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Société

Différends juges et policiers

Accord global

vendredi 17 février 2012

La table ronde tenue au Centre de conférences international (CCI) d’Ivato de ce jeudi 17 février a réuni des magistrats, des policiers, le président de la transition et le Premier ministre de consensus ; les ministres de la Justice et de la Sécurité intérieure eux aussi ont participé à cette rencontre qui s’est déroulée à huis clos. Les discussions ont duré près de huit heures de temps, à l’issue desquelles seul le président de la transition, Andry Rajoelina, a eu droit à la parole pour faire un compte rendu des travaux. « Ce fut une rencontre laborieuse et positive car elle a permis d’aplanir les différends et de résoudre les problèmes. Les protagonistes présents au CCI se sont échangés des poignées de mains et promis de collaborer en toute franchise. Chacune des parties a reconnu ses défaillances et suggéré des solutions », déclare-t-il à la presse. En tout cas, une lecture d’un communiqué conjoint des parties, en l’occurrence par l’État, représenté par le Premier ministre et le président de la transition, les magistrats et les policiers, a clos la rencontre.

À l’État, il est demandé et il a accepté, d’accélérer les arrestations des auteurs du meurtre contre le substitut Michel Rehavana ; d’assurer et de renforcer la sécurité et la protection des tribunaux et des juges. L’État a admis qu’un verdict prononcé et ayant épuisé toutes voies de recours est indiscutable. Aucune intervention ou ingérence ne saurait être reconnue.

Les magistrats ont laissé entre les mains de l’État le sort de leur requête pour la démission du ministre de la Sécurité intérieure, ce qui pourrait être interprété comme quoi cette demande n’est plus forcément une condition sine qua non. Les magistrats ont avoué qu’ils observeront le respect mutuel envers leurs collaborateurs. Quant aux policiers, ils ont reconnu que la légalité n’a pas été respectée par leurs éléments et qu’ils accélèreront l’arrestation des fautifs.

Les protagonistes ont promis de ne procéder à aucune déclaration unilatérale sur l’affaire de Toliara. Le commun des justiciables pendant ce temps peut compter sur le service minimum promis par les magistrats du syndicat SMM à partir du 20 février prochain. En attendant, les magistrats syndiqués se réuniront ce vendredi 17 février pour évaluer la situation et définir les conduites à tenir.

Recueilli par Bill

7 commentaires

  • 17 février 2012 à 10:54 | Raol (#529)

    Tant mieux, il est grand temps de mettre à terme à ce différend entre les hommes de loi. Le Président de la HAT ou de la Transition, peu importe, a pris ses responsabilités et les magistrats et les policiers eux aussi, cela ne peut que ravir les simples citoyens. Tant mieux, passons maintenant à des choses plus encore sérieuses : les élections !

  • 17 février 2012 à 11:17 | kakilay (#2022)

    Etat de droit...
    en transition !

  • 17 février 2012 à 14:10 | ANDRYMA (#4753)

    Je trouve immature la décision du Phat fozacrate comme il est d’avoir attendu autant pour prendre en ce grand problème entre la police et les magistrats et de faire perdre des milliards d’ariary a ce pays. Dommage que radomelina est tjrs dépassé par les événements, on dirait un gamin apeuré ou il n’a pas l’ étoffe d’un homme etat.

  • 17 février 2012 à 15:14 | ravel (#4625)

    D’autres révélations sur les coups d’Etat de 2009 se font entendre pendant que les négociations de sortie de crise se poursuivent.
    Deux semaines après celle sur la somme d’argent distribuée aux auteurs du coup d’Etat de mars 2009, le colonel Charles Andrianasoavina fait d’autres révélations sur les faits saillants de la crise, dont le « Lundi Noir » du 26 janvier 2009, le carnage du 07 février et le coup d’Etat du 17 mars 2009. Le colonel Charles Andrianasoavina en a fait une lettre qu’il a adressée au médiateur Joaquim Chissano. Sur l’événement du 26 janvier, appelé aussi « Lundi Noir », le Colonel Charles fait savoir qu’une réunion préparatoire s’est tenue le 19 janvier à 22 heures à Ambatomainty. Cette réunion a vu la présence de plusieurs membres du CST actuel, de deux chefs des gros bras et de 20 gros bras. L’objectif, d’après le colonel Charles, a été de constituer 20 groupes de 30 gros bras chargés de casser les grands magasins tels que Jumbo Score, saccager et incendier les Magro, la TVM, la RNM ainsi que les biens des nationaux et étrangers proches du régime Ravalomanana.
    07 février 2009. Sur le carnage du 07 février, le colonel Charles qui croupit actuellement en prison, révèle qu’une réunion préparatoire s’est tenue le 06 février 2009 au début de la soirée au domicile d’un haut dirigeant de la HAT. Etaient présents à cette réunion plusieurs membres du CST actuel et des hauts gradés de l’Armée. La nuit du 07 février, une réunion de la mise sur pied du Collectif des jeunes Officiers supérieurs a été présidée par le colonel Charles Andrianasoavina. L’objectif a été de préparer un coup d’Etat (17 mars 2009). Le 18 février, témoigne le colonel Charles, une réunion sur l’étude du coup d’Etat a été organisée à l’école d’Etat-Major à Fiadanana. L’objectif consiste à la prise du Régiment d’Appui de Soutien d’Ampahibe, de faire bouger les véhicules blindés (BRDM) et de renverser le régime de Ravalomanana.
    Financements. Le colonel Charles Andrianasoavina affirme dans sa lettre que les coups d’Etat de 2009 ont été réalisés grâce aux financements apportés par les groupes et les personnalités qui sont actuellement proches de la HAT. Des opérateurs indo-pakistanais très connus de la place y ont injecté plusieurs milliards d’ariary. Trois opérateurs malgaches actuellement favorisés par la HAT sont également cités par le colonel Charles. Un membre du gouvernement et son oncle ont aussi apporté leur contribution financière (200 millions d’ariary) aux coups d’Etat de 2009. Le montant total des financements répertoriés dans les révélations du colonel Charles s’élève 12,2 milliards d’Ariary.

    • 17 février 2012 à 20:56 | Dadafara (#6135) répond à ravel

      J’ai suivi des éditos très intéressants sur les magistrats et toutes leurs clics et clacs sur ce site et j’ai retenu au moins une chose : que dans l’état actuel des choses (du droit ou de l’apareil judiciaire ou des pouvoirs des juges je n’en sais pas grand choz !) les magistrats ne peuvent faire grand chose car ils sont sous la domination de l’Exécutif. Quand le Président, le PM, la ministre de la justice ne leur donnent pas des ordres pour faire quelque chose, ils ne peuvent rien car s’ils s’aventurent à prendre seuls une quelconque responsabilité qui va à l’encontre des intérêts de tout ce bon monde ils risquent gros = affectations, blame etc. voir révocation.

      Le problème n’est pas les magistrats, mais le système, celui là même qui permet aux membres de l’Exécutif d’opprimer les juges.

  • 17 février 2012 à 16:29 | saricine (#2893)

    Les pompiers fozacrates font leurs boulots, et prennent les malagasy pour des ignares !

    Iza no tsy mahalala fa famonoana afo izao atao izao e ! Manabe tarehy eo amin’ny télé no atao mba ilazana amin’ny olona fa efa nanao zavatra : ils voulaient faire avaler la grosse couleuvre, tout ça pour essayer de maintenir les deux ministres à leur place, à part ça c’est du blabla !

    • 17 février 2012 à 21:01 | Dadafara (#6135) répond à saricine

      ka ny gravy anie dia tena nilatsaka am-bovo koa ireto nisolo teny ny mpitsara e ! Tokony ho menatra zareo fa tsy ho falifaly naka sary toa izao hita zao. Ils ont beaucoup perdu dans ce fameux « accord » sans pour autant obtenu quoi que ce soit : un magistrat est décédé, et le MSI est loin d’avoir peur de perdre son siège. Apetraka amin’ny fahendren’ny fitondrana ilay fanalàana an’lay ministra. Ela be zay v izy tsy nihetsika dia zao hanao inona eo fa dia efa naman’ny mampamangy iny fangatahan’ny mpitsara iray iny.

      Voafitaka v sa tsy nandalina dia voafitaka ?

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