Petite catastrophe technique Jeudi dernier au sein de Madagascar-Tribune.com. En effet, pendant une bonne partie de la journée, un article de Ndimby a été faussement attribué à Patrick. De quoi accréditer les fausses rumeurs qui affirment que Ndimby et Patrick n’existent pas et que ces noms dissimulent un groupe de malgaches de France grassement rémunérés en faux dollars.
Cet état de fait tendant à accréditer le mythe de faux auteur aura cependant été corrigé après quelques heures, et soyons clair, comme il ne s’agissait nullement ici d’un problème de faux papier, aucun Ministre de l’Intérieur et de l’Immigration, vrai-faux UMP ou faux-vrai VPM ne nous a jusqu’ici accusé d’utiliser une fausse identité, qu’elle soit électronique ou biométrique.
Après avoir rectifié cette fausse attribution, nous avons pourtant constaté avec amusement que celle-ci n’avait largement été qu’un faux problème, car la grande majorité des lecteurs ne l’avaient pas remarqué et ne s’en étaient nullement indignés. Et nous en concluons que les différences entre les idées et styles d’écriture des deux éditorialistes ne sont donc pas suffisamment profondes pour toujours sauter aux yeux.
On aura cependant échappé à tout commentaire louant un des deux auteurs pour mieux dénigrer l’autre. Imaginez que quelqu’un ait écrit : « voilà un article qui nous change des oeillères que ce zanak’i Dada de Ndimby nous colle quotidiennement », ou qu’un autre rétorque : « il n’y a qu’un foza orana comme Patrick pour prétendre que les dernières élections n’aient pas été libres et démocratiques ; pourquoi ces maudits putschistes n’ont-ils donc pas attendu tranquillement les élections de 2012 ? ». J’aurais adoré conseiller à de telles personnes le choix de nouvelles lunettes.
Dans les rues d’Antananarivo et de toutes les villes de Madagascar, on peut trouver des marchands ambulants vendant à des prix dérisoires des accessoires de mode ou effets vestimentaires portant des noms de marques célèbres. Pour certains accessoires, les choses sont relativement claires : les montres n’ont de suisse que le nom que leur fabricant aux yeux bridés leur fait revendiquer de manière débridée ; des tee-shirts n’ont jamais fréquenté l’esprit d’une certaine Mademoiselle. En volume, c’est une marque créée à l’origine par Christian Audigier qui est la plus contrefaite, et la majorité des tananariviens est condamnée à voir à chaque coin de rue ce logo sans avoir jamais vu de son existence un article authentique, même à la télévision.
Par contre, les choses deviennent bien plus compliquées lorsqu’on rencontre certaines pièces vestimentaires, notamment de sportwear. Ce tee-shirt sans manches, qui semble apparemment de bonne facture et qui arbore une étiquette bleue portant trois célèbres lettres blanches est-il un faux éhonté, un produit déclassé ou est-il purement et simplement un article made in Agoa « tombé d’un camion » ? Et ce sweater au nom si marin nous fait-il voguer vers les eaux de la contrefaçon ou du rebut réel ou inventé ?
En textile comme en politique, les étiquettes n’abusent que ceux qui y croient aveuglément.
Bon week à tous. Que les joggeurs ne souffrent pas trop des faux-plats, et bon shopping pour ceux qui en ont l’intention. On en doute fortement, mais si par hasard vous apercevez des vêtements siglés Patrick & Ndimby A, avertissez nous quand même.





