Maria Perez, chargée d’Affaires de l’UE à Madagascar, a été claire aux micros des journalistes ce vendredi 27 novembre. « L’Union européenne est en train maintenant d’examiner l’article 96 de l’Accord de Cotonou qui régit les relations des pays ACP avec l’UE. Les aides budgétaires et les financements sont en effet sujets au respect des cinq axes de cet article. Et les sanctions risquent fort de tomber en raison de la lenteur dans la mise sur pied du gouvernement de consensus », déclare-t-elle toute inquiète.
Apparemment très préoccupée du sort qui attend le pays, Maria Perez précise qu’ « il y a des délais cette semaine et il y a des délais vers la fin du mois de décembre. Et c’est vraiment dommage qu’un gouvernement n’est pas en place. Plus ça traîne, plus il y a des risques de perdre davantage d’aides et d’investissements », déplore-t-elle. L’Union européenne est le premier donneur d’aides et de subventions ; elle est aussi le plus grand contributeur en matière d’aide budgétaire.
Bien qu’il n’y ait pas de véritable rupture de programmes et d’aides jusqu’à présent, indique Maria Perez, il y eut surtout suspension dans le cadre de mesures prudentielles appliquées à l’encontre de régime non démocratique tel que celui en place dans le pays. Mais aujourd’hui, il se prépare à Bruxelles des conclusions et des résolutions qui ne seront que des sanctions négatives et néfastes. Aussi, recommande-t-elle, faut-il donner un signal fort, un message ferme qui rassure, démontrant sérieusement la marche vers la « normalisation » et dans la mise en œuvre des accords, dont la constitution de ce gouvernement de consensus et un calendrier écourté.
Recueilli par Bill





