Le dialogue politique avec les partenaires techniques et financiers de l’Union européenne se déroulera très prochainement ; c’est la déclaration de Monja Roindefo, Premier ministre du gouvernement de Transition lors de sa tournée à Maroantsetra ce lundi 13 avril 2009.
Voici près d’une dizaine de jours, l’ambassadeur de France, Jean Marc Châtaigner a effectué auprès du Premier ministre un travail d’approche à l’issue duquel, il a été convenu que l’ambassadeur de France revienne avec ses collègues de l’Union européenne pour discuter de la manière de collaborer entre le gouvernement de Transition et la Commission européenne.
L’Union européenne a qualifié la prise de pouvoir à Madagascar comme étant un « coup d’Etat ». Il en est de même du président français Nicolas Sarkozy.
Mais aussi bien l’Europe que la France n’ont pas réellement suspendu leur coopération avec Madagascar ; elles disent que les programmes et projets en cours sont maintenus. Ce qui signifie qu’il n’y a aucune interruption de collaboration et de partenariat. Seuls les prochains programmes et projets sont suspendus à un retour à la normalité ou à un retour à l’ordre constitutionnel. Autrement dit, il n’y aura pas d’autres négociations pour d’autres programmes tant que l’ordre constitutionnel ne sera pas rétabli.
Le litige relatif au coordonnateur national
L’ambassadeur de l’Union européenne et représentant de la Commission européenne, Jean Claude Boidin, a récemment précisé que l’essentiel du partenariat européen avec Madagascar est fondé sur le programme FED. Mais le problème a-t-il souligné, est que le déblocage des fonds nécessite la signature du coordonnateur national du FED qui a démissionné avec le gouvernement Rabemananjara. Et Jean Claude Boidin de remarquer qu’il ne voit pas pour l’instant d’issue à ce litige car il faut deux signatures : la signature du représentant de la Commission européenne au nom du FED et celle du coordonnateur national attitré.





