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Société

Hôpital des enfants à Tsaralalàna

L’accès à l’oxygène devient payant

jeudi 19 août 2010
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Auparavant l’oxygène médical était gratuit pour n’importe quel enfant en traitement dans cet hôpital.

Mauvaise surprise depuis mardi 17 août 2010 pour les parents et accompagnateurs des malades qui séjournent à l’hôpital des enfants à Tsaralalàna. La veille, rapportent-ils à la presse, des responsables de cet établissement hospitalier destiné aux enfants les ont averti que dorénavant, l’accès à l’oxygène médical pour les patients qui en ont besoin, est payant. Le tarif appliqué est de 1000Ar/heure alors qu’auparavant l’oxygène médical était gratuit pour n’importe quel enfant en traitement dans cet hôpital. L’oxygène médical est pourtant utilisé pour aider à soigner les maladies et pour maintenir les patients en vie.

Un parent d’une enfant en traitement dans cet hôpital depuis plus d’un mois déjà se plaint de devoir emprunter de l’argent à ses proches pour pouvoir payer l’oxygène à son enfant. Une dame ajoute qu’elle ne supporte plus les frais d’hospitalisation car en plus de l’oxygène, il faut débourser pour les médicaments et le savon pour le nettoyage quotidien. Elle conclut qu’elle va finir par demander à sortir son enfant de l’hôpital car elle n’a plus de ressource pour subvenir aux besoins quotidiens de son enfant. Cet enfant indique-t-elle souffre de problèmes pulmonaires ; elle est asthmatique.

Réagissant à cette nouvelle disposition en vigueur à l’hôpital des enfants à Tsaralalàna, un membre du personnel médical déplore et dénonce une politique de santé de classe ou de prestige. La politique actuelle est la course à la création de nouveaux hôpitaux modernes ou de nouveaux établissements médicaux, telle cette nouvelle banque de sang dans l’enceinte de la HJRA Ampefiloha ou encore ce nouvel hôpital à Mahajanga. Aider les malades à accéder à des soins gratuits ou à des médicaments moins onéreux semble loin des stratégies et de la politique des plus hautes autorités. Un cadre universitaire voit dans cette mesure, une des conséquences de la politique de restriction budgétaire décidée par la présidence de la HAT et son gouvernement.

2 commentaires

Vos commentaires

  • 19 août 2010 à 09:24 | Rainivoanjo (#1030)

    C’est à ce genre de mesure qu’on reconnait l’échec total de tous les gouvernements successifs à Madagascar : tout est en train d’être privatisé ! Combien de Malgaches ne se soignent plus, faute d’argent !

  • 20 août 2010 à 06:29 | TRONDHEIM (#3518)

    vous ne trouvez pas que les Malgaches souffrent deja de l’incompetence et de l’egoiste des gouvernements successifs. Et voila encore que les enfants devront payer pour vivre. Ca suffit !!!! une petite reflection : « Et si Dieu nous facturait notre vie, que ferions nous ? Aurions nous les moyens ? »

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