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samedi 10 décembre 2016
Antananarivo | 15h41
 

Editorial

État végétatif

mardi 25 août 2015 | Ndimby A.

Le temps est aux revendications de plus en plus extrêmistes dans le fond et/ou la forme. Des « étudiants » à Ambohitsaina (Antananarivo) revendiquent la reprise des cours par les enseignants en grève, et ont utilisé comme moyen d’expression le caillassage des passants et des commerçants qui passaient à proximité des passants. L’un de ces étudiants s’est fait attraper [1]. Bizarre comme conception des modes de revendication, comme si l’objectif n’était pas de revendiquer, mais de créer des troubles. Conclusion logique quand on sait que depuis l’ère Ratsiraka, les universités ont toujours été des lieux où les politicards s’amusent à entretenir des brasiers en espérant que l’incendie parviendra à les amener au pouvoir. On a donc des étudiants (ou pseudo-étudiants) spécialisés dans l’animation de réseaux malsains, sur financement des hommes politiques qui ont un intérêt manifeste à maintenir une situation d’instabilité. L’ombre de la « réussite » de mai 1972 rode toujours sur le campus [2]. Bref.

Après la pitoyable reculade du régime Rajaonarimampianina face aux syndicalistes d’Air Madagascar il y a quelques mois, la compagnie aérienne a été livrée aux mains des « mpitolona », et la Direction collégiale actuelle est timorée devant la puissance des syndicalistes. Et là, on ne peut que se marrer. Depuis que ceux qui s’affichent ouvertement au sein de cette entreprise en faveur du « fanjakan’ny madinika » (le pouvoir au prolétariat) y font la pluie et le beau temps, les problèmes s’accumulent et même s’aggravent. Entre les vols annulés, les pannes techniques à répétition sur le même appareil, les centaines de passagers en rade à cause de la régularité systématique d’irrégularités diverses (IRGAV pour les problèmes d’avion, IRGHO pour les horaires, IRGIT pour les itinéraires etc.), le service après vente de niveau zéro, et les décisions aussi farfelues les unes que les autres, Air Madagascar poursuit son inexorable descente vers les enfers malgré le limogeage de l’ancien Directeur géneral (DG) exigé par les fout-la-pagaille.

Je suis donc assez sceptique sur le potentiel de réussite de Léon Rajaobelina, le nouveau Président du Conseil d’administration (PCA) d’Air Madagascar. Il est certes de la race en voie de disparition des brillants grands commis de l’État, et sa compétence, sa bonne volonté et son intégrité ne sont pas en cause. Mais malgré toutes ses qualités, que peut-il faire face au système ? La marge de l’honorable M. Rajaobelina est bien étroite entre des syndicats qui s’estiment tout-puissants et dont l’ego est encore hypertrophié après la victoire de leur mouvement ; un Gouvernement poltron qui bat prudemment en retraite, la queue entre les jambes, au moindre problème social ; les caisses vides des finances publiques qui ne permettent pas à l’État de jouer son role d’actionnaire ; et un pays qui vit sur les lauriers bien fanés de son tourisme de moins en moins attractif pour des questions de coût, d’insécurité ou de qualité de service [3]

Deuxième cas de grève à pointer du doigt, celle des agents du service des Domaines. Pour y mettre fin, le Gouvernement a également battu en retraite, la queue entre les jambes, et obtempéré aux exigences des grévistes pour ramener la paix sociale dans ce secteur. Première conséquence, la révision de la Lettre de politique foncière pour qu’elle obéisse à la volonté des grévistes. Cela a provoqué la colère légitime de la Plateforme de la société civile oeuvrant pour le foncier (SIF) qui s’est fendue d’un communiqué très critique sur cette reculade étatique devant les exigences intéressées des syndicalistes des domaines.

Intéressées, car ceux qui sont proches du dossier savent que la véritable raison de la grève, c’est que la réforme foncière mise en place depuis quelques années ne plait pas aux agents des domaines, car elle leur coupe l’accès à leurs prérogatives de « négociations » lors des procédures d’octroi de terrains domaniaux ou l’obtention de titres fonciers. Rappelons que selon le Bianco, le foncier serait l’un des secteurs les plus touchés par la corruption à Madagascar. Et pourtant, si l’on en juge par les statistiques, le service des Domaines n’a pas fait preuve de grande performance depuis sa création à l’époque coloniale. En près de cent dix ans d’existence, il n’a délivré que 330.000 titres fonciers, qui mettent en moyenne 6 années à être délivrés, et qui coûtent chacun l’équivalent d’environ 507 US dollars. La réforme foncière a quant à elle permis de délivrer en sept années d’existence plus de 120.000 certificats fonciers, qui sortent en moyenne au bout de 6 mois pour un coût unitaire de l’équivalent de 9 dollars.

Reculer pour mieux tomber ?

La reculade de l’État face aux pitreries syndicales d’Air Madagascar et des agents des domaines a émoustillé les autres révolutionnaires en herbe, du côté de la Jirama, autre entreprise publique en perdition. Les vols d’électricité par des cablages sauvages dont certains employés font bénéficier leur voisinage (moyennant « un petit quelque chose »), les vols de carburant, les facturations fantaisistes des consommateurs, et surtout les délestages dont la récurrence n’a curieusement aucune incidence sur le montant des factures : c’est le profil de la société dont les employés se permettent encore de faire la grève. Et après que Rado Rabarilala, le leader des grévistes d’Air Madagascar, soit passé pour un héros auprès de ceux qui en manquent, un syndicaliste de la Jirama rêve de marcher sur ses pas et obtenir également une notoriété de fout-la-pagaille de classe exceptionnelle. Dernièrement, les syndicalistes de la Jirama se sont mis en tête de couper l’électricité à des Ministères qui ne payeraient pas leurs factures, au nom d’on ne sait trop quelles règles ou procédures. Mais le plus comique, c’est que dans cette action, ils se sont trompés de cable à couper selon le blog Les décrypteurs. Ainsi, même dans leurs âneries, les syndicalistes de la Jirama font encore preuve d’incompétence. Et sans doute quelque part, la pétence y est de trop.

Le scandale de toutes ces grèves, au-delà de leurs impacts (par exemple, la haute saison touristique est tombée à l’eau grâce à la grève d’Air Madagascar, et le Festival des baleines est quasiment tombé à l’eau), c’est que leurs leaders maquillent sournoisement leurs véritables objectifs derrière des motivations plus ou moins nobles, et ce en vue de générer l’adhésion de l’opinion publique. Sur le papier, ça paraît donc toujours légitime et méritoire. Pour Air Madagascar, c’était l’arrêt de l’immixtion de l’État dans la gestion. Pour le Service des domaines, c’était la protection du patrimoine national face aux appétits étrangers. Idem pour la Jirama.

La communauté internationale étudie avec attention l’envergure du pouvoir réel du Chef de l’État et de son autorité, qui seraient gages d’une certaine stabilité. Or, chaque reculade ne va pas nécessairement dans le bon sens, et le chiffre de 1000 maires sur 1695 élus sous la bannière HVM est plus une illusion d’optique qu’un véritable enracinement du parti. L’expérience de la tension de ces derniers mois avec l’Assemblée nationale montre que ce dossier nécessitera encore l’énergie de l’Exécutif pour les mois et les semaines à venir. Le fait qu’il n’ait pas osé convoquer une session extraordinaire censée adopter la Loi de finances rectificatives en juillet est révélatrice de cette tension, car une nouvelle session aurait pu donner l’opportunité d’une nouvelle motion contre lui ou le Gouvernement, la dernière motion de censure ayant échoué de peu au début du mois de juillet. Tant que le memorandum de stabilité ne verra pas le jour, le régime Rajaonarimampianina sera dans l’obligation de reculer devant chaque foyer de tension syndical, et éteindre le feu par des concessions pas toujours heureuses pour le pays. Toutefois, chaque reculade va encourager l’érection revigorée d’autres revendications, et les candidats potentiels pour exprimer leurs frustrations plus ou moins légitimes sont légion : les députés, les enseignants chercheurs, les maitres FRAM, les médecins, les usagers de la Jirama, les militaires, les paramédicaux, les médias, les magistrats etc.

Le Président Rajaonarimampianina devrait donc enfin siffler la fin de la récréation, virer les copains et les coquins de son entourage (il a déjà fait un bon pas en sacrifiant son Directeur de cabinet, mais d’autres méritent plus que la liste d’attente), et prendre les décisions qui s’imposent pour faire la rupture avec le terne bilan de son début de mandat. Le premier Régiment étranger de parachutistes de la Légion étrangère a pour devise « marche ou crève » : marcher et avancer est la seule option pour rester en vie. S’il est bien connu qu’on peut reculer pour mieux sauter, on se demande toutefois si à force d’être immobile ou de reculer, le régime actuel ne va pas finir par tomber.

Notes

[1On ne va pas pleurer sur son sort, mais on s’attend à ce que comme d’habitude le corporatisme joue en sa faveur, et que la mobilisation en cas d’emprisonnement va faire reculer le Gouvernement.

[2Mais force est de se demander quel genre de réussite a vraiment apporté 1972 sur la vie du pays, à part le fait d’avoir pavé le chemin pour l’arrivée au pouvoir d’apprentis sorciers au service d’un gauchisme écervelé, et donc naturellement contre-performant.

[3Dans un tout autre domaine, on pourrait en dire autant du potentiel de réussite du Ministre de l’environnement Ralava Beboarimisa, dont les réelles qualités personnelles sont reconnues de tous ceux qui le connaissent, mais qui est impuissant devant la puissance du lobby politico-financier lié au bois de rose. Sa nomination n’a permis ni d’arrêter les exportations illégales au vu et au su de tout le monde, ni de poursuivre la procédure contre le trafiquant arrêté et remis en liberté, ni de faire passer la loi sur la répression du trafic, sur laquelle les parlementaires se sont assis sans scrupules. Va-t-on s’empêcher d’y voir des manœuvres d’un député, dont le nom est régulièrement cité dans les rapports internationaux concernant ce sujet ?

33 commentaires

Vos commentaires

  • 25 août 2015 à 10:12 | vohitsara (#8896)

    Misy marina tokoa ny votoatin´ny voalazan´i Ndimby eto.

    Misy tsy ampy anefa, na dia maha monamonaina aza ny halavan´ny lahatsoratra.

    Aiza ny tsikera momban´fanafahana madiodio ny lohan´ny Mafia mpandroba sy mpanondrana ny Andramena ?

    Sarasara doholo isika rehetra !

  • 25 août 2015 à 10:13 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    Administrer c’est prévoir donc s’il y a des fausses notes dans la gouvernance du pays à l’heure actuelle, cela s’explique par le fait que certains participants n’ont pas maitrisés leurs partitions à leurs justes mesures :
    - Les syndicalistes n’ont fait qu’exercer leurs droits et devoirs.
    - Quid des autres tenants du pouvoir ?
    Ceux qui n’ont pas exercé leurs devoirs, obligations et droits sont les plus à plaindre et portent la responsabilité du chaos qui affecte le pays.

  • 25 août 2015 à 10:23 | Gérard (#7761)

    Une fois de plus, merci Ndimby pour cet éditorial qui énumère les urgences, et il y a urgence partout !

    puisque notre éditorialiste fait lui même référence à la devise des légionnaires, rappelons aussi « Qui ose gagne » devise des SAS et des troupes aéroportées stationnées à Ivato il n’y a pas si longtemps

    • 25 août 2015 à 10:49 | Jipo (#4988) répond à Gérard

      Bonjour, également celle des Para, verts, rouges ou bleus .

    • 26 août 2015 à 13:04 | vatomena (#7547) répond à Gérard

      État végétatif
      par vatomena

      Se souvenir d’un film français "Taxi pour Tobrouk ’
      «  » Un con qui marche va plus loin que deux intellectuels assis et qui discutent "
      de nos jours ,l’intellectuel malgache ou plutôt le politique est aussi inefficient que son modèle français ;Peut etre sont ils sortis du meme moule : le moule socialiste.

      Remettons nous à la sagesse paysanne ,au Fokonolona !

      A part la nouvelle Chine ,les régimes forts ont toujours été incapables d’assurer la prospérité mais au moins ils assuraient la sécurité . Nous ,nous avons à la fois pauvreté et insécurité .

  • 25 août 2015 à 10:57 | kartell (#8302)

    Votre article ne fait que récapituler le délabrement de plus en plus évident de notre société, qui, muette, regarde les choses sans réagir sinon en paroles et en exaspérations « non productives » !....

    Nous assistons à la segmentation des secteurs essentiels de notre société, Jyrama, Air Mad , milieu politique qui tiennent à conserver leurs prébendes par tous les moyens, fussent-ils, jusqu’au chaos !....

    C’est en quelque sorte une prise d’otages où les moyens de pouvoir s’en sortir sont détenus par les preneurs eux-mêmes !....

    Difficile, dans ce cas, de pouvoir réformer, nettoyer, assainir car nous assistons au contraire de cela, du clou qu’on continue d’enfoncer !....

    Plus nous réclamons de transparence, plus les intéressés se cabrent et refusent toute réforme....

    Nous n’avions pas imaginé au départ que certains secteurs de notre société, qui faisaient notre fierté, allaient devenir des bastions imprenables pour une restructuration salutaire...

    Aujourd’hui, nous sommes devant un mur qui menacé, refuse tout dialogue en faisant subir, à notre société, ses nuisances qu’il impose autoritairement (coupures de courant, grève des avions) sans que nous puissions régir en spectateurs impuissants et dociles !.....

    Nous sommes ainsi engagés dans une spirale, où ceux, à qui la société demande de quitter certaines de leurs prérogatives insupportables, les renforcent en imposant leur tempo à contre-courant de la volonté populaire !...

    La porte est désormais quasiment fermée pour espérer un changement, le passé devrait nous servir d’exemple à ce sujet....

    Nous faisons comme si tout était possible alors que la probabilité d’un revirement est plus que faible mais nous continuons à espérer puisque c’est notre seule manière de positiver mais nous n’y croyons plus vraiment, à vrai dire !....

  • 25 août 2015 à 10:58 | spliff (#5871)

    Air Mad

    Quoi que l’on pense du fond et de la forme de l’action syndicale qui s’est tenue, il faut objectivement lui reconnaitre le mérite d’avoir amené à bord ce « grand commis de l’état intègre compétent et doté de bonne volonté » n’est-ce-pas...
    Par rapport à « ce » qu’il y avait avant pourquoi ne pas prendre acte de ce qu’il s’agit là d’un développement positif ?
    Ensuite est-il si difficile de concevoir qu’une personnalité de ce calibre - calibre donc reconnu par l’éditorial - ai accepté la tâche sans avoir mené une réflexion d’un niveau digne de sa réputation sur les actions à entreprendre ? Pourquoi donc disqualifier d’entrée de jeu une compétence et une intégrité que l’on reconnait au demerant comme effectives ?
    Voilà donc quelques curieuses contradictions semble-t-il...

    Sur une flotte d’appareils si réduite, il est évident et mécanique qu’une succession de pannes ait un tel impact sur le réseau.
    Une telle succession de dysfonctionnements techniques n’est pas en elle-même excpetionnelle. Mais Il suffit qu’elle arrive au « mauvais » moment, c’est à dire à un moment où l’inertie de la mauvaise gestion qui a prévalu jusqu’alors se révèle dans toute son ampleur par l’indisponibilité des pièces et autres modules nécessaires alors qu’ils devraient être en stock de manière standard, pour que ce soit la « cata ». Donc résultat, des avions cloués au sol. Les adeptes du fanjakan’ny madinika qui auraient soi-disant prit le pouvoir n’ont pas grand chose à voir là dedand. Amalgame facile et fâcheux.

    Mais bon, en admettant que ces gusses fauteurs de troubles aient pris la grosse tête, ce qui peut éventuellement être le cas, eh bien charge au PCA compétent et intègre de leur trouver un directeur du niveau requis pour les mater. Ils ne pourront que s’incliner devant une compétence perçue et démontrée comme réelle... C’est une des qualités premières requises par leur job... Mais envoyez leurs des clowns... et... mêmes causes mêmes effets...

    • 25 août 2015 à 12:02 | Babakoto_Enragé (#8754) répond à spliff

      Spliff (j’aime ce pseudo !), je vous rejoins dans cette analyse.

      Ce qui frappe dans l’édito de Ndimby A., c’est cette manière d’occulter totalement les turpitudes du pouvoir politique actuel qui ont apporté du grain à moudre aux syndicalistes de ces diverses entités étatiques en crise.

    • 25 août 2015 à 19:21 | spliff (#5871) répond à Babakoto_Enragé

      Effectivement, une spirale mortifère qui dure et qui dure, où par définition les maux s’engendrent mutuellement, tend à créer un confinement dans lequel même la critique la plus pointue peut souffrir d’un défaut de recul [voire de sang neuf] nécessaires pour le discernement du caractère « remarquable » [au sens neutre et premier du terme] de l’événement qui a eu lieu chez Air Mad.
      Si l’on ne peut disconvenir que l’essai reste encore totalement à transformer et qu’il est guetté par une multitude de dangers internes néanmoins confrontables par des compétences pointues, l’on notera que l’éviction de « personnalités » au moins douteuses dans leurs pratiques [et supposées avoir du pouvoir au plus haut niveau], par une action syndicale non motivée par des mobiles politiques est un fait positif en soi.
      Ensuite, une vrai compétence imposante sera naturellement reconnue comme telle et calmera les turbulents.

      L’éditorialiste nous a habitué à des regards autrement plus fins que la simple qualification de « troubles-fête » des individus engagés dans cette action en omettant de mesurer la portée objective du résultat de ladite action. Il serait intéressant de savoir s’il s’agit là de l’expression d’un fond idéologique de sa part... Ou alors peut-être ne s’agit-il que d’un cas d’une vision du doigt en lieu et place de la lune (?)
      Fallait-il donc « continuer » avec les mêmes raclures ou est-ce que la venue de Mr Rajaobelina constitue en elle-même une avancée ? Faudrait savoir...

      Babakoto,
      ... Enragé ?
      Essayez un bon son de vibrations positives... :-))
      Just kidding
      Merci de votre attention.
      Bien à vous

    • 25 août 2015 à 23:04 | Isambilo (#4541) répond à spliff

      Merci à Spliff pour la finesse de la réflexion.
      Ndimby connait peut-être très bien le milieu syndical malgache. Mais il est impossible de ne pas reconnaître le bien fondé des revendications des syndicats d’Air Madagascar. Il est impossible de nier qu’ils ont fait oeuvre de salut public en obtenant que le CA d’Air Madagascar ait sauté avec son président et néanmoins directeur de cabinet du président de la république.
      Le nouveau dirigeant d’Air Madagascar n’est pas un magicien et il ne peut créer un stock de pièces détachées à partir du néant. Au moins il n’a pas fait tout un spectacle en prenant en leasing un Boeing faute de pouvoir l’acheter. La question est de savoir quelles sont les conditions de ce leasing (encore faut-il qu’Air Madagascar puisse poser ses conditions à la compagnie qui l’a proposée).
      Le rôle des syndicats est de défendre les intérêts de ses adhérents d’abord, tenter que la boîte ne coule pas pour que les adhérents ne se retrouvent à la rue du jour au lendemain. C’est ce qu’ont fait les syndicalistes d’Air Madagascar. Et c’est la première fois depuis l’indépendance. Cela mérite d’être souligné et salué.
      Aux politiques de prendre leurs responsabilités.

    • 26 août 2015 à 09:53 | spliff (#5871) répond à Isambilo

      D’accord en tous points Isambilo

    • 26 août 2015 à 10:11 | Babakoto_Enragé (#8754) répond à spliff

      A mon avis, il s’agit bien de l’expression d’un fond idéologique. Notre grand éditorialiste semble être de ceux qui voient le petit peuple comme un fardeau encombrant, un troupeau indocile et ingrat qui devrait plutôt se tenir à carreau en attendant de recevoir avec dévotion ce que les grands de ce monde voudront bien lui donner.

      Soit dit en passant, le profil socio-économique du gréviste-type d’Air Madagascar ne le qualifie guère pour porter le titre de « madinika ».

    • 26 août 2015 à 19:59 | spliff (#5871) répond à Babakoto_Enragé

      Hi,

      En tous les cas, l’enfermement explicite des grévistes d’Air Mad dans un carcan idéologique au moyen d’un vocabulaire très basiquement cliché est grossièrement erroné, et cela porte atteinte au sérieux de l’article.

      La nature même de la profession du porte-parole des grévistes contredit cette possibilité. Son ADN professionnel s’appelle en premier lieu efficacité au service de la sécurité... Dans la config qui a été celle de ces derniers temps, cela a consisté à essayer de « rattrapper » sur le front - et tant bien que mal - la stupidité tactique et stratégique des « dirigeants »... Au bout d’un moment, ’y en a marre et... « rideau »... Il a fallu monter au créneau pour « agir » plus directement, ce dans la continuité d’un état d’esprit de réactivité naturelle face au danger. Les mobiles politiques qui ont alors été prêtés au mouvement, qu’en reste-t-il de sérieux ?
      On comprendra alors les vraies limites d’une critique qui fait la part belle à une approche idéologique erronée, se fermant par là même aux motifs d’efficacité matérielle qui ont sous-tendu le mouvement.
      Le doute aurait été légitime... Mais dans ce cas, une investigation journalistique sérieuse aurait permis d’aller au véritable fond des choses et de mieux comprendre. Matière à critique il y aurait certainement eu, mais elle aurait été acceptable sur la base d’une présentation d’éléments concrets articulés à charge et à décharge d’un côté comme de l’autre...
      Mais là, ce jusqu’auboutisme anti grévistes emprunt de schizophrénie laisse assez pantois... « Même si la grève a permis l’accession aux rennes d’un PCA de qualité, de toutes façons les grévistes c’est des imbéciles parce-que les problèmes de fond qui ont duré des années, s’ils ne sont pas résolus du jour au lendemain, c’est leur faute... »
      ’Faut le faire quand même...

  • 25 août 2015 à 11:00 | rayyol (#110)

    Force est d admettre que ce régime est d une incompétence totale .Il ne peut sauver et la chèvre et le choux il ménage les deux pour simplement se maintenir au pouvoir Je crois que Hery tient au pouvoir simplement pour les avantages que celui ci lui donne .Degustation par ci spectacle par la il aime les hôtels de luxe et les voyages la sont ses seules ambitions

    • 25 août 2015 à 11:20 | rayyol (#110) répond à rayyol

      Jirama 5 jour sans électricité pour notre quartier . Ait fait venir les employés Jirama 300 mètres de câbles ont disparu Ils doivent commander le matériel si nous voulons le Jirama plus vite il faut donner cadeaux aux employées
      Dieu seul sait combien de temps cela va prendre en plus du matériel et du manque a gagner pour le Jirama cela en dit long sur ces employés
      Si l on paie ils accélèrent sinon ils ne foutent rien belle mentalité .
      Il faut un certain savoir pour voler 300 mètres de câble sous tension le tout s est passe a 1hr du matin .entre mon départ pour Ivato et mon retour

  • 25 août 2015 à 11:09 | RAR.DAGO (#4766)

    Bien sur seuls les imbéciles peuvent prétendre tout savoir mais je suis quand même convaincu que le problème de ce gouvernement n’est pas une question de compétence mais de volonté.
    On ne peut pas rater « par hasard » toutes les occasions possibles pour donner des signes de bonne volonté en 20 mois.
    - Manipulation de la constitution concernant les députés et la nomination du PM,
    - le cas du fameux Bekasy Johnfrince sur les bois de rose,
    - le silence assourdissant face aux accusations de Mgr Razanakolona Odon sur la dénonciation des malversations de la transition,
    - Le non respect flagrant de la loi concernant Symbion malgré les notes de l’ORE et le programme PAGOSE financé par la WB,
    - et la liste est longue, trop longue ...

    On dirait qu’ils se sont donner comme mission de cacher les cadavres de leurs prédécesseurs au lieu de nettoyer la place.

    • 25 août 2015 à 11:56 | Babakoto_Enragé (#8754) répond à RAR.DAGO

      Je ne pense pas que l’objectif soit de cacher les cadavres laissés par « les prédécesseurs ». Il est probable que le Président Rajaonarimampianina cherche à cacher les cadavres cachés dans les armoires du Ministre des Finances de la Transition Rajaonarimampianina, mais surtout, le HVM cherche à tout prix l’enrichissement personnel rapide et durable de ses membres, à commencer par le Président.

    • 26 août 2015 à 21:58 | Rakoto (#9043) répond à RAR.DAGO

      Le problème ne vient pas de ce gouvernement, il faut reprendre les choses dans leur contexte. Si on prend l’exemple du bois de Rose, la période de crise n’a fait qu’accentuer la force et le réseau parallèlle. Une fois cela établi, à ce propos on peut évidemment se demander comment la transition a tenu aussi longtemps une fois qu’ils ont coulé les caisses, il est difficile de les y enlever.
      Construisez une maison /un village / un lieux de culte / une école. Détruisez tout et pillez tout pendant 5 ans.
      Combien de temps faudra t-il pour tout reconstruire/rétablir la confiance / rattraper les années perdues pour les jeunes ?
      Un indice la réponse ne peut ni être sur 1 ou 2 ans, pas plus que 5 ans. Le peu de temps dont dispose un gouvernement, quel qu’il soit, c’est à peine ce qu’il faut pour renverser la tendance.

  • 25 août 2015 à 12:47 | QUOUSQUE TANDEM (#543)

    Ndimby A. a bien raison : c’est la lutte finale.

    Ceci étant appeler le pompier pyromane Rajoanarimampianina pour éteindre l’incendie ne peut qu’entrainer une catastrophe.

    N’est-il pas sinon acteur, ou du moins complice, de ce putsch qui a enclenché la déchéance de Madagascar ?

    • 26 août 2015 à 22:03 | Rakoto (#9043) répond à QUOUSQUE TANDEM

      Je pense que vous mélangez tout. Déjà, Rajoanarimampianina n’est venu que comme technicien pour aider ce gouverment de transition. D’ailleurs qui dans cette transition possédait une réelle compétence technique, je pense que ça se compte sur les doigts d’une main, sauf si « faire la fête » est une compétence technique alors oui, on pourrait la donner à TGV. Ensuite, au premier tour on comprend bien qu’il n’est pas le favori de TGV, celui-ci ne vient qu’à posteriori une fois qu’il a perdu son candidat du premier tour, lequel est venu s’accrocher à l’autre, je pense que la réponse est limpide.

  • 25 août 2015 à 13:51 | iarivo (#5822)

    Pourquoi ne pas quasiment appeler un chat, un chat et un chien, un chien ?
    Si il y a eu effectivement un commerce plus ou moins illicite du bois de rose (entre autres), c’est bien parce que cela était devenu une nécessité pour les différents régimes qui se sont succédé au cours de ces 7 dernières années.
    Quand la CI s’était mis à supprimer ou limiter l’octroi de ses subventions pour diverses raisons, il fallait bien que ces différents régimes trouvent de nouvelles sources de financement pour assurer tant bien que mal le fonctionnement de l’État et de l’administration malagasy (Caisse noire).
    Tant que l’adéquation du financement à l’international ne reviendra pas à la normale, il est difficile d’imaginer que les tenants du pouvoir accepteraient de tuer la poule aux œufs d’or.
    Certes, il y a eu des dérapages où certains ont profité de cette situation délicate pour mettre quelques deniers en plus dans leur propre poche surtout ceux qui ont été mandaté par le pouvoir politique d’organiser ce commerce parallèle de bois de rose.

  • 25 août 2015 à 15:41 | kakilay (#2022)

    Tout aller si bien, paraît-il, avant le mouvement des employés de la compagnie, que l’on se demande pourquoi des fouteurs de mer...de se sont mis à y pointer leur nez. Le mode de fonctionnement de cette entité était au moins acceptable, que vouloir autre chose relevait de l’ineptie. C’est l’hypothèse de départ et de travail qu’il faut prendre pour pouvoir revendiquer : et le statu quo et le laisser-faire.

    Acceptable ?

    Airbus ou Boeing ?
    Doit-on saluer l’achat de ces Airbus ?

    La comptabilité de l’ère rajaonarimampianina : un exemple à copier-répéter puisque au moins : c’est acceptable. Kolo Roger, qui n’est pas une fléche, loin de là, pour y avoir jeté un coup d’œil, en est revenu hébété : ils ont détruit cette compagnie ! Que tout le monde se posait la question s’il n’était pas sous sédatif du cerveau pour formuler une telle critique. Car dans le « ils » se retrouvait un autre pas flèche de son état.

    Des employés se plaignaient déjà que certains aient pu piocher dans la caisse de la dite compagnie pour financer sa campagne présidentielle. On connaît la chansonnette : cette campagne est le fruit de don des tapaka sy namana be fitia avy any andilambato. Ces copains veulent bien donner à fond perdu pour une campagne mais ne donnerait un kopeck pour sortir l’argentier dans les multiples cul-de-sac qui l’étreignent. C’est connu : c’est dans les moments difficiles que l’on reconnaît les amis financiers. Allons ! disons que cette compagnie était bien gérée pour continuer dans ’il ne faut surtout rien changer’.

    C’est si bien gérer, que notre argentier a mis du temps pour démissionner de sa fonction de président en étant déjà président. 6 mois donc, au moins pour qu’enfin, la démission fusse consommée.

    Non, il n’y a pas dysfonctionnement : comme il n’y a pas encore eu grève des salariés, sur ce coup, il faudra les inventer. Continuons cependant, comme avant, avant qu’ils existent : ces gauchistes. Qui faut-il, quoi ou comment faut-il alors appeler ces partisans du tout-va-bien.

    Car, et c’est à seule condition, que leur critique est recevable : tout aller si bien, ou pour être encore plus léthargique et moins gauchiste : tout est pour le mieux...dans le meilleur des mondes.

    De quoi pouvait-on se plaindre ? Ou se plaindre, oui : mais surtout ne pas revendiquer.

    Fallait donc accepter, que dis-je, soutenir cette bande de coquins mise en place par leurs compétences. Viva donc pour ces compéteux !

    Et une fois le décor planté :
    se poser alors la question :
    pourquoi les pétences
    viennent-ils troubler
    l’eau claire des péteux ?

    On peut douter de la capacité de cette compagnie de se relever après. Mais pour cela, il ne faut pas douter un instant du "tout aller si bien : avant !

    Et de remettre en cause mai 72 !

    Est-ce par ignorance ou par conviction ?

    Ou par un amour immodéré
    de tout liquide au repos ?
    Le lac :
    qu’importe le contenu !

    Que Behoririka
    et l’eau du lac Anosy.
    sont devenus :
    nos seuls saluts...

    • 26 août 2015 à 10:19 | Babakoto_Enragé (#8754) répond à kakilay

      Excellent, kakilay !

  • 25 août 2015 à 18:07 | diego (#531)

    Bonjour,

    À mon sens, les problèmes ne sont pas les syndicalistes d’Air Mad ou de la Jirama etc...ce ne sont pas ces gens-là qui ont renversé un régime hier. Ce ne surtout pas eux qui ont mis en place un président qui n’a pas d’élus, pas de majorité à l’Assemblée avec le résultat qu’on connait :

    - Madagascar est devenu un pays ingouvernable.

    Il faut donc comprendre pourquoi ce pays est devenu ingouvernable.

    Je crois que tous ces syndicats, aussi puissants soient-ils, se montreraient raisonnables dans leurs revendications si l’homme qui se trouvait à la tête du pays était solidement élu par les électrices et les électeurs.

    Mr R. Hery est considéré par le peuple un président faible, 70% des électeurs a boudé les Urnes. Par conséquent, les syndicats et ses adversaires politiques le considèrent comme un président assez faible.

    La solution est assez simple, mais elle semble difficile à atteindre pour le pays :

    - se doter des processus et des calendriers électoraux forts et stables !

    Mais personne n’en parle à Madagascar. Comme si cet objectif était impossible à accomplir pour ce pays. Ce qui est complètement faux et ridicule si j’ose dire. Puisque se doter des processus électoraux fiables ne demande pas des moyens financiers, on élimine le cout et par conséquent les aides et donc les influences néfastes des étrangers dans nos élections. Et cela ne demande pas non plus des moyens humains colossaux dans lesquels on risquerait de voir NY TOTOHONDRY SY NY LELENA ARY NY KOBOSOROKA etc....

    Cela ne demande que deux ou trois réunions, peut-être plus, et cela vaut le coup, entre les responsables des tous les partis politiques Malgaches et leurs leaders respectifs de se mettre d’accord sur des processus électoraux. Ces processus qu’ils auraient mis en place ensemble, et qu’ils devraient donc logiquement respecter....cela va de soi, .ce sont eux qui l’ont mis en place. Personne ne doit donc pas se trouver en dehors de ces processus, en tout cas, surtout pas Rajoelina, Ravalomanana, Ratsiraka ou Zafy.....

    Vous auriez plus de 90% de chance que les futurs élus soient respectés. Vous auriez plus de chance que les Syndicats d’Air Mad ou de la Jirama pensent d’avantages aux conséquences de leurs actes...ils se montreraient un peu plus responsables.

    • 25 août 2015 à 20:13 | Mihaino (#1437) répond à diego

      Bonjour DIEGO,
      A mon humble avis , il serait préférable d’éduquer , de sensibiliser tous les électeurs à revenir VOTER ! Le taux d’abstention aux élections depuis les Présidentielles , suivies des députés puis récemment les communales prouve que le Peuple est dégoûté par le politique et la politique dans notre Pays !
      Réunir nos politicards pour s’entendre et organiser de nouvelles élections à court terme restent de vœux pieux et une mission presque impossible sans une VOLONTE POLITIQUE DE NOS DIRIGEANTS actuels. J’espère me tromper mais
      Wait and see...

    • 25 août 2015 à 20:53 | ASSISE (#1505) répond à Mihaino

      Eduquer est tout simplement le mot qui convient.

      Mazava ho azy, raha nianatra ny olona, mazava aminy ny làlàna hifehezana ny fanjakana. Ireo izany aloha no tokony (tsy maintsy) omena ny vahoaka.

      Raha mitondra vokatra aminy ireo, haneho ny heviny izy, na io fitsapana hevitra, na io fifidianana isan-karazany. Tonga ho azy ny safidy « mendrika » raha ireo no misy.

      Raha tsy izay no mitranga dia « izay tiana mitombo tarehy » no manjaka eto fa tsy ny asa vita hifampitsarana.

    • 25 août 2015 à 20:56 | ASSISE (#1505) répond à Mihaino

      Lany andro isika hanao sensibilisation (hanentana hifidy) fa ny olona na tsy nianatra aza mahatsapa ny atao hoe fahoriana.

      Voaporofo izany t@ iny indray mitoraka iny, tsy misy dikany io na hisafidy X, fotsy, maty. Mitovy @ tsy nandeha nifidy ihany satria ny fomba fanaovana pôlitika tsy nitady ny safidy fa nitady fahefana « didy kofehy lehibe », TSY MAMOKATRA.

  • 25 août 2015 à 20:55 | diego (#531)

    Bonjour Mihaino,

    Je suis tout à fait d’accord avec vous. Je milite, je viens de l’écrire à côté à l’instant même, pour que les Malgaches s’approprient leur pays. C’est dans les élections que nous pouvons nous approprier notre pays, nos terres, nos richesses.

    Il est donc impératif que les Malgaches forcent le pouvoir à agir.

    Mr R. Hery résisterait, et il ne va absolument rien faire pour que les prochaines élections soient justes et acceptables :

    - ce qui veut dire de facto que Madagascar continuerait à s’appauvrir.

    Cela ne peut pas continuer longtemps sans qu’une incidence majeure ne vienne perturber le plan de ce régime. On le voit un peu partout. Et le pouvoir de Mr R. Hery est contesté, sa légitimité est de facto mise en cause par ses compatriotes.

    Il y aurait un vide à la tête de l’État, espérons que cela n’arrivera pas, mais on s’y rapproche dangereusement :

    - quel genre d’hommes, des groupes d’hommes seraient à la tête du pays ?

    Une logique de pouvoir sino-indo-pakistanais que tout le monde connait, voit depuis des années :

    - un président chinois, un Pm indien et un pakistanais à l’Assemblée...

    Cela aurait le mérite d’être claire.......au lieu de nous agiter un Rajoelina par ici et Mr R. Hery par là.....par exemple.....et qu’est-ce qu’elles sont devenues milliers 4X4 de VITAL ???

    Est-ce que les Malgaches, dans son ensemble, accepteraient-ils cette situation ?

    • 26 août 2015 à 12:19 | kartell (#8302) répond à diego

      @ diego

      Ne rêver pas trop, diego, les malgaches ne s’approprient nullement leur pays, ils sont en train de le brader aux plus offrants : pétrole, minerais , bois de rose ect....

      Les malgaches ne sont présents que pour être de simples intermédiaires gourmands au passage mais ils n’ont jamais étaient en bout de chaîne, ce qu’on appelle la plus value d’un marché !...

      Nos richesses se sont celles de notre sous-sol mais celles des marchés qui transforment ces matières premières en produit fini...

      Nous ne sommes que des détenteurs de la camelote que nous sommes incapables de transformer, le petit maillon faible que constitue le cercle africain des producteurs primaires !....

      La richesse n’est pas celle que vous vantez à longueur de journée, la seule véritable, c’est celle de la transformation, chose dont nous sommes incapables de réaliser, aujourd’hui !...

      Il faudrait se mettre au travail, inventer une autre société mais nous préférons baigner dans notre marigot celui des excès en tous genres...

      Cessons de regarder ailleurs si l’herbe est plus verte et penchons nous sur notre cas, mais cette mission semble impossible....

      En 2OO2, nous sommes sortis d’une régime autoritaire et cela fait presque quinze ans que nous baignons dans le même jus, celui des mêmes idées utopiques d’une richesse qui devrait nous tendre les bras en s’éloignant de plus en plus, celui de la gouvernance nouvelle qui n’a jamais vu le jour...

      Bref, d’un changement radical qui au-delà des promesses, reste lettre morte ...

      L’avantage dans ces discussions, c’est qu’elles ne varient pas d’un iota depuis belle lurette tant notre société reste figée dans la même impasse....

      Demain, ne sera pas un autre jour mais le même qu’hier !.....

    • 26 août 2015 à 13:10 | vatomena (#7547) répond à kartell

      C’est la triste vérité ,Kartell ! Le malgache si virulent contre la Colonisation est devenu un fantome

    • 26 août 2015 à 13:43 | kartell (#8302) répond à vatomena

      @ vatomena

      La virulence malgache de cette époque, est-elle exclusivement interne ou cornaquée par certains milieux tiers-mondistes se revendiquant d’une idéologie qui, aujourd’hui,a fait pschitt ?....

      Les milieux classés intellectuels sont souvent ceux qui flirtent avec le clan des affairistes et on a l’impression que ces derniers ont largement pris le dessus pour ne plus céder leur place qu’ils partagent avec nos « élus » ....

      Nous marchons sur la tête d’avoir abandonné la sagesse transmise par nos ancêtres pour entrer dans un monde qui n’est pas le nôtre mais celui des vahaza que nous nous contentons d’imiter dans leurs excès exclusivement....

      Une pâle copie n’a jamais fait une nouvelle société, elle doit être réinventée, repensée mais cela n’est pas à notre programme...
      Quand deviendrons-nous des créateurs, à la saint-Glinglin ?

    • 26 août 2015 à 14:42 | Babakoto_Enragé (#8754) répond à kartell

      « Nous sommes sortis d’un régime autoritaire en 2002 » ? Ah bon ?
      Il m’avait semblé que c’était le contraire : nous sommes entrés dans un régime autoritaire.

  • 28 août 2015 à 15:31 | reglisse (#6117)

    Excellent Ndimby A ! et tellement vrai...

    Vous avez un bon sens « terrien », le plus noble qui soit.

    La victoire du champion Rado Rabarilala a effectivement donné des ailes à ses pairs syndicalistes, qui se sont alors dit, et pourquoi pas moi ?

    Car si Rado a indéniablement fait reculer l’état malgache, en imposant des démissions qui entraient selon lui, dans ses prérogatives syndicalistes, il a aussi réussi le tour de force, il faut lui rendre hommage, de plomber complètement l’industrie touristique malgache pour au moins deux saisons.
    Dans ce début d’hiver, on nous avait alors dit qu’un audit établirait les pertes occasionnées par cette grève à Air Mad.

    Une promesse qui n’a engagé que ceux qui l’ont formulé et ceux qui y ont cru, puisque rien n’est publié à ce jour...

    C’est franchement dommage, car il serait plus qu’intéressant pour l’opinion publique de connaitre tous les tenants et aboutissants de ce mouvement de grève.
    Des milliers d’emplois détruits, des entreprises qui cessent leur activité, des milliers d’entreprises fragilisées, qui n’investiront pas, en bref un bilan catastrophique pour les entreprises côtières ou provinciales de Madagascar.

    Et tout ça pour quoi ???

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