L’accord politique concocté par les quelque 80 partis et associations politiques a finalement été signé ce vendredi 13 août, publiquement dira-t-on, après trois jours de discussions. En plus des participants et du président de la Haute autorité de transition, Andry Rajoelina qui ont signé, la cérémonie s’est déroulée en présence de nombreux invités issus du secteur public et du secteur privé. La société militaire conduite par le général Ranto Rabarisoa du Conseil militaire de défense nationale (CMDN), la société civile dont la Coordination nationale des organisations de société civile (CNOSC) et les « Raiamandreny mijoro » et la société religieuse dont le FFKM représenté par son président Mgr Ranarivelo de l’Eglise anglicane, ont également répondu à l’invitation des organisateurs de la réunion. On notera aussi la forte présence remarquée d’anciens parlementaires TIM venus soutenir l’ancien député Raharinaivo Andrianatoandro dans son approche de la situation et sa prise de position. D’ailleurs, le discours inaugural de cette cérémonie de signature a été confié à ce membre du bureau politique du TIM, Raharinaivo Andrianatoandro.
Ils sont donc 87 chefs de partis et association politiques à adopter cet accord (voir notre édition de ce vendredi 13 août 2010) qui désigne Andry Rajoelina, président de la transition comme dans les précédents accords signé à Maputo et à Addis-Abeba. Appréciant l’accord et la disponibilité des signataires, Andry Rajoelina ne s’est pas empêché d’exprimer sa satisfaction. Il a même fait des recommandations à l’assistance et aux signataires qu’on ne revienne plus et qu’on ne parle plus d’un autre accord qui se confectionnerait comme précédemment à Maputo, Addis-Abeba ou Pretoria, pour signifier son souhait que cet accord soit définitif ou le dernier pour sortir le pays de la crise. Étant donné le nombre de signataires laisse-t-il entendre, on ne peut plus qualifier cet accord d’unilatéral ou provenant d’une seule personne. Et de souligner que la plupart des partis ayant présenté des candidats aux élections présidentielles de 2006 avaient signé l’accord, alors que beaucoup de ces partis n’avaient plus participé aux élections postérieures à ce scrutin présidentiel en raison de règles de jeu jugées peu claires.
Andry Rajoelina a profité de l’occasion pour prévenir contre toute tentative de mauvaises interprétations des parties de cet accord qui touchent à l’amnistie et à l’impunité. Et il précise que l’amnistie est bien spécifiée dans cet accord mais qu’il revient à la Conférence nationale de trancher sur le problème. Insistant sur le caractère malgacho-malgache de l’initiative, sans oublier de faire allusion à sa volonté de sortir le pays de la crise, Andry Rajoelina déclare que si jamais il n’y avait pas d’aide extérieure, la mise en œuvre du calendrier adopté dans cet accord pourra s’effectuer sur financement propre et que les ressources pour ce faire sont déjà prévues. En quelque sorte, c’est la fierté nationale qui s’exprime. Quant à la question des institutions ou du gouvernement d’union nationale et du Parlement, il ajoute que les travaux vont reprendre dans quelques jours pour sa concrétisation.
À la fin de la cérémonie de signature, Benjamina Ramarcel Ramanantsoa a remis une copie de ces accords au « Raiamandreny mijoro » et au CNOSC qui sont les organisateurs de la conférence nationale.
Recueilli par Valis




