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lundi 5 décembre 2016
Antananarivo | 07h16
 

Economie

Agroalimentaire

Du fromage d’Antsirabe et sa production

vendredi 18 novembre | Randria Maeva

La production de fromage est l’une des principales activités d’Antsirabe. Certes, il y a le fromage d’Ambatomanga, connu pour sa qualité mais le fromage d’Antsirabe est également reconnu et réputé. Environ une centaine de familles se lance dans cette production artisanale de fromage et à tous les gouts : fondu, mozarella, gruyère suisse…Il y a ceux qui l’on pratiqué depuis des années, héritant de leurs grands-parents mais actuellement, c’est devenue une activité économique locale dominante, pour ne pas dire du business, naissant de l’influence de la société. La compétition entre les familles productrices s’accroît ainsi.

D’abord, la ville d’Antsirabe est connue pour sa production essentielle de lait de vache. D’ailleurs, les principales industries agro-alimentaires à base de lait de vache y ont leur siège, du moins les plus connues dans le secteur. Le lait d’Antsirabe est connu pour sa qualité. Les prix varient entre 2 000 Ariary et 2 200 Ariary.

Chaque famille adopte alors une stratégie particulière pour se faire valoir et se distinguer. Pour une famille que nous avons approchée, ses membres produisent environ 150 fromages par jour et les livrent auprès des commerçants de Tsenakely ; ils prennent aussi des commandes d’Antananarivo.

Le principal problème auquel font face ces producteurs, c’est la mainmise des grands collecteurs de lait qui achètent le litre à un prix plus élevé aux livreurs de lait ou aux éleveurs. Par exemple ils achètent le litre de lait à 1 400 Ariary, pourtant le prix du litre du lait auprès des livreurs était aux environs de 1 000 Ariary. Cela fait baisser le nombre de production pour les artisans, au lieu de 200 litres de lait par jour produisant 40 kg de fromage, ils ne disposent que de 50 à 100 litres par jour pour, produisant 20 kg, faisant les 150 pièces de fromages.

3 commentaires

Vos commentaires

  • 18 novembre à 10:18 | Eloim (#8244)

    Il faut encourager ces producteurs locaux, les inciter à entrer dans le secteur formel c’est à dire qu’on leur demande plus de professionnalisme dont le souci majeur c’est la règle d’hygiène et de la propreté, généralement la qualité. En tout, on ne cesse d’atteindre la normalisation de production malgré qu’on travaille encore de façon artisanale et traditionnelle. La concurrence est assez rude et c’est là qu’intervienne l’Etat pour veiller à ceux qui sont encore vulnérables et sanctionnant ceux qui s’en abusent.

  • 18 novembre à 11:28 | Ibalitakely (#9342)

    Cela me rappelle le tps des biiiii..ba & ny antsira, concurrencés depuis 2009 par des importat° sauvages [sans provenances exactes, les dates de pérempt° inexistantes ou falsifiées ou supprimées tout simplement]. Sauf pour les grandes surfaces dit-on mais quelles catégories d’acheteurs dans ces coins là. Les jeunes comme Heritiana le sud’af peuvent-ils un jour y arriver à quitter l’artisanat pour l’industrie de renommé international ??? Que Dieu nos entende.

  • 18 novembre à 15:14 | Benandro (#6318)

    Artisanal=Qui n’est pas industrialisé, n’utilise pas les procédés de l’industrie.Qui n’est pas mécanisé, informatisé, comme le café de ma grande mère et c’est bon

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