« Suite aux accusations d’arrestations et de séquestrations abusives dont le BIANCO fait l’objet, ce dernier tient à préciser qu’il ne s’est jamais départi de son unique mission qui est de combattre la corruption. Ces attributions continuent d’être mises en œuvre dans le strict respect des textes en vigueur, des principes d’impartialité et de neutralité et le respect des droits humains ». Tel est le communiqué émanant de la BIANCO en date de ce jeudi 23 avril 2009.
En rappel à son communiqué en date du 09 avril 2009, le Bureau précise que la « Commission Nationale Mixte d’Enquête » (CNME) occupe temporairement les locaux de la Branche Territoriale du BIANCO à Antananarivo à Ambohibao depuis le 13 avril 2009.
La veille de la diffusion ce communiqué, une dame est intervenue dans l’une des télévisions privées de la capitale, pour demander des informations sur l’enlèvement de son mari qui est un tickettier des marchés de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Elle affirme avoir vu des hommes cagoulés à bord d’une voiture tout terrain, qui ont pris de force son mari.
Par la suite, elle a reçu des informations indiquant le lieu où pourrait se trouver son mari. Selon ses informateurs, son mari se trouve à Ambohibao, au siège du BIANCO. Elle est allée à Ambohibao pour recouper les informations qu’elle a obtenues. Elle y a vu la voiture des kidnappeurs de son mari. Elle a tout raconté à la télévision.
Ce jeudi 23 avril, deux parlementaires (le sénateur Lanto Rabenatoandro et le député Henri Randrianjatovo), quatre parlementaires selon d’autres sources d’informations, ont été conduits auprès du CNME dont les bureaux sont dans l’enceinte du BIANCO Antananarivo. Ces deux parlementaires ont été arrêtées de manière musclée par les militaires qui les accusent de flagrant délit de corruption.





