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jeudi 24 avril 2014
 

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Le secteur de l’organisation événementielle va mal

A quand le véritable professionnalisme ?

lundi 10 décembre 2007, par Daddy R.

Si l’on se réfère à la situation de l’organisation évènementielle de ces derniers temps, on a beau dire que des opérateurs culturels malgaches ont la compétence d’assurer l’accueil de « stars internationales » dans les années à venir. C’est bien beau d’évoquer les raisons de conjoncture ou négligence de communication ou autre, mais la situation ternit l’image de marque de Madagascar, en matière de capacité d’accueil de grandes manifestations.

Durant les deux dernières décennies, plusieurs artistes venant du monde entier ont déjà pu découvrir Madagascar. Pour ne citer que Kassav’, Jean Jacques Goldman, Patrick Bruel, Wighfield, Boney M, Sean Paul, Diam’s, et bien d’autres.

Des artistes qui sont pour la plupart, des « grosses pointures » mais qui n’ont pas mérité un accueil digne de leur nom, ce qui se résume tout simplement à un manque de professionnalisme en matière de gestion et d’organisation.

Autodidacte imparfait

En effet, l’art et son milieu restent toujours une question d’autodidacte à Madagascar. Il n’existe aucune école spécialisée, ce qui remet en cause certaine discipline, voire toute. La création, sur tous les plans, fait l’objet d’une copie, sinon très limitée et difficile à vendre, sans vouloir négliger l’existence de ces « formules » qui ont eu du succès mais n’ont rien apporté dans le milieu organisationnel.

Depuis, la venue de ces « stars » s’est encore limitée à une « compréhension » entre les organisateurs, le public et les artistes eux-mêmes car « tsy moramora ny manao zavatra » à Madagascar, littéralement, il n’est pas facile d’entreprendre, ce qui est une évidence et qu’il faut surmonter.

Devant les imperfections, personnes ne veulent être responsable et, donc acceptent les faits et/ou les défaites et ne veulent pas faire de la polémique. Mais plus le temps avance, plus, on fait face à une dégradation de la situation et personne ne cherche à améliorer les « choses ». Pire, tout le monde « s’entretue » pour avoir de la place et pour pouvoir se démarquer.

On a remarqué que l’organisation événementielle intéresse bon nombre de gens qui veulent « se faire de l’argent » mais qui ne sont même pas en connaissance de cause. Ils pensent qu’il suffit d’entrer en contact avec un artiste, de faire de la « publicité » et ça peut passer, sans prendre en compte le côté artistique.

Comme on a pu constater, la plupart de ces « événements » ont toujours virés à un fiasco total et remet en cause la profession de ceux qui veulent faire du sérieux. L ‘on se souvient la grande histoire du groupe Makoma qui n’a pas failli se terminer. Puis, il y eut Sean Paul qui s’est produit devant juste quelques milliers de fans alors que celui-ci figure parmi les « tops » à l’étranger. Tout récemment, la compagnie créole qui a tenu quand même à honorer son contrat devant un palais presque vide

Rendons à César ce qui est à César

Comme on a dit, le secteur reste encore très aléatoire avec l’inexistence d’école, sans parler de l’inexistence d’infrastructure. Des situations qui n’aident pas du tout vers la professionnalisation de ce « métier ». Seuls les expériences comptent et quelques « maisons » sont déjà conscientes de cette situation. Des « professionnels » qui essaient d’établir des structures solides afin de pouvoir faire face à une éventuelle tenue de « grands événements ».

On a annoncé la venue prochainement de Johnny Hallyday au pays lors de sa tournée en 2009. Des tractations sont-elles déjà en cours pour le bon accueil de ce vrai professionnel exigeant ? Quoi qu’il en soit, on persiste à la préservation de l’image de Madagascar et le pays possède un potentiel, en matière de « conception » et « réalisation » mais l’on se trompe souvent d’interlocuteur quand il s’agit de mise en œuvre. Donc, cette fois, il ne faut surtout pas rater le coup, « rendons à César ce qui lui appartient ».

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