La mission à Madagascar de l’ancien président de la République du Mozambique, Joaquim Alberto Chissano, semble vouée d’avance à l’échec. Le parti TIM de Marc Ravalomanana vient de tenir une conférence de presse ce mercredi 8 juillet 2009 au Calrton Anosy, concernant leur position sur la crise politique à Madagascar. Les membres du TIM ont annoncé leur volonté de négocier avec les partisans de Andry Rajoelina, pour la conception d’une transition consensuelle. Mais il n’est pas question pour eux de discuter sur le titre de président de la République de Marc Ravalomanana. C’est le poste à pourvoir pour Andry Rajoelina seulement qui va être discuté.
Pour la Haute Autorité de la Transition (HAT), il n’est plus question de Marc Ravalomanana, mais de la transition vers la quatrième République. Ainsi, il y a une hypocrisie entre les deux mouvances participantes à la négociation sur la crise à Madagascar. Les membres du TIM maintiennent fermement leur proposition, tout en insinuant que les membres de la transition prennent une position extrémiste. « La HAT ne veut jamais entendre parler de Marc Ravalomanana » dixit Fetison Rakoto Andrianiria ce mercredi 8 juillet 2009 à l’occasion de la conférence de presse au Carlton.
Les deux mouvances annoncent pourtant leur volonté de former une transition. Mais une transition chacune à leur avantage. Des avantages très divergents et difficiles à concilier. Si le parti TIM annonce une transition consensuelle, il s’agit d’une transition sous l’égide de Marc Ravalomanana, pour faire revenir ce dernier à Madagascar. Si les partisans de Andry Rajoelina annoncent une transition consensuelle, c’est pour obtenir une reconnaissance internationale de leur prise du pouvoir hors élection.




