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lundi 29 août 2016
Antananarivo | 11h42
 

Société

Remblayage à Antananarivo

Avis divergents sur la responsabilité finale

mardi 20 novembre 2007

La Commission technique est la seule habilitée à donner son accord ! Là, tout le monde est d’accord. Mais, ce qui chiffonne, c’est que tout le monde peut donner son avis, sans toutefois vouloir endosser la responsabilité finale.
Les travaux de remblai continuent dans toute la plaine d’Antananarivo, actuellement. Question : a-t-on pensé aux évacuations d’eau, surtout en période de pluie, comme c’est le cas, actuellement ? Ou tout simplement, l’évacuation de l’eau au quotidien.

La commune, premier responsable

La commission technique, composée des représentants de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), du BPPAR, de l’APIPA et de l’Aménagement du territoire (AT), descend sur terrain et se concerte avant d’émettre la décision finale, après le dépôt de la demande de remblayage au niveau de la CUA. Que ce soit pour une construction d’habitat ou pour une construction commerciale ou industrielle, l’APIPA établit l’ordre de taxes de remblai, sa seule ressource financière d’ailleurs, quand l’avis est favorable.

Selon le directeur général de l’APIPA, Philippe Rateloson, « la CUA est le premier responsable. Le plan d’urbanisme de la CUA explique l’occupation du sol. Au demandeur d’établir un plan d’assainissement pour l’évacuation de l’eau pluviale ou des eaux usées. Tandis que le Plan directeur de l’Aménagement du territoire dirige toute décision à prendre. Au demandeur, une autre fois, de planifier un réseau secondaire au cas où l’évacuation pourrait poser problème après le remblai ». En fin de compte, l’APIPA ne fait que gérer les infrastructures déjà en place, en cas d’inondation.

« La CUA est maître sur son territoire ». Le directeur de l’AT, Hanitra Raharinjatovo, est très explicite. « La CUA reçoit la demande de remblayage. La CUA la présente au niveau de la Commission technique pour décision de faisabilité ou non du remblai. Mais c’est la CUA qui décide d’établir ou non le permis de remblai ».

Quid des remblais que l’on entrevoit ici et là, le directeur explique : « Il se peut que ce soient des permis délivrés il y a longtemps. Car, jusqu’ici, la CUA n’a pas encore levé l’interdiction de remblai sur la plaine d’Antananarivo. Sinon il s’agit tout simplement de remblai illicite ». La direction de l’Aménagement du territoire préside, en effet, la Commission, mais n’a pas son mot à dire quant à la décision finale. Elle ne fait qu’émettre son avis – technique – sur la question.

A défaut de pouvoir soumettre le plan d’Antananarivo, établissant les endroits (encore) aptes à recevoir de remblai, Elysée Razafimahefa, du Guichet unique, explique la position de la CUA : « En réalité, c’est l’APIPA qui a le dernier mot. Nous ne faisons que délivrer le permis ».

« D’après lui, « la décision de l’APIPA ne peut que faire pencher la balance ».
Est-ce à dire que l’APIPA est le seul à pouvoir établir l‘ordre de taxes ?

Recueilli par Volana R.

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