La cérémonie de clôture des travaux de ce colloque appelé « Fiaraha-mientana hivoahana amin’ny krizy » a commencé par l’hymne national suivi de la lecture des résolutions et du discours fait par le Dr. Emmanuel Rakotovahiny. À la tribune, Manoro Régis, Pr. Ange Andrianarisoa, Dr. E. Rakotovahiny, Fetison Rakoto Andrianirina, Manandafy Rakotonirina, Dr. Harrison Razafindrakoto. Les résolutions de ce « Fiaraha-mientana » ont confirmé encore une fois l’ancrage des trois mouvances politiques sur les accords de Maputo et d’Addis-Abeba et rien d’autres. La réunion entendait démontrer que malgré l’accord politique conclu au CCI Ivato le vendredi 13 août, les trois mouvances demeurent incontournables car elles représentent une force d’opposition au régime de fait et que cet accord n’est plus ni moins qu’une décision unilatérale car les signataires ne sont autres que les formations qui évoluent dans le giron de la mouvance Andry Rajoelina. C’est de la mascarade et de la dérobade en quelque sorte.
Les trois mouvances sont convaincues qu’un nouvel accord tel celui du CCI Ivato, ne peut être trouvé qu’au moins dans les mêmes formes que celui signé à Maputo, c’est-à-dire entre les quatre mouvances en plus d’autres parties éventuellement. En tout cas, les résolutions du Carlton exigent en premier lieu la libération sans condition des détenus politiques accompagnée d’autres mesures pour apaiser le climat ; entre autres, la cessation des harcèlements et intimidations de toutes sortes et la liberté d’expression. Les trois mouvances appellent l’Armée encore une fois à observer et à consolider sa véritable neutralité. Ce qui a changé dans la position des trois mouvances, c’est qu’elles admettent et reconnaissent le rôle de facilitateur à la Coordination nationale des organisations de la société civile (CNOSC), et ce sous l’autorité du médiateur de la SADC, Joachim Chissano ; l’objectif principal étant l’obtention de la reconnaissance internationale.
Les deux jours de colloque des trois mouvances politiques au Carlton (13 et 14 août 2010) se sont achevés en présence de la presse et de quelques invités dont la Coordination nationale des organisations de la société civile (CNOSC) au grand complet : Velompanahy Aristide, Lalao Andriamampionona, José Rakotomavo, Serge Zafimahova, Noro Andriamamonjiarisoa, Voahangy R et le président du KMF-CNOE, Ernest Razafindraibe. Les colloquants ont été très nombreux ; ils ont rempli la grande salle du premier étage du Carlton. Ils sont issus de la capitale mais aussi des régions. Tout comme au Centre de conférence international d’Ivato, les « tangalemena » ou les notables et les tenants de la hiérarchie ou de l’autorité traditionnelle étaient présents.




