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samedi 3 décembre 2016
Antananarivo | 04h15
 

Société

Lutte contre l’Exploitation Sexuelle des Enfants

Une nouvelle approche

mercredi 25 février 2015 | Bill

Dans le cadre de la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants, un système de guichet unique pour la prise en charge intégrée des enfants victimes de violences sexuelles ouvrira très bientôt ses portes au sein de l’Hôpital Universitaire de Gynécologie Obstétricale de Befelatanana (HUGOB) à Antananarivo. Ce sera le 4 mars prochain, lors de la célébration au niveau national, de la journée mondiale de lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants. Il s’agit d’une nouvelle approche qui permettra à l’enfant victime d’obtenir la prise en charge médicale par des médecins experts, d’obtenir la prise en charge psychosociale par des assistantes sociales professionnelles, et de pouvoir, dans le même endroit, être entendu par les officiers de police judiciaire (OPJ). En effet, deux OPJ de la Police Nationale seront assignés à travailler à plein temps au sein de ce service de prise en charge.

Le ministère de la Santé, le ministère de la Sécurité Intérieure et le ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme, en collaboration avec l’UNICEF se sont convenus d’élaborer et appliquer cette nouvelle approche.

D’après Humanium, une ONG internationale de parrainage d’enfants, la situation des enfants est très grave par rapport à la réalisation de ses droits. Le 29 juillet 2013, l’ONU dénonçait d’ailleurs la banalisation de l’exploitation sexuelle des enfants à Madagascar et l’impunité dont bénéficient leurs auteurs. En tout cas la situation des enfants est très complexe. Le Comité des Droits de l’Enfant de l’Ong Humanium déplore un niveau élevé du phénomène de violence intrafamiliale, y compris de la violence sexuelle, notamment envers les filles, sans que cela ne soit sanctionné par la justice ou la société. Ainsi, chaque année il enregistre plus de mille disparitions d’enfants dans la capitale : les enfants fuient leur foyer, car ils sont le plus souvent battus par des membres de leur famille. Beaucoup se retrouvent en situation de rue.

6 commentaires

Vos commentaires

  • 25 février 2015 à 11:03 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    Une nouvelle approche qui s’attaque aux conséquences mais pas à la CAUSE ne fera jamais long feu car elle relève plus de la sanction au lieu place de la PREVENTION et de l’EDUCATION.

    Wait and see.

    • 25 février 2015 à 18:46 | takaka (#8449) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Ce sont les textes juridiques qui font défaut. Mais vous avez raison.
      Veloma.

    • 25 février 2015 à 22:27 | liliquilit (#7755) répond à takaka

      Ce ne sont pas les textes juridiques mais plutôt l’application des textes qui fait défaut et surtout les dispositifs de prise en charge des enfants qui sont défaillants voire inexistants. On ne peut que se féliciter de cette approche globale mais l’article ne mentionne pas la création de centres d’accueils pour mineurs qui est la pierre angulaire de tout dispositif de prise en charge de mineurs en danger. Malheureusement, les violences notamment sexuelles dans le milieu intra-familial sont très fréquentes et pas suffisamment dénoncées à Madagascar, cela reste encore un sujet tabou. On préfère sauvegarder la structure familiale au détriment des droits de l’enfant. Celui-ci n’a d’autre solution que de fuir le foyer familial et se trouve dès lors exposé à tous les dangers de la rue et surtout aux réseaux d’exploitation de mineurs par la mendicité et la prostitution. Il faudrait créer plus de structures spécialisées qui puissent protéger ces enfants.

    • 25 février 2015 à 22:28 | liliquilit (#7755) répond à takaka

      Ce ne sont pas les textes juridiques mais plutôt l’application des textes qui fait défaut et surtout les dispositifs de prise en charge des enfants qui sont défaillants voire inexistants. On ne peut que se féliciter de cette approche globale mais l’article ne mentionne pas la création de centres d’accueils pour mineurs qui est la pierre angulaire de tout dispositif de prise en charge de mineurs en danger. Malheureusement, les violences notamment sexuelles dans le milieu intra-familial sont très fréquentes et pas suffisamment dénoncées à Madagascar, cela reste encore un sujet tabou. On préfère sauvegarder la structure familiale au détriment des droits de l’enfant. Celui-ci n’a d’autre solution que de fuir le foyer familial et se trouve dès lors exposé à tous les dangers de la rue et surtout aux réseaux d’exploitation de mineurs par la mendicité et la prostitution. Il faudrait créer plus de structures spécialisées qui puissent protéger ces enfants.

  • 25 février 2015 à 17:43 | reglisse (#6117)

    Bonjour Bill, c’est une bonne nouvelle !

    C’est très bien cette nouvelle approche !

    Parce que les enfants seront pris en charge, médicalement, psychologiquement, et pourront être entendus dans les locaux mêmes de l’hôpital !

    Alors qu’aujourd’hui ??? Ils se cachent pour mourir !

    Et il a fallu, une fois de plus, que ce soient des organisations étrangères qui montrent du doigt, et qui dénonce les graves lacunes de la société malgache, puisque A MADAGASCAR, TOUT LE MONDE S’EN FOUT DES GOSSES DANS LA RUE !!!

    Un très gros effort pourrait être accompli dans cette bonne direction, en créant une brigade spécialisée dans la prévention, pour s’attaquer à l’exploitation sexuelle des enfants.

    Un grand MERCI à cette ONG pour son travail.

  • 26 février 2015 à 07:51 | meloky (#637)

    la pratique du laxisme est rependu partout, non seulenet dans le secteur economique qui se passe comme des hemorrhagies non-stoppees, mais aoussi dans le droit humain de tout le niveau et partout dans l’ile !!!

    Le cas de la capital n’est qu’un signe grave pour ceux qui se passe dans les quatre coins du pays.

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