Interrogée par les journalistes à propos de la mise sous mandat de dépôt d’un journaliste et du Directeur général de la station Radio Fahazavana, la ministre de la Haute autorité de transition (HAT) en charge de la Justice, Christine Razanamahasoa, affirme que « son arrestation n’a aucun lien avec le journalisme. Il a incité des soldats dans la caserne à la rébellion. Les CD retrouvés en sa possession et les communications avec l’adjudant en sont les preuves », signifie-t-elle pour confirmer que le Tribunal est indépendant dans sa décision. Comment se fait-il, se demande-t-elle que le journaliste soit sur les lieux au petit matin, à 3heures ?
D’autres sources indiquent qu’il est reproché au journaliste de cette station de ne pas avoir informé les autorités de ce qui se tramait. Un reproche qui n’a pas sa raison d’être car le journaliste n’est pas un mouchard ni l’informateur de quiconque sauf du public, de son auditorat ou de son lectorat. Il n’est le policier ni le juge. Chacun son métier et celui du journaliste c’est d’informer, c’est de chercher les informations sur place où qu’elles se trouvent et du moment que la logistique le permet.
En tout cas, faute d’organe officiel représentatif du corps de métier, quelques journalistes se sont mobilisés pour revendiquer la libération de leur confrère. Ils s’étaient réunis à la Galerie Kamoulah à Analakely et ont décidé par la suite de demander audience auprès de la ministre de la Justice qui les a reçus cet après-midi du lundi 11 janvier à Faravohitra. La ministre leur a signifié que l’exercice du métier de journaliste est libre et que la profession n’est pas du tout mise en cause dans cette affaire du Régiment d’appui et de soutien (RAS) dans laquelle est impliqué un journaliste. Ce journaliste n’a pas fait du journalisme ce petit matin-là, il a tenté d’inciter à la rébellion, fit-elle comprendre. Et elle de continuer que « vous pouvez revendiquer sa libération mais le Tribunal fait aussi son métier avec des textes à l’appui et conformément à la loi ».





