Alerte générale ce mercredi 15 septembre 2010 vers 8 heures du matin au lycée industriel d’Alarobia, là où sont hébergés les participants à la conférence nationale en provenance des districts. Les éléments des forces de l’ordre en faction sur le site ont aperçu trois individus déposer un sac en plastique noir dans les parages du lycée. L’objet paraissait suspect. L’alarme a alors été donnée car on craignait que ce ne soit une bombe artisanale. Tout le système d’alerte a été déclenché et les services cynophile ainsi que de déminage ont été aussitôt sur les lieux. Soulagement et désappointement mélangés car ce n’était qu’un canular ; plus de peur que de mal : deux cartouches en carton ou deux rouleaux de papiers remplis de sable et un assemblage de fils reliés à une montre accompagné d’un semblant de plaque détonateur ; le tout bien empaqueté avec du rouleau adhésif noir. Pendant ce temps les recherches aux poseurs de bombe ont été conduites avec des chiens policiers. Elles se sont avérées vaines car les terroristes présumés ont pris le taxibe. Impossible pour les chiens de suivre leurs traces et pour les forces de l’ordre de poursuivre leurs investigations. Ce qui n’est toutefois pas évident (il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, n’est-ce pas ?) car nos fins limiers avaient réussi des prouesses en leur temps ! beaucoup de ces poseurs de bombe, dont des « anonymes » croupissent encore dans les prisons jusqu’à aujourd’hui.
Un peu bizarre tout cela. Le site est bien surveillé, et si l’on a bien compris les explications sur cette fausse alerte finalement, les propos ont été précis : trois hommes ont déposé le sac et sont partis continuer leur chemin. Sans commentaire ! Par ailleurs, tout cela se produit durant la période de la conférence nationale. Les forces de l’ordre appréhendaient des manifestations ou des actions de déstabilisation pour empêcher la tenue de cette conférence nationale ; mais après deux journées sans grand éclat alors que les mesures de sécurité étaient renforcées tant sur les sites principaux et annexes ou lieux d’hébergement des congressistes, aucun souci ni incident qui ait perturbé l’ordre.
Enfin et non des moindres, l’action terroriste des supposés poseurs de bombe intervient au moment où, à la conférence nationale, les débats et discussions sur l’amnistie et Marc Ravalomanana allaient être engagés. Sans plus de commentaires.




