La rencontre entre les deux protagonistes s’est terminée en une demi-heure. C’est dire que d’un côté sans doute c’était une étape à franchir et c’est tout.
Il n’est pas déraisonnable de penser que pour Andry Rajoelina, cette étape entre bien dans une stratégie à long terme. Essayons de récapituler surtout à l’égard de ceux qui le considèrent comme un putschiste sans intérêt.
La fameuse feuille de route qui a été reconnue comme désormais le document de base de Madagascar au niveau international comporte deux éléments : Rajoelina est le Président de la transition reconnu par la Communauté Internationale et deuxièmement Ravalomanana est promis aux geôles malgaches selon l’article 40. De ce fait l’un des éléments de « ni, ni » est déjà neutralisé. Vis à vis de l’opinion il a été rappelé avant Seychelles / Mahé que Ravalomanana est déjà condamné et donc inapte à une candidature.
La mise en place de la CENIT participe d’une façon à cette stratégie. Il est maintenant reconnu que Madagascar a franchi une étape essentielle de sa marche vers la reconnaissance internationale. Cette reconnaissance n’est subordonnée qu’à la marche vers les élections et non à une quelconque réconciliation post-Seychelles. Comme le « ni, ni » n’est pas encore à ce niveau officialisé par la SADC ou une autre voix autorisée, c’est comme il n’existait pas. Le déroulement des derniers événements conduit à l’hypothèse d’une voie ouverte pour Rajoelina.
Un vœu qui peut être utopique : que Rajoelina renonce de lui même à sa candidature. Ce sera un très gros point pour son renom.







