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lundi 26 septembre 2016
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Politique

Ingérence dans les affaires nationales

Brian Donaldson n’a pas été expulsé

mardi 22 mai 2007 | Eugène R.

Le cas de l’ancien ambassadeur britannique à Madagascar, Brian Donaldson, est évoqué après l’expulsion du ressortissant français, le père Sylvain Urfer.

S’il y a eu des diplomates ou des ambassadeurs des pays étrangers qui ont fait de l’ingérence dans les affaires politiques internes du pays, l’ancien ambassadeur de la Grande Bretagne à Madagascar Brian Donaldson en est le premier. Ce diplomate britannique était même allé jusqu’à défendre publiquement le régime de Marc Ravalomanana et d’attaquer de front l’opposition. N’est-ce pas là ce qu’on appelle une ingérence « flagrante » dans les affaires internes de Madagascar ? Or, ce diplomate n’a jamais fait l’objet d’une mesure d’expulsion comme vient de connaître le Père Sylvain Urfer. C’est le gouvernement britanique qui a pris sa responsabilité dans un pays où la protection de la souveraineté nationale se trouve le dernier souci de ses dirigeants en fermant son ambassade à Madagascar. Après cette fermeture, le diplomate Brian Donaldson est placé à la tête du fameux Fonds d’appui au président de la République (FAP). « Il y a deux poids, deux mesures ! », dénonce le général Désiré Philippe Ramakavelo.

Miser sur les réactions des diplomates

L’opposition vient là d’avoir un autre cheval de bataille pour convaincre les pays étrangers et les bailleurs de fonds de ne plus avoir confiance au régime en place. Des opposants dits « modérés » saluent cependant la ferme mise en garde du président de la République envers les ambassadeurs et les diplomates étrangers à Madagascar. Pour eux, le président Marc Ravalomanana a eu raison de dire « stop à l’ingérence dans les affaires internes de Madagascar, sinon... ».

Des opposants qui ont condamné ce « dérapage verbale » du président de la République tentent actuellement d’avoir des rencontres avec les diplomates étrangers installés à Madagascar. « Ces rencontres n’ont pas encore eu lieu, contrairement à ce qu’un quotidien de la place a affirmé hier », a souligné le sénateur Vaovao Benjamin de l’AREMA. L’objectif de l’aile dure de l’opposition est d’obtenir la confiance de ces diplomates en vue de pouvoir mettre ce régime qui recherche partout des financements pour la mise en œuvre du MAP, dans une situation difficile.

En tout cas, le chemin à parcourir par ces opposants avant de parvenir à cet objectif est encore long. D’ailleurs, reconnaissant les dégâts occasionnés par ses « dérapages », le président Marc Ravalomanana se donne actuellement le temps pour les réparer.

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