Un peu éclipsée par le reste de l’actualité, une polémique larvée qui se prolonge entre le commissaire Nakany Charly de la DST d’une part, Tojo Ravalomanana et ses défenseurs d’autre part, pourrait empoisonner l’atmosphère. Après la conférence de presse donnée par le fils de l’ancien Président de la République et maître Hanitra Razafimanantsoa, le commissaire de police avait aussi convoqué la presse pour donner sa version des faits.
Il a justifié par les nécessités des enquêtes le secret qui avait entouré son action de perquisition, y compris à l’égard du gourvernement. Faisant part de la compétence nationale de son organisme et se prévalant d’être directement rattaché au Secrétaire général de la Présidence, le commissaire Nakany a déclaré qu’après recoupement des renseignements qu’elle recueille, la DST devait saisir le procureur général de la place concernée, à charge pour celui-ci de rendre compte au ministère de la Justice.
Nakany Charly a qualifié Me Razafimanantsoa de « menteuse », ayant déjà cherché à couvrir des anciens parlementaires ayant détourné à leur nom des véhicules publics. Quant à la perquisition effectuée chez Tojo et Claudia Ravalomanana, le procès-verbal qui a été signé par Claudia Ravalomanana prouve, selon le commissaire, que tout s’était déroulé dans les règles. Et le commissaire ajoute que les dépositions d’un domestique du couple Ravalomanana ne feront qu’apporter de l’eau au moulin des suspicions sur de possibles actions de déstabilisation sociale perpétrées par Tojo Ravalomanana.
Pour sa part, le clan Tojo Ravalomanana fait part de son intention de déposer plainte pour diffamation, perquisition illégale, destruction de biens, usage illégal d’arme à feu et intimidation.
Recueilli par Yann




