Pour sortir de la crise actuelle, le Leader Fanilo trouve qu’il est grand temps de rendre au peuple souverain, détenteur du pouvoir, sa véritable souveraineté en organisant dans les plus brefs délais des élections. Ce serait le 13 décembre prochain, avant la saison des pluies. Le peuple qui a plus qu’enduré la crise, et souffert de ses conséquences, départagera la question de représentativité qui bloque la marche vers l’instauration de la 4e République.
Il s’agirait d’élire le Congrès de la Transition qui fera fonction d’assemblée constituante mais aussi d’assemblée législative. La majorité issue de ces urnes désignera le Premier ministre de consensus. Ce Premier ministre sera chargé avec son gouvernement, d’assurer la continuité de l’Etat et d’achever le processus de mise en place de la 4e République (code électoral, loi sur la communication, loi sur les partis) et organisera les élections.
Etant donné l’urgence, cette élection des membres du Congrès de Transition s’organisera sur la base des textes en vigueur, c’est-à-dire sur la Constitution amendée de la 3e République. Toutefois, pour rendre la compétition équitable, il faut prendre et adopter certaines dispositions : interdiction de l’usage d’ordonnances électorales, plafonnement des dépenses, remboursement des dépenses aux formations qui auront plus de dix (10) députés.
L’élection en question sera organisée par une agence d’exécution nationale indépendante, sélectionnée sous l’égide de la communauté internationale. La mise en œuvre de ces élections s’effectuera avec l’aide internationale qui confiera ses contributions à cet organe indépendant.
Telles sont les résolutions prises par le Leader Fanilo et qu’il a rendu publiques ce mardi 29 septembre 2009 lors d’une conférence de presse tenue à Antaninarenina.
L’autre point chaud évoqué par le Leader Fanilo et sur lequel il a adopté une autre résolution concerne les incidents survenus à New York lors de l’Assemblée générale des Nations unies. Le Leader Fanilo estime qu’il y a eu volonté d’humilier les dirigeants de la transition. Il y a surtout atteinte à l’honneur du pays tout entier. Aussi, le Leader Fanilo réclame-t-il que le pays quitte la SADC et que l’on rappelle pour consultation les ambassadeurs malgaches aux Nations unies et en Afrique du Sud. Le Leader Fanilo exige en outre qu’on détermine les responsabilités et que des sanctions soient infligées. Jusque chez les politiciens et techniciens qui ont ouvert la porte à cette humiliation. Le Leader Fanilo n’a pas du tout apprécié le « copier-coller » du discours de Andry Rajoelina diffusé sur internet et « Youtube ».
Recueilli par Ben





