricole (ZIA) d’une superficie de 100 000 ha à laquelle est associé un projet de vraie ville. Le récent départ des détachements autonomes de sécurité (DAS) de la région a toutefois ralenti le cours de son développement. Toujours est-il que plus proche de la capitale, quatre (4) sites sont identifiés pour l’implantation de nouvelles villes et la création de quartiers résidentiels : Fiadanana (District d’Ambohidratrimo), Lazaina-Sabotsy Namehana (District d’Avaradrano), Antsahadinta (District d’Atsimondrano) et Ampangabe (District d’Atsimondrano) ».

Les trois Districts périphériques sont ainsi perçus comme de nouveau sites d’accueil de la population. Les trois Districts s’étalent sur près de 2 400 km2 et sont en mesure d’héberger plus de 3 000 000 d’habitants.
Rentré d’une mission qu’il a effectuée au mois de novembre dernier à Shanghai (Chine), Manganirina Randrianarisoa donne un aperçu du projet qu’il y a présenté. « Il s’agit d’une rencontre d’échanges sur le développement urbain durable au cours de laquelle j’ai fait un exposé du cas de Madagascar, en particulier, de l’implantation de nouvelles villes à Analamanga. L’esprit de cet exposé est l’amélioration de l’habitat par la création de nouvelles villes du type ECOCITY et quartiers résidentiels ».

Un métro aérien en périphérie

A Ampangabe, Commune rurale d’Ambalavao, District Atsimondrano, il est prévu des logements sociaux et une cité artisanale. A Androhibe Antsahadinta, une nouvelle cité des professeurs de l’Université d’Antananarivo devra y englober le site d’implantation de l’Office des Corps diplomatiques. On envisage aussi des quartiers résidentiels et de nouveaux sites pour des logements sociaux. Lazaina-Sabotsy Namehana serait réservé aux quartiers résidentiels tandis que Fiadanana (District Ambohidratrimo) sera destiné à des logements sociaux. Le plus important, si nous avons bien compris, est le réseau de métro aérien de type RER qui reliera ces nouveaux sites entre eux et qui est associé à des voies rapides et des rues de dessertes. Ce métro aérien désengorgera la circulation et desservira en même temps les villes nouvelles et les routes nationales.

En tout cas, d’après Manganirina Randrianarisoa, la Cité des Professeurs offrira quatre types de villas variant chacune de 100 à 280 m2 habitables. Il y aura entre 50 et 100 villas par type. Des logements administratifs composés d’une dizaine d’immeubles, des centres commerciaux et des infrastructures sociales (centre hospitalier urbain, blocs scolaires et complexe socio-sportif) sont évidemment incontournables.

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