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Tribune libre

L’Alternative dans une voie sans issue

mardi 7 juillet 2015

Dans une situation bloquée, il y a lieu de faire preuve d’imagination, et d’innovation dans les réflexions, et oser entreprendre avec responsabilité les résolutions qui s’imposent.

Le moment est venu pour les patriotes de sortir des rangs pour assumer la tache difficile de relever leur pays des décombres politiques dans lesquels est plongé Madagascar, alors qu’aucune volonté honnête ne vienne à son secours, à part des propositions dissimulant des intentions intéressées que les protagonistes rejettent à tour de rôle.

Maintenant, prêtons une Oreille attentive à écouter les rêveries venant d’un irresponsable, mais désintéressé à l’endroit de la politique, et dépourvu d’illusion :

Pour la bonne compréhension des rêveries, il est utile d’énoncer le préambule qui fait ressortir les 2 Maux de tous les dégâts connus dans les pays en voie de développement.

La gestion financière :

On peut être expert en tout mais si l’on ne sait pas gérer l’argent venant de l’aide extérieure qui n’est pas gagné à la sueur de son front, on manquera fatalement à la modération dans son emploi et immanquablement, on appréciera mal la valeur que l’argent représente.

Alors que si l’argent est le fruit de son travail, on reconnaitra sa réelle valeur pour en apprécier son utilité. La conscience se mettra en oeuvre pour en retirer profit et éviter tout abus de toute sorte.

La notion du travail :

Il y a travail et travail. Le travail intellectuel est abstrait qui ne remplit pas le ventre. Le travail concret qui exige que l’on mette la main à la pâte pour avoir à manger le soir avant d’aller au lit. Il faut se le rappeler chaque jour TRAVAIL…TRAVAIL…. ET ENCORE TRAVAIL pour sortir du sous-développement, qui est généré par la non-productivité de la population.

Compte tenu de cela, avançons dans nos raisonnements.

Durant 55 ans d’indépendance, tous les gouvernements n’ont pas tenu compte de ce qui précède, le résultat est apparu immanquablement. En conséquence, lisons un copier/coller qui suit :

Moi Président, …Je ferai subir au gouvernement un régime d’amaigrissement dans toutes les dépenses de l’Etat ; à commencer par diminuer les salaires du président et de ses ministres, et limiter les voyages dispendieux à l’étranger sauf en cas de nécessité. Chaque dépense importante fera l’objet d’attention particulière. Ceci non pas par avarice, mais dans le souci d’instaurer une bonne habitude d’épargne afin d’engranger les nerfs de la guerre, seul moyen de sortir du sous-développement.

Parallèlement, je revaloriserai l’échelle des salaires de tous les fonctionnaires afin que chacun puisse mener une vie décente dans son pays. Ce faisant, je suis en droit d’exiger des fonctionnaires d’Etat des résultats concrets dans leur tâche. La population en récoltera les bienfaits.

Moi Président, ... Je développerai un programme d’information de grande envergure à l’échelle du pays, en créant des unités ambulantes pour véhiculer les informations dans tous les recoins jusqu’au fin fond des villages, fixant l’objectif d’informer chaque Malagasy de la marche du monde moderne, ce que peut accomplir la nouvelle technologie dans la santé, l’industrie, l’enseignement etc…, offrant la possibilité qu’un jour chacun d’eux puisse y accéder. Cette information fera partie intégrante de l’alphabétisation accompagnée d’un documentaire de base dans le domaine éducatif, adapté au niveau et aux environnements du pays. Cette démarche est destinée à faire changer la vie contemplative dans les campagnes en une vie active remplie de promesses pour toutes les générations, surtout la jeunesse qui a soif et est curieuse des choses nouvelles. La vie contemplative de « mora-mora » dans l’élevage et l’agriculture, la vie passive dans les centres urbains constituent le poids mort du développement.

Se contenter des aides pour se développer, c’est s’exposer à toute sorte de contraintes non profitables au pays, mais gagnant à coup sûr pour les bailleurs.

Compter sur son travail, je peux espérer à collaborer gagnant-gagnant avec les investisseurs qui sauront respecter mon peuple studieux au boulot.

Moi Président, …Mon programme politique dans un premier temps c’est informer utilement et surtout correctement mon peuple afin Le motiver, L’inciter, L’encourager au travail de production. En deuxième temps s’attaquer judicieusement au développement économique avec des plans bien précis dans les domaines de transformation de produits locaux, dans le cas d’espèce suivant : Dans la région Morondava où le climat s’apprête à l’implantation d’une orangeraie, l’Etat proposera un plan d’investissement aux entrepreneurs d’une porcherie aux alentours de l’orangeraie ; elle produira la viande de porc et les déjections serviront à fertiliser l’orangeraie qui alimentera l’usine de jus d’orange destiné à l’exportation. Conditions premières c’est que l’investisseur s’engagera à créer des emplois, formera le personnel local et aussi génèrera des devises étrangères. En compensation, l’Etat accordera une concession à long terme, étudiera un régime spécial sur l’exonération d’impôt ; l’Etat s’engagera à créer des zones économiques spéciales uniquement pour des investissements d’industrie de transformation de produits locaux bénéficiant d’une détaxe à l’exportation pour donner une valeur ajoutée aux produits locaux et permettant d’encaisser des devises étrangères qui constitueront son trésor de guerre.

Moi Président, ...Dans la gestion de mon pays, ma devise est de gérer son pays en voie de développement avec les méthodes d’un dirigeant d’entreprise dont l’objectif primordial est de faire vivre l’entreprise, et de survivre par son travail afin que son peuple puisse s’épanouir. Pour ce faire, je dois faire preuve de mes qualités de dirigeant en ayant une vision précise et réaliste de l’avenir, de clairvoyance dans le choix de mes proches collaborateurs, de forger une ambition à la hauteur de mon pays et enfin prouver à mon peuple ma capacité de travailleur forcené. Si je ne trouve pas les compétences adéquates dans mon pays, ou parmi la diaspora Malagasy ; si besoin est, j’engagerai les compétences de par le monde. Toujours dans le seul but de sortir mon pays du sous-développement. Quant à la gouvernance, la transparence est de mise, mais l’intégrité de chaque ministre et des hauts fonctionnaires sera la condition sine-qua non pour se voir investi des hautes responsabilités de l’Etat.

Moi Président, ...Je dirai au peuple, ne choisissez pas votre président, désignez-le avec clairvoyance, avec votre bon sens et surtout avec patriotisme pour votre réussite dans la vie et pour le Bonheur de vos générations à venir.

Et enfin, Moi Président, ...Je n’attends rien de l’aide venant de l’extérieur, je veux être maître de décisions concernant mon pays. Sachant et conscient des ressources naturelles dont mon pays dispose, je n’hésiterai pas à frapper à toutes les portes susceptibles de coopérer avec mon pays dans un schéma de gagnant-gagnant sans me complexer vis-à-vis des interlocuteurs, car je sais que mon pays a du répondant et que les leaders sont des gens capables et travailleurs. Je demanderai au peuple un mandat de 3 ans pour organiser et mettre en place mon programme politique, au bout duquel, j’aurai besoin d’un 2è mandat de 2 ans pour roder la machine étatique pour obtenir un bon rendement.

Si entre-temps, les résultats ne sont pas satisfaisants aux yeux du peuple, je lui demanderai de me congédier sans ménagement avant même la fin du mandat.

Dans le cadre de « Moi Président », les prétendants à la candidature présidentielle se feront par self-selection. Il aura le mérite d’éviter une re-élection présidentielle coûteuse.

Soyez téméraires les diplômés ! Soyez dévoués les hommes capables ! pour relever ce défi ! Vous montrerez à la face du monde de quel bois le Malagasy se chauffe. La réussite du développement, et la gloire, et le Bonheur de tout un peuple sont entre vos mains et dépend de votre volonté d’agir.

Paul Cy

11 commentaires

Vos commentaires

  • 7 juillet 2015 à 09:25 | Turping (#1235)

    - L’alternative dans une voie sans issue n’est possible que si Madagascar n’a pas la vraie indépendance .En quelques sortes ,des initiatives plus ambitieuses ne se reposant uniquement sur les aides mais une autre façon de faire la politique sans demander l’avis de la CI ni leur imposition .
    - Les aides ,les emprunts qui rapportent gros aux donneurs et prêteurs dans un monde sans état d’âme financier ne profitent que ceux qui se battent pour le pouvoir ,pour se remplir les poches ,se gaver ,....sont les événementiels loin d’être dépassés .
    - Rappelons pour la n-ième fois que Madagascar est riche en ressources minières ,des espèces endémiques ,.....un pays qui n’intérèse personne sans contre partie .La situation actuelle n’arrange que ceux qui tirent les profits ,les minoritaires au détriment de la majorité .
    - S’il n’ y a pas de politique volontariste ’ de touT bord pour combattre ces fléaux en commençant par se poser la question de ce que c’est le rôle censé d’être accompli par les députés de facto ,l’équipe gouvernementale sans parti politique de base forte pour apporter les améliorations et les innovations ,ne serait-ce que pour accomplir le PND ,PEG ,....en parlant du pacte de responsabilité .
    - La paupérisation ,le non avancement se fustige sur les guerres sempiternelles de conflit d’intérêts personnels et l’impossiblibilté d’un pays pauvre comme Madagascar à ne pas subir les soumissions d’autant plus que la mentalité non révolue de la part de ceux qui sont sensés de mener le vrai changement reste toujours une situation préoccupante .Dans la plupart des cas ,beaucoup de malgaches ne peuvent pas satisfaire ni répondre au critère de base de Maslow pour franchir la deuxième étape .

    • 7 juillet 2015 à 11:32 | Paulo Il leone (#6618) répond à Turping

      Résumons la « pensée » de turping : cé la fôte aux vazaha !

      Qu’on se le dise !!!

    • 7 juillet 2015 à 13:14 | olivier (#7062) répond à Paulo Il leone

      Je suis choqué par votre Vantardise cher PAULO !

      Sans la PIERRE DE ROSETTE, vous n’auriez JAMAIS pu parvenir à vos fins..

      Alors je vous prie de rendre Hommage à Champollion, et de faire preuve d’un peu plus d’humilité quant à vos pseudo « découvertes » !

  • 7 juillet 2015 à 09:58 | Rakotoasitera Fidy (#2760)

    Paul Cy

    J’ai beau cherché , au nord , au sud , à l’est , à l’ouest je ne vois personne répondant à vos ... moi président

    Turping : aidez moi , je suis complètement perdu dans cette circonlocution verbale de maitre Cy

    • 7 juillet 2015 à 11:35 | Paulo Il leone (#6618) répond à Rakotoasitera Fidy

      Vous z’inquiétez pas, c’est vrai qu’il s’est un peu perdu dans sa réflexion, mais la bonne nouvelle c’est que le Père Noël va tout arranger !

    • 7 juillet 2015 à 11:51 | olivier (#7062) répond à Paulo Il leone

      Effectivement, Mon Cher Paulo, le père Noel sera une carte « maîtresse » dans ce projet titanesque..

      Mais si vous y ajoutez le coktail « win-ouine » :
      - 1/3 de culte
      - 1/3 de rékonciliation ( à Maputo ou Port Louis)
      - 1/3 de méthode rakoto-coué ( une variante tropicale de l’originale)

      Alors le succès est garanti !

      YES WE CAN

    • 7 juillet 2015 à 17:50 | Paulo Il leone (#6618) répond à olivier

      Oui mais avouez que « l’auteur » de l’article a une imagination débordante !

      A sa place, j’écrirais des romans de politique-fiction uchronie, par exemple,

      « 2035 : A la tête d’une puissante d’armée malgache, le maréchal d’empire Rakoto Malala envahit la Chine et l’Inde, et Madagascar devient la 1ère puissance mondiale pour les 3 siècles à venir ! »
      ou
      « 2040 : Les premiers malgaches explorent la nébuleuse d’Andromède ! »

      PS : plus sérieusement, je vous renvoie à mon titre ci dessus comme sujet de philo au Bac.

      Plus belle la vie .... yes/no we can’t !

    • 7 juillet 2015 à 18:06 | olivier (#7062) répond à Paulo Il leone

      Vous êtes fou ami Paulo..

      Si le Maréchal Rakoto-mets la moi profond ( mais il est pas gay)

      venait à envahir un autre pays, et en piller les richesses ( LOl)..

      C’est un pan ENTIER du cépamafotisme qui pourrait s’effondrer..

      VISION D’HORREUR SUR MT..

    • 7 juillet 2015 à 19:54 | Paulo Il leone (#6618) répond à olivier

      Vous savez bien que le célafôtisme est un phénomène récent : c’est une déformation de l’esprit que nous ont légué les français qui se plaignent de tout et de rien, à toute heure du jour et de la nuit !

      La boucle est donc bouclée : ce que vous appelez le « célafôtisme » c’est bien évidemment un cadeau empoisonné de la civilisation et des vazahas !

  • 7 juillet 2015 à 11:30 | vitsika (#8971)

    La volonté, tout dépend de la volonté de tous les malgaches, et surtout des dirigeants.

    A commencer dans le domaine de l’éducation pour pouvoir avoir les mêmes visions de développement et de favoriser la culture malgache, la sagesse et la volonté de développement. Une éducation sous toute les formes et pour tous les malgaches et non seulement la classe enfant et jeune. (Ministère de l’éducation national)

    Une éducation favorisé par toute forme de communication possible. éducation non seulement celle comprise dans le programme scolaire, mais un programme d’éducation même pour les illettrés. Tout les malgaches doit être facteur de développement. (le ministère en charge de la communication)

    Mais pour pouvoir véhiculer des idées, former les gens, à part la communication et l’éducation, les infrastructures routières doivent être une autre priorité. (ministère des travaux publics). Non seulement pour l’éducation mais aussi dans l’intérêt économique su transport de toute sorte.

    L’insécurité à Madagascar est actuellement un problème interne. Il n’y a pas de grand acte de terrorisme comme au USA en Europe etc, Certainement, il y a toutes sorte d’insécurité mais ce sont des problèmes qui seront au fur et à mesure de l’éducation et des communications diminuerons petit à petit. La force armé ne fait qu’atténué le problème d’insécurité, elle ne le résoudra pas, c’est impossible avec la pauvreté, les influences de certaines personnes, ainsi qu’à cause de certaine culture et coutume malgache (à l’exemple des vols de bœufs)

    C’est l’éducation et la communication qui réduiront aussi la corruption dans un long terme, accompagné des sanctions équitables et impartiales ; ainsi que de rééducation et de réinsertion sociale efficace. Car notons que la corruption est parmi le principal problème du sous développement du pays.

    L’accès à l’emploi et la création d’emploi dans la dignité et le respect des règlements en vigueur sont des élément accompagnateurs pour le développement.

    La question qui se pose est de savoir si les hommes politiques (surtout) ont intérêt dans le développement intellectuel et éducatif de sa population ?
    Est ce que tout cela n’était il pas possible depuis ces 55 années d’indépendance avec les richesses et les atouts que possèdent Madagascar et qu’on ne cesse de dire (mais qui s’épuiseront surement si on ne réagi pas dès maintenant) ?

    Tout repose sur une question d’éducation (dans toutes ses sens).

    Si toutes les postes politiques était à concourir par voix d’examens et non d’élection, Madagascar serait mieux que maintenant.

  • 7 juillet 2015 à 12:06 | leclercq (#4410)

    bonjour
    L’alternative dans une voie sans issue :: : ils en ont mis du temps pour s’en rendre compte , vraiment des vrais sauvages !!!

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