Ce vendredi 6 avril, les membres de l’ESCOPOL, apparemment au grand complet, ont rencontré la presse à l’Hôtel Colbert et ont partagé avec elle ses points de vue sur l’actualité politique de l’heure. D’emblée, l’ESCOPOL n’a pas caché qu’il roule pour des élections présidentielles d’abord pour résoudre la crise. Il estime que c’est la seule issue rapide à cette crise, pour plusieurs raisons qu’il a présentées et que nous nous contenterons de survoler : entre autre que ce sont toujours ces élections présidentielles qui ont provoqué les crises cycliques et donc qu’il faut les conjurer en quelque sorte mais aussi parce que ce seront les plus faciles à organiser d’autant que l’on a adopté le bulletin unique.
L’ESCOPOL a développé tout un chronogramme pour cheminer vers cette sortie de crise. Cette proposition de chronogramme sera présentée à toutes les autorités des différentes institutions du pays incessamment, a-t-on appris. Il sollicite aussi la participation active de la communauté internationale dans la mise en œuvre de ce chronogramme.
Mais c’est lors de cette rencontre au Colbert également que l’ESCOPOL a présenté sa conception de l’éthique ou de la conduite à tenir des politiciens dans la perspective de l’apaisement pour la réconciliation durable. D’abord, l’ESCOPOL est contre toute culture d’impunité en matière d’amnistie même si elle adhère entièrement au contenu du mémorandum. Mieux ; pour rompre la crise cyclique, l’Escpol a expliqué que le projet de loi portant sur le code d’éthique et de bonne conduite doit être bien étudié. Ainsi il souligne que la dite loi doit suggérer l’inéligibilité temporaire pour les présidentielles à l’encontre des individus amnistiés, ceux qui ont été démis du pouvoir, soit par des mouvements populaires soit par empêchement, mais aussi ceux qui ont fomenté des coups d’État et ceux qui ont démissionné. Sans oublier ceux qui sont poursuivis par la justice pour des détournements de fonds publics. Bref, les trois anciens présidents et le président actuel de la Transition sont priés de ne pas se présenter : au moins les électeurs et le pays seront épargnés des menaces que les personnalités qui font l’objet de tous les commentaires font peser à l’issue des élections dont les résultats pourraient ne pas leur plaire.
Recueilli par Bill







