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samedi 3 décembre 2016
Antananarivo | 14h28
 

Editorial

Hello Old Friend !

vendredi 5 décembre 2014 | Tsimandry Pascal

 [1]

Chaque année, année après année, et si l’on est suffisamment âgé, décennie après décennie, on retrouve après les premières pluies de saison, les nids de poule qui redeviendront cratères, exactement au même endroit où on les avait laissés, il y une saison de pluie de cela. Quelques fois, ils auront fait l’objet d’un « TIP TOP » quelques mois après la dernière saison des pluies et quelques mois avant la nouvelle. On sait tout de suite, après une forte pluie, pourquoi l’embouteillage commence un peu plus tôt, pouvant prédire exactement où le TIP TOP a été lavé, et où le nid de poule s’est refait. Ainsi, on commence à mesurer les saisons, les années qui passent, ah oui, déjà décembre, ah oui, comme la retrouvaille d’un vieil ami, le retour du nid de poule, qui deviendra bientôt, s’il ne l’est déjà, cratère.

Avec les années qui passent, on se résigne aux embouteillages de fin d’année, qui (quoi qu’on puisse dire) incluent un élément de TIP TOP délavé et non seulement du shopping et des marchands ambulants qui fourmillent. Il s’agit de gros lacs, pour accompagner les cratères, qui empêchent les piétons de marcher sur le peu de trottoir qui reste et forcent les voitures à presque stopper pour entamer une traversée dudit lac. Résignation aussi peut-être parce que c’est à l’image de la Nation : la solution TIP TOP au problème, moment de fanfare politique quand il a lieu, au lieu de s’attaquer aux problèmes de fond, la source du cratère étant la plupart du temps, la non-évacuation de l’eau de pluie, si habile à creuser le goudron. Il suffirait de les répertorier dès maintenant pour savoir où les futurs cratères se dévoileront l’année prochaine. Et l’année d’après. Mais ce n’est pas ainsi qu’on gouverne à Madagascar. On attend que le trou se creuse et on y jette, tardivement, un peu de TIP TOP.

Le régime actuel ne pouvant apparemment même pas attaquer les problèmes du moment, peu sont les Malgaches qui croient que les problèmes de fond sont compris par ces dirigeants, encore moins abordés. Et c’est grave quand l’espoir même se fane, la confiance se brise. Le pire, c’est que le peuple a DEJÀ VU, il compare avec les accomplissements du principal prédécesseur : pouvez-vous imaginer Tana aujourd’hui sans les boulevards de Tokyo et Europe ? Mais qui a fait ça et combien de temps ça a pris ? Observez bien la route d’Anosy, devant le Collège Saint Michel – côté lac, une certaine société, dénommée Alma, y a mis une telle couche de goudron qu’aucun nid de poule ne peut y naître, combien d’année après sa réfection ? Donc, au moins, on sait que c’est possible, des routes bien faites, indélavables par l’avalanche des pluies. Oui, on est nostalgique, même si l’on n’ose pas le dire trop haut et trop fort. Oui, on se demande où on serait aujourd’hui si un certain coup d’État n’avait pas coupé notre élan. Les vieux projets qu’on réchauffe aujourd’hui auraient peut-être été réalisés, comme l’accueil du sommet de la francophonie en 2010 et toute l’infrastructure correspondante. Est-ce que ça en a valu la peine ? Avons-nous un État de droit, une démocratie saine et vivante ? N’était-ce pas ça le prétexte du bouleversement de 2009 ? À voir côté Antsiranana, on se demande sincèrement…

Un certain Chargé d’Affaires nous avait interrogé, citant Ronald Reagan : vous portez vous mieux aujourd’hui qu’il y a quatre ans ? À moins d’être trafiquant de bois de rose, ou inspecteur des impôts, c’est difficile de dire oui, individuellement, et collectivement, c’est indéniable que non. Mais en cette fin d’année, on se demande si on se portera mieux l’année prochaine, ou l’année d’après ? On en doute, vu l’incapacité de PLANifier, ce que normalement fait un PLAN national de développement. En ces moments de désespérance, d’inquiétude, on se tourne vers le leader en chef, au Président, censé nous mener vers un avenir meilleur. Oui, Monsieur le Président, il faut diriger (« to lead »). Prenez des décisions s’il vous plaît et faites-les connaître. Indiquez le chemin. Vos ministres [2] ne savent que faire, tellement c’est la devinette de savoir où vous voulez aller, ou de savoir lequel de vos conseillers sait vraiment où vous voulez aller. Le savez-vous vous-même ? À un an de votre investiture, le peu qui espèrent encore voudront savoir. Et les petits accomplissements à la « TIP TOP » ou à passation de marché public douteuse ne feront plus l’affaire. Un plan d’urgence présidentiel qui dénie l’efficacité même de l’État nous sauvera-t-il ? Minoa fotsiny ihany ve ?

Notes

[1Salut vieil ami !

[2Comme des électrons libres, ils concoctent de nouvelles lois, toutes mal foutues, pensant que c’est ça être Ministre. Ne faut-il pas plutôt appliquer les lois qui existent ?

27 commentaires

Vos commentaires

  • 5 décembre 2014 à 10:47 | Isandra (#7070)

    « Le régime actuel ne pouvant apparemment même pas attaquer les problèmes du moment, peu sont les Malgaches qui croient que les problèmes de fond sont compris par ces dirigeants, encore moins abordé »,...

    En effet, non seulement nos Dirigeants sont novices et apprentis en politique, la plupart d’entre eux n’ont pas habité à Madagascar, ne connaissent pas nos réalités, ils sont dans le déni de nos problèmes dont ils n’arrivent pas à trouver les vraies solutions,..car ils pensaient que notre pays est la France ou Suisse,...etc. C’est une bande d’incapable,...d’où cette tergiversation et le TIP TOP sur tous les domaines,...

    J’ai noté que l’éditorialiste a regretté la méthode « Minoa fotsiny ihany » et les tapes l’oeil avec, là c’est vraiement la mentalité gasigasy, quand on rencontre des difficultés, on regrette l’oignon de l’Egypte(Tongolo ny Egypte), les choses qu’on a déjà rejetées,... ne voyant qu’au bout de son nez, pas de visibilité...,n’est pas prêts à souffrir un peu,...faire de sacrifice, pour avoir la choses meilleures, précieuses...c’est à cause de laquelle, Ratsiraka avait pu revenir en 1995, nous savons tous la suite, sans lequel notre pays ne serait pas retombé dans cette crise cyclique,...Certaines personnes n’y tirent pas encore des leçons,...récidives,...retour en arrière,...c’est pathétique, pour ne pas dire lamentable,...

    • 5 décembre 2014 à 10:51 | Isandra (#7070) répond à Isandra

      Je ré-entonne encore : « Il vaut mieux mourir libre que vivre en esclave »,...

    • 5 décembre 2014 à 14:53 | zanadralambo (#7305) répond à Isandra

      « Il vaut mieux mourir que vivre en esclave »...ça me rappelle « Madagasikara tsy mandohalika »...Avec des slogans pompeux et vides de sens comme les vôtres, le boucher stalinien de 1975 nous a amenés droit dans le mur. Madagascar n’est pas à genoux, il rampe tout simplement, il n’ a même plus la force de se mettre à genoux.
      Démagogues de toutes générations, unissez-vous !

    • 5 décembre 2014 à 15:49 | Sabrina (#4247) répond à Isandra

      « Il vaut mieux mourir libre que vivre en esclave »
      Ah ouais ?
      Et pourquoi alors vous êtes encore en vie maintenant ?
      C’est vrai, vous n’êtes pas à une contradiction près.

    • 5 décembre 2014 à 18:08 | tsimahafotsy (#6734) répond à Isandra

      Ratsiraka avait pu revenir en 1995, nous savons tous la suite, sans lequel notre pays ne serait pas retombé dans cette crise cyclique,...Certaines personnes n’y tirent pas encore des leçons,...récidives,...retour en arrière,...c’est pathétique, pour ne pas dire lamentable,...

      Est-ce grave docteur ?

    • 5 décembre 2014 à 18:32 | Gérard (#5118) répond à Isandra

      Madagascar est et reste en face de deux solutions :
      Soit boire de l’eau empoisonnée ou mourir de soif.
      Il n’y a pas d’autres solutions dans un pays où règne l’indifférence et l’immobilisme. Les divers gouvernants ne peuvent pas agir car tout ce qu’ils font agrandi de plus en plus le fossé où est plongé la Grande île qui est ingouvernable et surtout trop pauvre pour faire quoi que ce soit d’autre que de jeter de la poudre aux yeux des médias qui retransmettent sans broncher les infos qui ne sont que de la propagande.

    • 5 décembre 2014 à 18:43 | Isandra (#7070) répond à Sabrina

      Parce que je suis libre,...comme c’est bon, d’être libéré de l’emprise d’un despote,...c’est pourquoi MAPAR est là pour préserver cet acquis(la liberté) ;

      MAPAR : Mouvement Actif pour Préserver les Acquis de la Révolution,...

  • 5 décembre 2014 à 12:54 | Jipo (#4988)

    Air Seychelles survole à nouveau le ciel malgache
    4 décembre 14:54, Jipo (#4988) répond à Anton (#8594)
    En lybie : c ’ était mieux avant ou maintenant ?
    Votre observation reflète hélas, bien la mentalité de vos dirigeants, petits, mesquins, généralisant la médiocrité pour tous , eux compris certes avec le pognon volé pour taper le genre, et en imposer.
    Il est absent depuis 6 ans qu’ avez vous fait de mieux depuis , à part entretenir votre coït égoïste et continuer à piller ce Pays ?

    Répondre à ce commentaire

    Air Seychelles survole à nouveau le ciel malgache
    4 décembre 16:27, betoko (#413) répond à Jipo (#4988)
    La Libye n’est pas une référence , pourquoi vous ne parlez pas de la Tunisie ou du Maroc ?

    Répondre à ce commentaire

    Air Seychelles survole à nouveau le ciel malgache
    4 décembre 21:50, Jipo (#4988) répond à betoko (#413)
    Parce que je compare deux situations identiques, même si Dago et la Lybie ne sont pas comparables.
    Déolé de vous dire que sous le Diable R8 la vie était plus douce que sous l’ ange hery ou ratzoel : rien d’ autre.
    Laissez-le se présenter et vous verrez, là c ’est le muselage, ce qui est indigne d’ un Pays qui se dit démocratique, c ’est pas plus compliqué que ça.

    • 5 décembre 2014 à 15:55 | Sabrina (#4247) répond à Jipo

      « Laisser Ravalo se présenter » ?
      Je vois que vous croyez encore au Père Noël. Ce n’est pas très raisonnable à votre âge.
      Ils ne le laisseront jamais - JAMAIS - se présenter. Ils savent bien que la partie est perdue d’avance pour eux.

    • 5 décembre 2014 à 16:04 | Jipo (#4988) répond à Sabrina

      J’ ai un total espoir pour les prochaines élections, qu’ il pourra prouver que tout ce cirque n’ est qu ’ usurpation .
      A présent s’ il ne le peut pas, cela veut dire que les métastases ont gagné la moelle épinière, et que ce Pays sera la proie de dictatures : éclairées ou pas , seule la zirama pourra le dire ☻
      Ce qui me révolte c ’est la totale incompétence de ces corrompus .

    • 5 décembre 2014 à 16:10 | Sabrina (#4247) répond à Jipo

      On vit dans un système pourri jusqu’à l’os. Et la France et les mafias multinationales ne sont pas étrangers à cette situation pourrie et corrompue.

      Le Hery les arrange bien dans leur magouille alors ils sont contents. D’autant plus que Ravalo - leur ennemi n°1 - est en prison, tout va bien pour eux.

    • 5 décembre 2014 à 19:50 | caro (#7940) répond à Sabrina

      Si seulement ils etaient capables, au moins, de garder un statu quo de la situation en 2009, au moment ou l’elan economique etait dans les starting-block, au lieu d’accelerer a Tres Grande Vitesse, comme aujourd’hui cette descente aux enfers...

  • 5 décembre 2014 à 16:40 | kakilay (#2022)

    De nos routes et rues bitumées.

    Sont-elles faites dans les normes ?
    Je veux dire par là :
    est-ce que
    les cahiers des charges
    ont été respectés ?

    Allez du côté d’Antserarana,
    comme du côté de Morondava,
    et j’en ai marre d’écrire,
    à tout bout de champ :
    et j’en passe...

    Là où c’est « nid-de-poulé »,
    le constat s’impose :
    l’épaisseur du goudron
    a la prétention
    d’une feuille de papier.

    Et nous sommes dans un pays tropical.

    Je ne crois pas un instant,
    que dans les cahiers de charge,
    elles ont été définies ainsi.

    Alors pourquoi
    elles sont ainsi ?

    Et pour dire encore :
    la corruption a un coût :
    le prix de la pauvreté,
    aussi.

    et c’est en cela
    qu’elle,
    la corruption,
    est un fléau.

    Conférence sur les routes :
    je crois que tout a été dit.
    Et ce qui m’étonne,
    c’est que
    tout politicien confondu,
    aucun n’a prononcé un nom :
    Nom de code : Corruption.

    On nous racontera toujours
    le coût d’un kilomètre de route bitumée.
    On ne nous parlera jamais
    à combien s’élève l’argent
    qui ne se retrouve pas
    sur le terrain,
    effectivement en bitume.

    Toutes ces routes ont été réceptionnées :
    par qui ?

    Deux exemples :
    celle que les Suisses ont fait et celle qu’a fait Ra8 à Anosy.
    Comment se fait-il
    que cette route
    et cette rue
    tiennent
    et
    que celles,
    nouvellement faites
    qui conduisent à Morondava
    ou Antseranana,
    sont délabrées
    en des portions ?
    Et là encore,
    je dois dire,
    et j’en passe...

    Et ce sont nous et nos enfants
    qui vont payer.

    Et c’est là que la corruption,
    non rentable économiquement,
    devient injuste et immoral.

    Et où il est injuste de dire
    que ce n’est que l’affaire d’une personne,
    le bouc émissaire,
    et qu’une fois celui-ci évincé,
    tout rendre dans l’ordre.

    Certes,
    c’est le premier responsable,
    mais ce n’est pas le dernier :
    pour pouvoir parler d’une nation,
    il faut une longue chaîne
    de responsables.
    Si Koumba et Ra8 se retrouvent
    en prison,
    c’est qu’il y a
    des responsables-complices.
    Et il en est de même,
    quand les institutions
    fonctionnent
    à merveille.

    Réconciliation nationale ?
    Elle veut dire :
    qu’est-ce que nous sommes prêts à payer
    pour un meilleur vivre ensemble ?

    Pour le moment,
    il paraît,
    il n’y a que les dahalo niova fo
    qui ont cette bonne volonté.

    Les autres continueront leurs habitudes :
    tout le monde veut le changement
    et il n’y a que les dahalos
    qui voudraient changer.

    C’est à croire,
    que l’habit ne fait pas le moine :
    au contraire, dirait l’Autre.
    C’est à croire,
    que pour l’avenir de cette nation,
    tout le monde devrait passer
    par la case « Dahalo mahery fo ».
    C’est à croire,
    que personne n’est responsable :
    sauf les dahalos.

    C’est à croire,
    que nous sommes tous appelés
    à crier :
    Vive les dahalos !

    Personne n’y croit,
    mais tout le monde est dans l’espérance :
    qu’en est-il pour les non-dahalos ?

    Je veux dire :
    faut-il en désespérer ?

    • 5 décembre 2014 à 16:58 | Stomato (#3476) répond à kakilay

      "De nos routes et rues bitumées.

      Sont-elles faites dans les normes ?
      Je veux dire par là :
      est-ce que
      les cahiers des charges
      ont été respectés ?"

      Bonne question !
      Mais une meilleure serait :
      Un contrôle a-t-il été fait ?
      Si oui par qui ?

      Si non, c’est pas grave on demandera des sous aux zétrangers plus tard...

    • 5 décembre 2014 à 17:00 | Isambilo (#4541) répond à kakilay

      Non, il ne faut pas en désespérer parce que « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ». Et...« l’espoir fait vivre les imbéciles ».
      Bref nous sommes un peu coincés par nous-mêmes.

    • 5 décembre 2014 à 17:24 | kakilay (#2022) répond à Stomato

      " Toutes ces routes ont été réceptionnées :
      par qui ? "

    • 5 décembre 2014 à 19:38 | caro (#7940) répond à Stomato

      La question de savoir si un controle a ete fait est petinente.
      Mais auparavant, il serait encore plus amusant de s’interroger en amont sur la competence de l’auteur et du signataire du cahier des charges.
      On peut ipso facto avoir une idee du respect des normes.

    • 5 décembre 2014 à 19:48 | Jipo (#4988) répond à kakilay

      Ponts & chaussées, ministère de l’ urbanisme, des infrastructures & communications, un mélange d’ incompétence, assaisonné avec une bonne pincée, pardon poignée de corruption un coup de ciseau et le tour en encaissé ...

    • 5 décembre 2014 à 19:50 | Jipo (#4988) répond à caro

      Respect du cahier des charges : vous êtes encore sous le jetlag ?

    • 5 décembre 2014 à 20:29 | caro (#7940) répond à Jipo

      Non, moi je parle de la competence a la redaction et a la signature du cahier des charges, en amont, qui passent bien avant le respect des normes et de ces cahiers eux-memes.

  • 5 décembre 2014 à 20:20 | caro (#7940)

    A plusieurs reprises, j’ai eu l’occasion de denoncer dans plusieurs de mes messages cette metalite a la malgache d’etre prompt a trouver des solutions de rafistolage baptisées rustines ou TIP TOP.

    Est-ce a cause de la misere, ou simplement ancré dans l’esprit , que la vision des choses est egalement atrophiée ?

    Beaucoup de responsables de ce pays se contente d’agir a la petite semaine pour remedier a des questions de fond. Il n’y a jamais de prevision, de plan d’action ou d’action concrete pour essayer de voir plus loin et du coup anticiper tout eventuel probleme.

    Cette fois, on parle de route, mais pour etayer mes propos, je vais reprendre l’histoire de la Jirama, une societé d’Etat, actuellement sous la presidence du conseiller special du PRM.

    L’insolvable difficulte, pour ne pas dire, effondrement total de cette societe vient de cette courte vision qui regne chez les responsables : pas de maintenance des machines, mauvais choix energetique, pas de nouveaux investissements, pas de prevision d’amortissement des materiels, pas de controle effectif a tout niveau, corruptions a tous les etages...
    Des gabegies et des cascades d’incompetences aux vus et au su de tout le monde.

    Au lieu de se consacrer a plein temps pour trouver de vraies solutions aux vrais problemes, on prefere au plus haut niveau, faire du tourisme, ou afuter les armes pour garder hermetique l’amirauté avec de petits calculs minables qui coutent chers au contribuables en garantissant « la securité » de « l’indesirable importun et clandestin trouble fete ».

    • 5 décembre 2014 à 21:53 | Inglewood (#6780) répond à caro

      Une réponse en deux temps :

      Vous prenez le statut de l’insularité et vous le brassez avec l’interculturalité.
      Vous mixez :
      Vous obtenez ce que l’on appelle le breuvage du malgache compliqué.
      Il est évident que la créativité serez un peu compromis quand on interprète le Temps de façon un peu particulier puisse qu’avec le poids des Traditions : Le présent est toujours dans le futur et le futur lui, il est dans le passé.
      D’autant plus que les relations n’ont point de barrière : Tout le monde fréquente facilement tout le monde, surtout quand il s’agit d’un statut assorti d’une situation de rente. Il y plus d’ennemi.
      Les ennemis d’hier sont devenus des amis aujourd’hui.

      Par la même occasion, vous parlez des mamelles* de la République.
      Je m’excuse au près de vous, Caro, le mot que j’emploie n’est pas trop élégant. J’en conçois.
      * Jirama et Air Mad.
      Les problèmes de gestion se trouvent : Dans la production et la distribution.
      Globalement : l’output/Input de chaque entité économique.
      Ce journal en ligne a traité ce sujet de fonds en comble.
      Le côté aberrant de ces sociétés c’est de voir LE politique se servir carrément dans la caisse à des fins (faims) personnels (sic).
      Lorsque vous voyez cela de près sous vos yeux eh bien vous vous dites : Je m’en vais car ce n’est pas de la viande pour mon chien.
      Demain sera un autre jour.

    • 6 décembre 2014 à 02:01 | caro (#7940) répond à Inglewood

      Inglewood,

      Je vous remercie de cette « premiere tranche » qui m’a bien l’air enigmatique et par analogie, de proximite troublante avec les traits caracteristiques des etres qui nous interessent.

      Je vais essayer d’y enfourner une tentative de decryptage par demelage successif. Vous m’interpellerez si mon analyse s’ecarte de la votre.

      L’insularite qui a fait des peuples de cette contree, au meme titre que tous iliens, comme les anglais entre autres, des gens fiers et jaloux de ce qu’ils sont, de ce qu’ils etaient et, peut-etre de ce qu’ils seront.
      De maniere evidente, les traits culturels doivent s’en ressentir.
      Jusque la, ils ont bien raison de l’etre : vue exclusive sous cet angle.

      Quant a l’interculturalite, s’il n’y a pas de meprise dans ma comprehension, vous y trouvez une sorte de creuset dont l’homogeneite des composants ne s’est pas faite.
      Cette vision n’est pas la mienne car malgre les origines diverses, dont la connaissance precise n’est pas mis au jour (pas mise a jour), des malgaches d’un peu de partout, le fait que la communication entre malgaches dans un langage qui se comprenne du nord au sud et de l’est a l’ouest prouve une certaine unicité de ce peuple, contrairement a ce qui se voit en Afrique. J’aurais peut-etre l’occasion de parler plus en longueur de tradition plus tard.

      La mixture obtenue donnerait naissance au « breuvage compliqué » qui serait une sorte d’indecision dans un equilibre douteux alourdit par les traditions et qui semblent s’opposer a la modernité : serait-ce la vision malgache a votre sens ?

      Le melange de la population issue de tous les coins de l’ile serait-il ce qui s’entend par l’absence de barriere ?

      Vous m’excuserez, mais l’exercice ne me semble pas a la portée du premier venu, et encore, pourvu que mes analyses rejoignent les votres !?

      Pour la suite, si vos observations tendent a localiser uniquement les difficultes de la Jirama au niveau de la production et de la distribution, personnellement, je pense que ca va largement au-dela, sans parler des mesures qui n’ont pas ete prises a temps pour faire face a des problemes ponctuels devenus gros tracas. J’en ai longuement parlé dans mes messages sur cette plate-forme concernant le delestage, notamment celui du 28.11 a 14:13.

      Cordialement

    • 8 décembre 2014 à 09:19 | Inglewood (#6780) répond à caro

      Caro,

      Kool, Kool Caro : Nous partageons les mêmes valeurs.
      Je ne suis pas de ceux qui se mette à table facilement, d’autant plus que nous sommes sur un forum public.
      Je salue votre dextérité à manier la langue de Molière, dans une habilité sans précédent et à glisser les subtilités de vos requêtes dans une courtoisie attachante.
      Je me présente à mon tour : Je reste fortement attaché à mes origines et je suis un amoureux de nos forêts, de la faunes et de l’ornithologie.
      J’y contribue modestement malgré l’éloignement ; dans mes démarches je n’ai pas oublié Augustin Sarovy l’icone vivante de nos forêts et mémoire de notre patrimoine.
      Juste un mot : je déteste les hyènes de la République.
      Bring back my Dada.
      Cordialement,

    • 9 décembre 2014 à 04:38 | caro (#7940) répond à Inglewood

      Inglewood,

      C’est tout a votre honneur de garder une discretion et une certaine distance sur ces moyens modernes de communication qui peuvent apporter de surprises inattendues. Pas toujours agreables.

      Ca me fait plaisir que mes ecrits ont trouve d’echos positifs a votre lecture.

      Comme vous, j’apprecie beaucoup la discretion et garder l’anonymat, mais je sens que cela va risquer de me jouer des tours a l’avenir car les intervenants sur ce forum, ce qui est tout a fait comprehensible, comme dans tous echanges, a defaut de pouvoir mettre un visage sur les ecrits cherchent a avoir une idee sur la personne. Mais je n’ai pas l’habitude de me mettre en avant. Je prefere plutot mettre les idees a la premiere place.

      Si chacun a son niveau, comme vous faites apporte sa contribution, ce serait comme l’oiseau qui, petit a petit fait son nid. Merci pour notre pays qui a besoin de telle bonne volonte.

      Pour les « hyenes de la Republique », nous ne sommes pas des adversaires. Vous pouvez en tirer l’inverse avec l’expression : les amis des amis sont des amis et les amis des ennemis sont des ...

      En revanche, sans pretention aucune, j’essaie de moderer mes propos tout en faisant comprendre que je ne viens pas au forum pour plaire ou se faire des amis, sans pour autant faire la morale aux autres ni tenir une langue de bois. Mais il ne faut pas non plus venir me chercher.

      S’il y a une chose que je deplore et que je regrette beaucoup dans ce pays, c’est la perte de la valeur morale qui frappe enormement de gens et qui m’a fait poser la question de savoir si la misere est a l’origine de cette vision atrophiee. Car a ce rythme, il ne restera pas grand chose de la notion de respect dans beaucoup de domaines.

      C’est l’avenir qui le dira.

      Cordialement

    • 10 décembre 2014 à 01:06 | Inglewood (#6780) répond à caro

      Caro,
      Please, would you join me to this mail address.
      Many Thanks.
      0128Inglewood gmail.com

  • 6 décembre 2014 à 13:08 | jansi (#6474)

    Je ne veux pas du retour d’aucun des anciens chefs d’état encore vivants. mais à entendre le min d’état Rakotovao Rivo sur TV plus comme invité du Zoma, c’est à désespérer.
    S’il est normal qu’il essaie de se sauver de leur situation catastrophique , on ne sent même pas comment ils comptent sauver Madagascar et les Malagasy. Du blabla pendant 2h.
    Ces manifs violentes anti délestage a Fenerive est, ce cordon militaire autour de la Jirama a Toamasina, tout cela ne présage rien de bon. Les troubles sociaux sont imminents et seule solution du gouvernement c’est la répression.
    Comme tous les rotaka depuis 40 ans, les frémissements se manifestent en décembre, on laisse mariner pendant le 1er trimestre 2015, puis les 1er mouvements apparaissent de Avril à Mai pour une explosion en juin juste après les fêtes.
    Va t on échapper à tout cela ? Ce qui voudra dire que le gouvernement aura trouvé les solutions pour redonner espoir à la population. Scepticisme de mise si même un simple remaniement ministériel semblé impossible.

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