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Société

Vive les vacances

Attention, le « tandrimo » est dans la place

lundi 3 août 2015 | Carle

Le « tandrimo », un jouet typiquement fabriqué à la main par les enfants eux-mêmes. Il a son équivalent qui est la toupie. Pendant cette période de vacances, le « tandrimo » revient s’il avait été quelque peu délaissé ces dernières années. C’est surtout auprès des enfants qui jouent dans les ruelles qu’il a la cote.

Tandrimo ou toupie, c’est à peu près la même chose. Le but du jeu c’est de le faire tourner et encore tourner. Le plus intéressant avec ce jouet commence avec sa fabrication. La créativité et la personnalité de l’enfant peuvent être perçues à travers la façon dont il fabrique son « tandrimo ». Son travail manuel permet à l’enfant de se démarquer des autres enfants et c’est aussi pour que les « tandrimo » de chacun ne se confondent pas. À part sa fabrication, le plus intéressant aussi avec ce jouet c’est de pouvoir faire des batailles en se vantant de la façon dont on le lance. Un jeu qui requiert de l’adresse et qui fait ressentir la joie d’être ensemble aux plaisirs des petits. Malheureusement, le jeu de « tandrimo » est méconnu de certains enfants de la capitale qui sont sous l’influence de la technologie, des jeux vidéo ou des jouets électroniques. Ces derniers qui affluent sur le marché.
Il fut un temps où la toupie était à la mode. Avec le manga « Beyblade », que les chaines de télévision locales passaient, le marché n’a pas manqué d’en faire le commerce. À cette époque le jeu de toupie « électronique » régnait dans la capitale. Mais sous cet angle, toupie et « tandrimo » ne sont plus les mêmes. Si avec le premier on lançait le jouet avec une sorte d’engrenage au dessus d’un plat creux ; avec le deuxième on lançait simplement avec la main et par terre.

Un jeu d’enfant

Pour faire un « tandrimo » il faut un bout de sachet en plastique ou simplement du plastique (un morceau de seau ou de bidon) et un clou. Tout d’abord, faire fondre le plastique ; ensuite l’enrouler autour du clou jusqu’à ce que l’on obtienne une sorte de boule. Il faut laisser un bout du clou qui va servir de pivot. Et pour que le plastique ne colle pas à la main, il faut l’humidifier. Le petit Tanjona qui a fabriqué lui-même son « tandrimo » au pied d’un arbre raconte que c’est le fait de voir tourner le « tandrimo » qu’il a lui-même fabriqué qui est le plus amusant pour lui. Pour Rojo, c’est le fait de voir que son « tandrimo » qui a fait le plus gros trou qui l’amuse le plus dans ce jeu.

Des enfants, garçons et filles, se donnent rendez-vous pour une bataille de « tandrimo », le « kapo-tandrimo » où il faut que ce soit le bout du clou qui frappe le sol mais pas le corps du « tandrimo » ou bien il faut que le clou du « tandrimo » frappe celui qui est déjà au sol. Ce jeu permet de développer l’esprit créatif de l’enfant et aussi de lui apprendre à vivre au sein d’une diversité ; ainsi cela va l’instruire au fair-play.

2 commentaires

Vos commentaires

  • 3 août 2015 à 10:57 | rabri (#2507)

    « Malheureusement, le jeu de « tandrimo » est méconnu de certains enfants de la capitale qui sont sous l’influence de la technologie, des jeux vidéo ou des jouets électroniques. Ces derniers qui affluent sur le marché. »

    Et ces enfants ne connaîtront jamais ce qu’on appelle « créativité » et capacité à bien réfléchir, donc à faire des analyses et à prendre des vraies décisions, mais qui vont se contenter de tout recevoir des importations ( =de l’étranger) sur un plateau.

    Là, on a déjà le profil de futurs citoyens électeurs : PASSIF, et qui ne sont voués qu’à tout attendre de l’étranger comme je l’entends actuellement : « nos bailleurs allemands sont prêts » !!

  • 3 août 2015 à 13:33 | poiuyt (#584)

    Carle disait : Si avec le premier on lançait le jouet avec une sorte d’engrenage au dessus d’un plat creux ; avec le deuxième on lançait simplement avec la main et par terre.

    Carle aussi est novice. Le poiuyt vais faire mieux.

    Pour imprimer le mouvement de rotation, si pour le beyblade c’est une roue dentée ; pour le tandrimo, c’est une cordelette enroulée sur le corps.

    Le principe de base est l’énergie cinétique acquise par le corps en rotation, qu’il doit garder le plus longtemps possible. Cela lui suppose un poids, une vitesse de rotation, et une forme aérodynamique. Le plus remarquable, bien que inconnu de l’individu normal, est le système qui permet de garder une direction dans les avions, le gyroscope.

    Pour les combats à Mada, on avait le choix entre 2 critères : le premier est inoffensif pour les toupies : la durée de rotation. Le deuxième est brutal : on lance le deuxième dans le premier déjà en rotation pour le casser ; à chacun son tour.

    Fabriquer une toupie n’était pas à la portée de tout le monde : il fallait tailler dans du bois dur

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