La table ronde tenue au Centre de conférences international (CCI) d’Ivato de ce jeudi 17 février a réuni des magistrats, des policiers, le président de la transition et le Premier ministre de consensus ; les ministres de la Justice et de la Sécurité intérieure eux aussi ont participé à cette rencontre qui s’est déroulée à huis clos. Les discussions ont duré près de huit heures de temps, à l’issue desquelles seul le président de la transition, Andry Rajoelina, a eu droit à la parole pour faire un compte rendu des travaux. « Ce fut une rencontre laborieuse et positive car elle a permis d’aplanir les différends et de résoudre les problèmes. Les protagonistes présents au CCI se sont échangés des poignées de mains et promis de collaborer en toute franchise. Chacune des parties a reconnu ses défaillances et suggéré des solutions », déclare-t-il à la presse. En tout cas, une lecture d’un communiqué conjoint des parties, en l’occurrence par l’État, représenté par le Premier ministre et le président de la transition, les magistrats et les policiers, a clos la rencontre.
À l’État, il est demandé et il a accepté, d’accélérer les arrestations des auteurs du meurtre contre le substitut Michel Rehavana ; d’assurer et de renforcer la sécurité et la protection des tribunaux et des juges. L’État a admis qu’un verdict prononcé et ayant épuisé toutes voies de recours est indiscutable. Aucune intervention ou ingérence ne saurait être reconnue.
Les magistrats ont laissé entre les mains de l’État le sort de leur requête pour la démission du ministre de la Sécurité intérieure, ce qui pourrait être interprété comme quoi cette demande n’est plus forcément une condition sine qua non. Les magistrats ont avoué qu’ils observeront le respect mutuel envers leurs collaborateurs. Quant aux policiers, ils ont reconnu que la légalité n’a pas été respectée par leurs éléments et qu’ils accélèreront l’arrestation des fautifs.
Les protagonistes ont promis de ne procéder à aucune déclaration unilatérale sur l’affaire de Toliara. Le commun des justiciables pendant ce temps peut compter sur le service minimum promis par les magistrats du syndicat SMM à partir du 20 février prochain. En attendant, les magistrats syndiqués se réuniront ce vendredi 17 février pour évaluer la situation et définir les conduites à tenir.
Recueilli par Bill







